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Nov 30

21 décembre 2012, la fin du monde et après !?

 

Message transmis par A.F.A

Liens ; www.afanet.fr et  www.cieletespace.fr

 

Plus que quatre semaines avant la fameuse date du 21 décembre 2012 ! Notre planète ne disparaîtra pas dans un cataclysme cosmique, mais nos concitoyens vont être noyés dans des thèses plus irrationnelles les unes que les autres sur la fin du monde. Alors que dit la science ?
Les Mayas auraient prévu la fin du monde pour le 21 décembre 2012, car ce jour-là commencerait un nouveau cycle de leur calendrier. Que se passerait-il ? Difficile à dire car, si l’on ne peut décemment croire que les entrailles de la Terre s’ouvrent, divers cataclysmes dignes d’Hollywood sont invoqués : une imaginaire planète, Nibiru, venant percuter la Terre, un alignement de planètes provoquant des tsunamis géants, une gigantesque éruption du Soleil…
Faut-il y croire ? Non, bien sûr. Les réponses en quelques lignes :
PROBLÈMES DE CALENDRIER ?
Les Mayas disposaient de deux mesures du temps dans leur calendrier. La première, un cycle court de 260 jours comprenait les fêtes religieuses et la période des récoltes, les 105 autres jours de l’année comprenaient la saison des pluies et de croissance du maïs.
Un second cycle, plus long dit « Cycle du Soleil », correspondait à 1 872 000 jours. Si l’origine du 5e cycle long des Mayas est juste et prend bien son origine le 3 août 3 114 av. JC, nous devrions entamer un nouveau cycle le 20 décembre 2012.
L’année 2012 marque ainsi la fin d’un cycle de 5125 années, mais rien n’indique qu’il s’agisse d’une catastrophe, tout au plus un autre aspect de la vision cyclique du monde des civilisations précolombiennes.
Des chercheurs de l’Université de Boston ont d’ailleurs découvert en 2011 des fresques mayas vieilles de 1 200 ans évoquant des évènements astronomiques observables dans plusieurs milliers d’années.
PEU DE TACHES, PEU DE RISQUES DE BLACK OUT SOLAIRE !
Première des inquiétudes relayée par les films à sensation comme «Prémonitions » ou d’autres comme 2012 », un sursaut de notre Soleil grillant la surface de notre planète. Le Soleil a en effet un cycle d’activité d’une durée de 11 ans plus ou moins intense. Lors du maximum solaire, des éruptions projettent des particules à hautes énergies qui sont déviées vers les pôles par le champ magnétique terrestre protégeant la Terre. Les particules solaires très énergétiques percutent alors les particules de la haute atmosphère terrestre. Celles-ci émettent alors de la lumière : ce sont les aurores boréales.
Si l’éruption solaire est très violente, l’afflux des particules chargées peut provoquer des dysfonctionnements temporaires des télécommunications par satellite ou des instruments à bord des avions. En de très rares cas, une coupure de courant peut survenir, comme celle qui s’est produite en 1989 au Canada pendant 9h. Pas de fin du monde donc, mais point d’électricité.
De toute façon, les spécialistes de l’Observatoire de Paris constatent que l’activité de notre étoile est plus faible que lors des derniers cycles et estiment que le pic d’éruptions solaires ne verra pas le jour avant 2013 !
UN ALIGNEMENT PLANETAIRE PROVOCANT UNE GRANDE MAREE ?
Une autre crainte des adeptes de la fin du monde est l’alignement de la totalité des planètes de notre Système solaire qui engendrerait un effet de marrée dévastateur avec des tsunamis géants. N’en déplaise au premier opus de Lara Croft, le ballet planétaire est aussi précis et prévisible qu’une horloge suisse : aucun alignement n’est prévu dans le ciel du 21 décembre 2012 ; l’Institut de mécanique céleste (IMCCE de l’Observatoire de Paris), nous affirme même que la fréquence d’un tel phénomène n’est que d’un cas tous les 147 milliards d’années ! En effet, toutes les planètes tournent autour du Soleil, mais dans des plans légèrement différents et pas à la même vitesse.
Et même en cas d’alignement parfait, les forces gravitationnelles n’auraient aucun impact sur la Terre. On sait que les grandes marées sont causées par l’alignement de la Terre, de la Lune et du Soleil. A ces occasions, il n’y a d’ailleurs pas que les océans qui sont soumis aux effets de marée, mais aussi la croûte terrestre (elle s’élève de quelques dizaines de centimètres). Mais l’influence gravitationnelle des autres planètes du système solaire est négligeable. En effet, Jupiter, la planète la plus massive du système solaire, ne cause qu’un effet de marée de moins d’un millimètre !
L’ASTEROïDE TUEUR
Il tombe près de 50 000 tonnes de poussières interplanétaires sur la Terre chaque année, mais la plupart des météores qui essaiment sont microscopiques. Certains, de la taille d’un petit pois, nous ravissent l’été : ce sont les fameuses étoiles filantes. Certes, certains gros spécimens – tout au plus quelques décimètres -, appelés bolides, frôlent la Terre comme l’an dernier au-dessus de Rennes et Toulouse, mais la probabilité d’une collision avec une zone habitée est presque nulle. Aucune étoile filante n’a encore tué d’humain ! La seule victime connue est une vache !
Si l’on cherche un astéroïde pouvant vraiment causer des dégâts, par exemple faire disparaître 25% des espèces vivantes, il faut qu’il mesure au minimum un kilomètre de diamètre et que sa trajectoire l’amène à croiser l’orbite terrestre au moment exacte où la Terre s’y trouve dans l’année. On voit déjà que la probabilité n’est pas bien grande. Et l’on est encore plus rassuré en sachant que les scientifiques suivent de près ces géocroiseurs de plus d’un kilomètre. Ainsi estiment-ils avoir recensé 90% d’entre eux et aucun ne menace la Terre pour les prochains siècles !
NIBIRU, UNE PLANETE QUI NOUS VOUDRAIT DU MAL
D’après la transcription farfelue de tablettes sumériennes, une planète de la taille de la Terre nous percuterait de plein fouet le 21 décembre 2012. Cette Nibiru passerait aux abords de la Terre tous les 3 600 ans. Bizarre, car la présence d’une telle planète de notre Système solaire devrait se remarquer. Elle aurait dû être repérée depuis bien longtemps par l’observation ou à cause de son interaction sur l’orbite des autres planètes. En effet, c’est en remarquant les perturbations de l’orbite d’Uranus que Le Verrier a découvert Neptune en 1846. Une méthode qui a donc fait ses preuves, mais aujourd’hui dans le système solaire, tout tourne rond.
Reste le scénario d’une planète orpheline fonçant du milieu interstellaire. Depuis 2011, nous savons en effet qu’il existe deux fois plus de planète isolées que naviguant autour d’étoiles. Toutefois, l’Homme étant capable d’observer un caillou de cent kilomètres au niveau de Neptune, il serait bien curieux de ne pas avoir réussi à observer un astre de taille de la Terre plusieurs années avant qu’il ne s’approche ! Et qu’avons-nous vu ? Rien.
Retrouvez le développement de ces thématiques dans un dossier de 10 pages de l’édition de décembre 2012 de la revue Ciel & espace, avec d’autres théories : les super volcans, le risque des supernovae ou encore la perturbation du champ magnétique terrestre… et les raisons de les ignorer !
En vente 5,20 € en kiosque
www.cieletespace.fr
Pour les clubs d’astronomie, avec humour et passion, répondons aux angoisses ou profitons de cet écho médiatique pour parler sérieusement d’astronomie…
Tout savoir avant la fin du monde sur www.afanet.fr :
– Participer à des conférences retransmises en direct sur le web (ou en différé) – conférences de Jérôme Perrez, de Michel Marcelin le 3 décembre à 18h, de Jean-Eudes Arlot au Musée de l’Air et de l’Espace le 8 décembre à 14h, de Jérôme Perrez spécialement pour les jeunes le 11 décembre de 12h30 à 13h15 ou encore le cycle Fin du monde de la Cité des sciences ;
– Lire quelques articles de notre revue Ciel et Espace ;
– Trouver une bibliographie ;
– Trouver la manifestation la plus proche de chez soi…

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