Archives de la Catégorie : Evènements

Oct 26

« UN CHOEUR DANS LES ETOILES » le SAMEDI 11 NOVEMBRE 2017 à COZZANO

Antenna_choeur étoiles cozzanoLa Communauté de Commune de la Piève de l’Ornano et la Mairie de Cozzano, organisatrices de la manifestation, ainsi que le Club Ajaccien d’Astronomie et l’ensemble vocal La Croche Choeur,

convient le public le SAMEDI 11 NOVEMBRE 2017 à la Salle des fêtes de COZZANO à 21 h 00 h pour un spectacle intitulé « UN CHOEUR DANS LES ETOILES ».

Au programme de la soirée :

  • de l’astronomie avec un « voyage dans l’univers », imaginé et conté par Lucien LUCIANI, sur des images et vidéos diffusées sur grand écran,
  • de la musique avec l’ensemble vocal La Croche Choeur dirigé par Jean Louis BLAINEAU avec Isabelle CHASSIN au piano, Joseph CARBONI à la trompette et la mandoline et Jean Louis BLAINEAU à la guitare.
  • à la fin du spectacle, le public sera convié à une découverte du ciel.

 

Venez nombreux et en famille, spectacle et émotion garantis.

 

Renseignements au 04.95.21.22.01.

Juil 26

« SOUS LES ETOILES DE TOLLA » le JEUDI 10 AOUT 2017

Affiche Tolla 2017(affiche réalisée par une jeune passionnée, Emilie MARTINI).

 

La Mairie de TOLLA, organisatrice de la manifestation, et le Club Ajaccien des Amateurs d’Astronomie convient le public à une soirée exceptionnelle le jeudi 10 août 2017 à TOLLA à partir de 21h30.

 

Au programme de la soirée :

  • découverte du ciel,
  • identification des plus belles étoiles et constellations d’été,
  • initiation à l’orientation grâce aux étoiles,
  • contes et légendes mythologiques,
  • observation au télescope de la planète SATURNE et ses célèbres anneaux, accompagnée de son plus gros satellite, TITAN,
  • et, bien évidemment, observation des étoiles filantes dites des « Perséides », phénomène bien connu appelé plus poétiquement « les larmes de Saint Laurent ».

 

La soirée se déroulera au Belvédère surplombant le barrage de TOLLA, accessible par le Col de Mercughju, entre OCANA et TOLLA (carte d’accès ci-dessous).

Recommandations : le public devra se garer au Col et faire les quelques dizaines de mètres à pied.

 

Google Earth localistion Tolla 2016

 

Renseignements au 04.95.21.22.01

Juil 24

SOIREES « NUITS DES ETOILES » LES 28 et 29 JUILLET 2017

affiche nuits étoiles 2017Le Club Ajaccien des Amateurs d’Astronomie participe, comme tous les ans, à cette 27ème édition des « NUITS DES ETOILES », organisées par l’Association Française d’Astronomie et la revue « Ciel et Espace » et accueillera le public à son Observatoire du Centre Scientifique de Vignola, Route des Sanguinaires, le VENDREDI 28 et le SAMEDI 29 JUILLET 2017.

Les « Nuits des Etoiles 2017 » sont programmées, à l’échelle nationale, les 28, 29 et 30 juillet mais la liberté étant laissée aux Club et Associations d’organiser ces Nuits à leur convenance, le Club Ajaccien d’Astronomie a choisi le vendredi 28 et le samedi 29 juillet 2017 (il n’y aura donc, à Ajaccio, aucune animation publique le dimanche 30 juillet).

Les « Nuits des Etoiles » sont des soirées familiales consacrées à la découverte du ciel et à l’astronomie grand public. Il est donc recommandé de venir en famille avec des enfants à partir de 7/8 ans.

 

PROGRAMME (identique pour les 2 soirées) :

L’accueil du public se fera à partir de 21h30, les soirées débuteront à 22h00 précises et 4 ateliers seront proposés aux visiteurs :

 

1) Atelier n° 1 : Conférence sur le thème « Les Terres Habitables ».

Conférence conçue par Paul DEDIEU, animée par Paul DEDIEU et Raymond EMERY.

  • La vie au sens terrien du terme,
  • Pour que la vie puisse naître sur une planète,
  • Le rôle du champ magnétique terrestre,
  • Depuis l’antiquité, la prodigieuse intuition de nos ancêtres,
  • Où se trouvent les exoplanètes potentiellement habitables,
  • Le handicap des distances,
  • La détection des exoplanètes,
  • Les révélations de l’année 2017,
  • Faut-il chercher la vie sur des planètes qui ressemblent à la Terre ?
  • La recherche des extraterrestres avec le programme SETI,
  • Les futurs vaisseaux spatiaux vers les étoiles proches.

 

2) Atelier n° 2 : Découverte de la voûte céleste et contes mythologiques.

Atelier animé par Lucien LUCIANI et Jean Pierre ROUX.

Découverte et identification des plus belles étoiles et constellations d’été telles que la « Grande Ourse », la « Petite Ourse », la « Lyre », le « Cygne », l’ « Aigle »,, « Hercule », le « Scorpion », le « petit Triangle de l’été », et bien d’autres encore, le tout agrémenté de contes et légendes mythologiques.

Les visiteurs pourront apprendre à s’orienter dans le ciel en sachant reconnaître l’étoile Polaire et tous les autres « jalons du ciel ». Au gré de la découverte du ciel et des constellations, seront racontées les légendes de la naissance (mythologique) du Monde, de la Grande Ourse, du Cygne, du Scorpion, etc…

Nous parlerons également aux visiteurs des « distances dans l’univers » en expliquant les différentes unités de mesure utilisées en astronomie (Unité Astronomique, Année de Lumière).

 

3) Atelier n° 3 : Le couple Terre – Lune.

Atelier conçu et animé par Pierre François ACCIARI qui expliquera aux visiteurs les saisons, les cercles polaires, les marées et les phases de la Lune.

 

4) Atelier n° 4 : Observation au télescope.

Atelier animé par Jean Pierre BEAUD, Marie Pierre RENUCCI et Alexandra CONFORTO.

Le Club mettra à la disposition du public deux télescopes de 360 mm d’ouverture.

L’attraction principale de cet atelier sera l’observation au télescope de l’astre que les astronomes amateurs appellent « le Joyau du ciel », c’est-à-dire la planète Saturne avec ses célèbres anneaux et son plus gros satellite, Titan.

Au cours de la soirée, le public pourra également observer d’autres objets, tels que nébuleuses, galaxies ou amas d’étoiles.

***

Ces 4 ateliers étant « ‘tournants » sur une durée de 30 mn, les visiteurs pourront donc passer d’un atelier à l’autre et ainsi profiter de l’ensemble du programme proposé.

 

L’ATELIER D’OBSERVATION ETANT GRATUIT, IL SERA DEMANDE UNE PARTICIPATION SYMBOLIQUE DE 3 € PAR PERSONNE POUR TOUTES LES AUTRES PRESTATIONS.

 

ETOILES FILANTES :

Nous devrions avoir la chance d’en apercevoir de très belles aux cours de ces deux soirées.

Le maximum de la pluie d’étoiles filantes dites des « Perséides » est prévu entre le 10 et le 12 août 2017. A cette occasion et à l’initiative de la Mairie de TOLLA, le Club organisera une soirée spéciale de découverte du ciel et d’observation des étoiles filantes le jeudi 10 août au Belvédère du Col de Mercughju, entre Ocana et Tolla, à partir de 21h30.

 

Renseignements :

  • Lucien LUCIANI 04.95.21.22.01, lucianisport@wanadoo.fr
  • Jean Pierre ROUX 06.11.58.12.18
  • Paul DEDIEU 06.60.59.47.82

 

Recommandations :

Il est interdit de pénétrer en voiture dans l’enceinte de l’Observatoire. Il est donc recommandé aux visiteurs de se garer le long de la route d’accès ou sur le parking situé sur la droite avant le panneau indiquant l’entrée du site,

Pas de lumière blanche (lampe, lumière de téléphone…) sur un site d’observation où seule la lumière rouge est acceptée.

Juin 14

« UN CHOEUR DANS LES ETOILES » les 24 juin et 8 juillet 2017

affiche texte roseAffiche-choeur-ds-les-etoiles-Juin-2017-Bastelicaccia-2

Nov 08

SUPER LUNE du LUNDI 14 NOVEMBRE 2016

Si le lundi 14 novembre 2016 la météo est favorable, nous pourrons observer, à son lever, une Lune un peu plus grosse que d’habitude. Pourquoi ?

En premier lieu parce que depuis 1609 et la première des trois lois de Kepler, nous savons que les trajectoires des astres de notre système solaire, et en particulier la Lune autour de la Terre et la Terre autour du Soleil, sont elliptiques.

Ainsi, sur une période d’un mois, durée approximative d’une lunaison, la distance de la Lune à la Terre varie entre 356.410 km quand elle est au plus près (périgée) et 406.740 km quand elle est au plus loin (apogée). C’est la raison pour laquelle, nous, astronomes, donnons toujours la distance « moyenne » qui est de 384.000 km.

Lundi 14 novembre, la Lune ne sera qu’à 356.511 km de la Terre, soit à seulement 101 km de la distance minimale et sera vue sous une valeur angulaire de 33,5′ (minute d’arc) au lieu de 30′ en valeur moyenne.

Mais ce n’est pas tout.

Ce jour là, la proximité de notre satellite coïncidera avec la « Pleine Lune » et cela rendra l’observation du lever de Lune encore plus spectaculaire.

Cela dit, considéré avec la rigueur astronomique, le périgée aura lieu précisément, pour nous occidentaux, dans la journée du lundi 14 novembre. La Lune sera encore sous l’horizon.

Mais si la météo est favorable, à 17h30 pour Bastia et la plaine orientale et vers 18h pour les ajacciens, le spectacle du lever de Lune devait être somptueux.

La Lune apparaîtra ainsi, à son lever, non seulement plus grosse que d’habitude, mais elle devrait également s’offrir à nos yeux plus rouge-orangé qu’à l’accoutumée, nous offrant là, grâce à sa proximité avec l’horizon, un phénomène similaire au rougeoiement du ciel lors d’un coucher de Soleil.

Le prochain rendez-vous intéressant est pour le 1er janvier 2018. La Lune ne sera alors qu’à 356.565 km de la Terre.

Pour le prochain périgée aussi spectaculaire, il faudra attendre le 25 novembre 2034. La distance Terre-Lune ne sera alors que de 356.447 km, à seulement 37 km du minima absolu.

Ephémérides du lundi 14 novembre 2016 pour AJACCIO, en temps local :

  • Périgée lunaire : 12h22
  • Pleine Lune : 14h52
  • Coucher de Soleil : 17h05 à l’horizon Ouest
  • Lever de Lune : 17h30 à l’horizon Est

Attention : pour AJACCIO, à cause des montagnes, le lever de Lune aura lieu vers 18h.

Ce lundi 14 novembre 2016 nous assisterons donc à un somptueux lever de Lune à l’horizon Est mais, également, à un superbe coucher de Venus à l’horizon Ouest.

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Renseignements au 04.95.21.22.01 ou 06.11.58.12.18.

Juil 28

AVIS DE DECES DE NOTRE PRESIDENT D’HONNEUR Mr PIERRE SALORT

Pierre SALORT IMG_9203Le 22 juillet 2016 , le Club Ajaccien d’Astronomie a perdu son Président d’Honneur et membre fondateur Monsieur Pierre SALORT.

Il est parti rejoindre les étoiles qu’il aimait tant observer.

Son décès, à l’âge de 95 ans,  intervient l’année même du trentième anniversaire du Club qu’il a créé avec Christian BARRET, François POGGI, Vladimir KHARTAWI et Lucien LUCIANI.

« Nous nous sentons tous orphelins mais il continuera de nous inspirer et son âme gravira toujours avec nous les marches d’accès à l’Observatoire qui portera désormais son nom »  (Lucien LUCIANI, Président).

Reposez en paix Monsieur SALORT, le Club Ajaccien d’Astronomie vous doit beaucoup et ses membres continueront à œuvrer pour poursuivre ce que vous avez initié. 

 

 

 

Juil 27

CONFERENCE HUBERT REEVES le 28 JUILLET 2016 et SEANCE DEDICACE le 27 JUILLET 2016

hubert reevesDans le cadre des Xe rencontres Science et Humanisme organisées du 28 au 30 juillet 2016 par l’Association SILLAGE , Monsieur Hubert REEVES, Astrophysicien, donnera une conférence le jeudi 28 juillet 2016 à 19h00 au Palais des Congrès d’Ajaccio.

En voici le thème « TERRE PLANETE BLEUE », voyage musical, poétique et cosmique.

Monsieur Hubert REEVES sera accompagné de Karine LETHIEC, Directrice artistique de l’ensemble CALLIOPEE, au violon alto et de Aude GIULIANO à l’accordéon, sur des œuvres de Mozart, Schubert, Dvorak, Bartók, Debussy …

Prix des places (tarif normal) : 22,99 €.

infos et billetterie : http://www.le-lazaret-ollandini.fr/sh/

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 Monsieur REEVES a dédicacé ses ouvrages le mercredi 27 juillet 2016 à la FNAC d’AJACCIO.

Il était accompagné, en musique, par Karine LETHIEC au violon alto et Aude GIULIANO à l’accordéon.

Quelques photos de ce magnifique moment :

1bisl’arrivée de Mr REEVES

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Mai 05

EVENEMENT EXCEPTIONNEL : OBSERVATION DU TRANSIT DE MERCURE LE 9 MAI 2016

transit

Le lundi 9 mai 2016 la planète MERCURE passera entre le Soleil et la Terre. Un évènement exceptionnel.

 

Lundi 9 mai 2016, dès 13h12, un petit confetti noir va apparaître, par la gauche, sur le fond jaune du disque solaire et mettra près de 7h30 à le traverser.

Ce petit point noir sera la planète Mercure, la première et la plus petite planète du système solaire. Baptisée du nom latin du messager des Dieux, Mercure (Hermes en grec) est la planète la plus rapide du système solaire. Environ trois fois plus petite que notre Terre avec ses 4 879 km de diamètre, elle met 88 jours pour faire le tour complet du Soleil dont elle est distante de 58 millions de km.

La voir passer devant le Soleil est un phénomène assez rare car il ne se produit en moyenne que 13 fois par siècle.

Lundi, Mercure ne passera pas le long de l’équateur solaire mais un peu en dessous. De ce fait, le « transit », c’est son nom scientifique, durera environ 7h30 au lieu de 8h.

Qu’est-ce qu’un « transit » ?

En premier lieu, un transit de planète ne peut concerner que les deux planètes intérieures, c’est à dire les deux planètes tournant à l’intérieur de l’orbite de la Terre : Mercure et Vénus.

Pour un observateur terrestre, si les révolutions des planètes étaient toutes situées dans le plan de l’écliptique (plan de la révolution de la Terre autour du Soleil), Mercure et Vénus passeraient régulièrement devant le disque solaire et nous aurions un « transit » de Mercure tous les 88 jours et un de Vénus tous les 224 jours. Mais ce n’est pas le cas. Toutes les planètes ont une orbite inclinée. 7° pour Mercure et 3,39° pour Vénus. Ainsi, Mercure et Vénus s’interposent régulièrement entre le Soleil et la Terre mais sans être parfaitement alignées à chaque fois.

C’est ce qui fait de cet évènement un phénomène exceptionnel.

Les transits de Mercure ont lieu en mai ou en novembre. C’est au mois de mai que le diamètre angulaire de Mercure est le plus grand, 12 secondes d’arc, au lieu de 10 en novembre.

La première observation d’un passage de Mercure devant le Soleil a été effectuée en 1631 par un astronome français, Pierre Gassendi. Galilée aurait pu observer les transits de 1615, 1618 et 1628 mais leurs existences n’étaient pas encore connues.

Atelier d’observation à Ajaccio, Place du Diamant.

Pour permettre au public d’observer ce phénomène et avec la bienveillante autorisation de la Mairie d’Ajaccio, le Club Ajaccien d’Astronomie animera un atelier d’observation le lundi 9 mai sur la place du Diamant à partir de 13h et jusqu’aux alentours de 18h.

Le Club se déplacera avec un « solarscope » (observation par projection) et un télescope de 200 mm équipé des filtres solaires indispensables pour une observation en toute sécurité. Les membres du Club seront présents et se feront un plaisir de répondre aux questions du public.

Le rapport de taille entre le disque solaire et celui de Mercure rendra quasiment impossible une observation à l’œil nu. Il est recommandé de venir observer au télescope.

ATTENTION : il est extrêmement dangereux de regarder le Soleil directement à l’œil nu sans protection agréée. Cela peut entraîner des lésions graves et irréversibles.

Données du transit (source IMCCE) :
  • Premier contact : 13h 12mn
  • Maximum : 16h 56mn
  • Dernier contact : 20h 40mn
Caractéristiques de Mercure :
  • Diamètre : 4 880 km
  • Distance au Soleil : entre 46 et 70 millions de km
  • Période de révolution : 88 jours
  • Température : entre – 180° et + 430°
  • Aucun satellite connu à ce jour
Prochains transits de Mercure :
  • Lundi 11 novembre 2019
  • Samedi 13 novembre 2032
  • Lundi 7 novembre 2039
  • Vendredi 7 mai 2049
  • Mardi 9 novembre 2052
  • Mercredi 10 mai 2062
  • Mercredi 11 novembre 2065
Alors, ne ratez pas le rendez-vous du lundi 9 mai 2016.

 

Contacts : 

Lucien LUCIANI 04.95.21.22.01 ou 06.84.75.71.78

Paul DEDIEU : 06.60.59.47.82

 

 

 

Mar 31

DETERMINATION DE LA DATE DE PÂQUES

Dimanche 27 mars 2016, la chrétienté a célébré Pâques, c’est à dire la résurrection du Christ.

La détermination de la date de Pâques remonte au Concile de Nicée en 325 après J-C, convoqué à l’initiative de l’Empereur Constantin 1er.

La définition officielle, établie par les pères de l’Eglise, est la suivante : « Pâques est le dimanche qui suit le 14ème jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après ».

En d’autres termes, « la date de Pâques est fixée au 1er dimanche qui suit la première Pleine Lune qui tombe le 21 mars ou immédiatement après ».

Cette définition est très  intéressante car beaucoup de gens pensent qu’en référence au 21 mars, la date de Pâques est déterminée en fonction de l’équinoxe de printemps. Ce n’est pas le cas car l’équinoxe de printemps, selon les années, peut se produire entre le 19 et le 21 mars.

Or, le calcul de la date de Pâques fait bien référence au 21 mars et pas à un autre jour. La raison est simple : la date de Pâques ne dépend pas d’un phénomène astronomique mais de ce que l’on appelle une « Lune moyenne fictive » ou « Lune ecclésiastique » issue d’un cycle appelé « cycle de Meton » qui sert de base au « comput ecclésiastique » et qui, au bout de 253 lunaisons sur 19 années, fait revenir la Terre, le Soleil et la Lune dans la même configuration.

La date de Pâques est donc une date variable qui peut tomber au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril.

En cette année 2016, la Pleine Lune ayant eu lieu le mercredi 23 mars, c’est le dimanche suivant, 27 mars, qui a été le jour de Pâques.

De là s’en suit la détermination de toutes les autres dates des fêtes religieuses qui dépendent de Pâques :

Les Cendres, 40 jours avant Pâques (sans compter les dimanches, soit 46 jours calendaires), qui marquent l’entrée dans la période de jeûne du Carême et qui doit son nom à la tradition qui consiste à bruler les Rameaux de l’année précédente.

Les Rameaux, dimanche qui précède l’entrée dans la semaine Sainte et qui célèbre l’entrée de Jésus dans Jérusalem acclamé par la foule agitant palmes et rameaux.

L’Ascension, 40 jours après Pâques et donc toujours un jeudi, qui célèbre l’élévation au ciel de Jésus-Christ. Elle tombe toujours entre le 30 avril et le 3 juin.

La Pentecôte, le 7ème dimanche (ou 50 jours) après Pâques, qui célèbre la venue de l’Esprit Saint. Elle se situe toujours entre le 10 mai et le 13 juin.

En  2017, Pâques tombera le dimanche 16 avril, les Cendres le mercredi 8 mars, les Rameaux le dimanche 9 avril, l’Ascension le 25 mai et Pentecôte le dimanche 4 juin.

 

Mar 01

LES CALENDRIERS « JULIEN » ET « GREGORIEN », LES ANNEES BISSEXTILES

 

Le lundi 29 février 2016, nous avons vécu un moment particulier. Le mois de février a comptabilisé 29 jours et donc l’année en cours sera de 366 jours au lieu de 365.

Pourquoi ?

Le sentiment du temps qui passe régit toute notre vie et l’a fait de tout temps. Toutes les civilisations ont éprouvé le besoin de se situer dans l’histoire, de mesurer des durées ou des intervalles de temps. Chaque civilisation doit alors choisir un repère avec, de préférence, des phénomènes cycliques.

Le choix de ce repère se porte, tout naturellement, sur les astres, souvent déjà employés pour régler les tâches agricoles ou, dans une échelle plus brève, calculer la durée du sommeil ou celle du travail. Selon l’époque, les connaissances astronomiques, le régime en vigueur, les croyances religieuses et même la latitude du lieu, le choix se porte en priorité sur le Soleil, la Lune ou même, parfois, sur des étoiles parmi les plus brillantes du ciel.

Pour comprendre comment apparurent les années bissextiles, il faut remonter en 50 avant Jésus-Christ, au moment où Jules César sort vainqueur de la guerre des Gaules. Un seul homme se dresse devant lui pour la conquête du pouvoir : Pompée. Dans la nuit du 10 au 11 janvier de l’an 49 avant J-C, Jules César, à la tête de ses légions, franchit le Rubicon, rivière marquant la frontière entre la Gaule cisalpine et l’Italie.

César envahit rapidement toute l’Italie et parvint à détruire toute l’armée de Pompée qu’il poursuit jusqu’en Thessalie, en Grèce, pour le vaincre une nouvelle fois à Pharsale le 9 août – 48. Pompée réussit à s’enfuir en Egypte où César, qui le poursuivit toujours, débarque, à Alexandrie, le 2 octobre (du calendrier romain), deux jours après l’assassinat de Pompée sur ordre de Ptolémée XIV, frère cadet et alors époux de la Reine Cléopâtre.

C’est en 46 avant J-C que Jules César, qui se trouve toujours à Alexandrie, rencontre l’astronome grec Sosigène (1). Celui-ci conseille à César de réformer le calendrier romain, alors en vigueur et qui était constitué d’une année de 355 jours, répartis en 12 mois de 29 et 31 jours, auquel il fallait régulièrement ajouter un « mois intercalaire » placé entre le 24 et le 25 février.

Au fil du temps et des intérêts politiques ou financiers, ce calendrier n’était plus en accord avec la position du Soleil, en particulier au moment de l’équinoxe de Printemps.

Jules César, en tant que « Pontifex Maximus » , est en charge du calendrier et demande donc à Sosigène de l’aider à réformer le calendrier romain.

Il existe plusieurs sortes d’années (sidérale, tropique, anomalistique, draconitique, héliaque,…) (2) mais la détermination de l’année calendaire est basée sur l’année dite « tropique » qui est l’intervalle de temps compris entre deux équinoxes de Printemps et qui fait revenir les saisons exactement aux mêmes dates.

Un siècle plus tôt, Hipparque avait déjà calculé que l’année tropique durait 365 jours 5 heures et 55 minutes mais Sosigène prend comme base de calcul une année tropique arrondie à 365  ¼ (365 jours et 6 heures).

Pour tenir compte de ce quart de jour (d’où 1 jour complet tous les 4 ans), la réforme de Jules César (en fait celle conseillée par Sosigène et inspirée du calendrier égyptien) consista à intercaler un 366ème jour tous les 4 ans. Ce jour fut placé là où on intercalait déjà le mois complémentaire du calendrier romain, entre le 24 et le 25 février.

Mais les romains avaient coutume non pas, comme nous, de compter les jours mais de les décompter. Ainsi, le 24 février ne correspondait pas au 24ème jour du mois de février mais au 6ème jour avant les calendes de Mars, les calendes étant, dans le calendrier romain, le 1er de chaque mois.

Ce jour supplémentaire fut alors appelé par les romains « le deux fois sixième jour«  avant les calendes de Mars. En latin, « Bis Sextilis Ante Calendas Martii ».

Et c’est ainsi que, tout naturellement, les années comprenant un « Bis Sextilis » s’appelèrent les « années bissextiles » et le nouveau calendrier, réformé par Jules César et Sosigène, prit le nom de « calendrier Julien ».

En 46 avant J-C, le maître de Rome imposa non seulement une année de 365 jours divisée en 12 mois de longueur inégale mais il la fît aussi débuter le 1er janvier, mois dédié à Janus, le Dieu à deux têtes, l’une regardant l’année écoulée et l’autre tournée vers l’avenir.

Le calendrier Julien entra en vigueur le 1er janvier de l’an – 45 ou, en datation romaine, en l’an 709 Ab Urbe Condita (AUC), sous-entendu en l’an 709 après la fondation de Rome.

Jules César fut assassiné aux Ides de mars – 44  (15 mars) et, 6 ans après sa mort, en – 38, sur proposition du Sénat, le mois Quintilis, 5ème mois du 1er calendrier romain et 7ème mois du calendrier Julien, et qui comptait déjà 31 jours, fut rebaptisé « Julius » en son honneur. C’est notre mois de juillet actuel.

Dans les années qui suivirent, les pontifes, chargés d’appliquer la réforme, se trompèrent dans le décompte des années bissextiles. Cette erreur fut corrigée plus tard par l’Empereur Auguste qui suspendit pendant 12 ans l’application de la réforme pour permettre au calendrier de se remettre en accord avec le Soleil.

Pour honorer Auguste, le Sénat romain proposa que le mois Sextilis, 6ème mois du calendrier romain et 8ème mois du calendrier Julien, porte le nom d’« Augustus » en hommage à l’Empereur Auguste.

Mais ce mois ne comptait que 30 jours et, pour ne pas froisser Auguste, il était impossible que le mois célébrant Auguste soit inférieur à celui honorant César. On décida donc, en enlevant 1 jour à février et en changeant la répartition des jours dans les autres mois, de donner 31 jours à « Augustus » pour qu’il ait la même longueur que « Julius ».

voilà pourquoi, dans notre calendrier actuel, les mois de juillet et août se succèdent tous les deux avec 31 jours.

Cependant, Sosigène avait choisi la facilité en prenant, avec 365 jours ¼, une valeur arrondie et donc approximative de l’année tropique. Celle-ci fait en réalité 365 jours 5 heures et presque 49 minutes (366 j 5h 48mn 45,96s).

Au fil du temps, ces quelques 11 minutes d’écart finirent par faire 10 jours, un millénaire et demi plus tard.

C’est pourquoi, en 1582, le Pape Grégoire XIII mit en place une commission de réforme (3) du calendrier Julien, sous la direction du jésuite Christopher Clavius. Cette réforme consista d’une part à supprimer ces 10 jours de retard et, d’autre part, à appliquer une autre réforme afin que ce retard ne se reproduise plus.

Pour compenser les 10 jours de retard, le Pape Grégoire XIII décida, par promulgation d’une bulle papale « Inter Gravissima »  (4), que le 4 octobre 1582 aurait pour lendemain le 15 octobre 1582. Pour la petite histoire, une anecdote historique rapporte qu’en cette occasion, en Espagne, Sainte Thérèse d’Avila (fondatrice de l’Ordre du Carmel) qui rendit son dernier soupir le soir du 4 octobre 1582 dans la ville d’Alba, fut déclarée officiellement morte dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582.

Pour éviter que ce retard ne se reproduise (ces 11 minutes faisant quant même 3 jours en 4 siècles), Grégoire XIII décida de supprimer 3 années bissextiles par période de 400 ans. Ainsi, toutes les années séculaires ne furent plus systématiquement bissextiles. Seules le restèrent les années divisibles par 400.

En France, cette réforme fut adoptée en décembre de la même année sous le règne d’Henri III et le 9 décembre eut pour lendemain le 20 décembre.

Douze ans après la réforme, l’année 1600 fut donc bissextile, mais les années 1700, 1800 et 1900, non divisibles par 400, ne le furent pas et restèrent des années dites « communes ».

C’est ainsi que naquit notre calendrier actuel, dit « Grégorien », en l’honneur du Pape Grégoire XIII.

Particularité de notre calendrier, les mêmes jours reviennent aux mêmes dates tous les 28 ans ! En 2016 nous avons le même calendrier qu’en 1988 et nous aurons le même en 2044.

Il y a encore un retard de 26 secondes par an, soit 1 jour tous les … 3226 ans. La correction est déjà prévue et les années 4000, 8000 et 12000 ne seront pas bissextiles mais resteront des années « communes ».

Ainsi, lors du passage de l’an 1999 à 2000, nous avons connu d’abord un changement de numérotation puis, dans le courant de l’an 2000, nous avons connu une année séculaire bissextile (ce qui ne se reproduira plus avant 384 ans). Enfin, lors du passage de 2000 à 2001, nous avons connu à la fois un changement d’année, de siècle et de millénaire ! Excepté les astronomes, peu de gens l’ont réalisé.

Pourtant nous avons tous vécu un moment doublement historique :

1)  Un changement de siècle, avec année séculaire bissextile, que personne n’avait connu depuis Kepler ou Galilée,

2) un changement de millénaire, le précédent s’étant déroulé sous le règne de Robert II dit le « Pieux », fils et successeur d’Hugues Capet, 1er Roi de la dynastie des Capétiens directs.

Et je ne parle pas du changement d’unité monétaire… !

Etonnant, non !

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NOTES :

(1) Sosigène : philosophe péripatéticien (du grec Peripatein, se promener), disciple de Platon et astronome d’Alexandrie. Il s’était fait connaître par divers ouvrages de philosophie et de physique, notamment par un traité sur la Longueur de l’année , lorsqu’il fut appelé par Jules César pour réformer le calendrier romain. Il fut le principal membre de la commission qui opéra cette réforme et introduisit le calendrier Julien (46 av. J.-C.). Grand connaisseur du calendrier égyptien, il instaura le cycle de 4 ans trouvé par Eudoxe en Egypte.

(2) Année sidérale : une  année sidérale est une unité de temps correspondant à la durée nécessaire pour que le Soleil, vu de la Terre, retrouve la même position par rapport aux étoiles fixes sur la sphère céleste. Elle vaut 365j 9h et 9,5s.

Année tropique :  l’année  tropique, ou  année  équinoxiale ou encore année solaire,  est,  sur Terre, l’intervalle  de temps qu’il faut pour que le Soleil retourne à la même position dans le cycle des saisons.  Elle vaut 365j 5h 48mn et 46s.

Année anomalistique : une année anomalistique est la durée entre deux passages successifs de la Terre à son périhélie. Elle vaut 365j 6h 13mn et 53s.

Année Draconitique : c’est l’intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le nœud ascendant de l’orbite lunaire. Elle est associée aux éclipses de Lune ou de Soleil et vaut 346j 14h 52mn et 54s.

Année héliaque : c’est l’intervalle de temps situé entre deux levers héliaques d’une étoile. Elle est proche d’une année sidérale, mis à part les différences dues au mouvement propre de l’étoile et à la précession des équinoxes.

Année sothiaque : c’est plus particulièrement l’intervalle de temps entre deux levers héliaques de l’étoile Sirius.

(3) La commission de réforme du calendrier : le jésuite allemand Christopher Clavius, le Cardinal Sirlet, le calabrais Aloïsio Lelio (Aloisius Lilius), auteur d’un projet qui servit de base de discussion, son frère Antonio, Ignacio Dantes, et le mathématicien espagnol Pedro Chacon.

(4) Inter Gravissima est une bulle pontificale, rédigée par le Pape Grégoire XIII et nommée d’après ses premiers mots « parmi les très nobles tâches de notre ministère pastoral » (en latin : Inter gravissimas pastoralis officii nostri curas). Elle est datée du 24 février 1582.

(Par Lucien LUCIANI, Président du Club Ajaccien d’Astronomie).

 

 

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