Ephémérides et Constellation du mois

 

Pace e Salute a tutti.

EPHEMERIDES DU MOIS DE JANVIER 2018

(Les horaires sont donnés en Temps Universel (UTC). Pour obtenir l’heure locale rajouter 1 heure).

 
Pace e Salute a tutti en cette année qui s’ouvre. Tous nos voeux de santé, de bonheur et de prospérité.
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Situé dans la constellation du SAGITTAIRE au début du mois, le Soleil passe dans celle du CAPRICORNE.
 
L’aube est favorable aux observations planétaires. La planète MERCURE est visible à l’aube dans les constellations d’OPHIUCHUS puis du SAGITTAIRE pour entrer, au dernier jour du mois, dans celle du CAPRICORNE.
 
Située dans la constellation du SAGITTAIRE au début du mois puis dans celle du CAPRICORNE, la planète VENUS n’est visible dans le ciel du soir que dans la seconde partie du mois.
 
Bas sur l’horizon, le petit point rouge de la planète MARS se lève aux environs de deux heures du matin dans la constellation de la BALANCE.
 
La planète JUPITER remonte dans le ciel de l’aube et croise la planète MARS dans la constellation de la BALANCE.
 
La planète SATURNE, située dans la constellation du SAGITTAIRE, est visible peu avant l’aube.
 
La planète URANUS devient difficile à observer en début de soirée dans la constellation des POISSONS.
 
Située dans la constellation du VERSEAU, la lointaine planète NEPTUNE ne présente aucun intérêt astronomique perdue dans les dernières lueurs du Soleil couchant.
         
                                                                                                                                  
LUNDI 1er JANVIER :
– A 12h00, commence le 2.458.120 ème jour Julien.
– A 16h14, c’est le minimum de l’étoile variable β (bêta) Perseï alias Algol.
A 19h57min 09sec, la planète MERCURE, dans la constellation d’OPHIUCHUS, atteint son élongation occidentale à 22° 40′ d’arc à l’Ouest du Soleil.
A 21h48, la LUNE, située dans la constellation des GEMEAUX, passe au périgée à une distance géocentrique de 356.565 km. C’est au plus haut dans le ciel qu’elle franchit le méridien à 67° au-dessus de l’horizon Sud.
 
MARDI 2 JANVIER :
– A 02h42, c’est la première et la plus grosse Pleine LUNE de l’année 2018. Elle se situe dans la constellation des GEMEAUX.
A 20h11, la planète URANUS est stationnaire en Ascension Droite dans la constellation des POISSONS puis repart dans le sens direct.
 
MERCREDI 3 JANVIER :
– A 05h34, la TERRE passe par son périhélie à une distance géocentrique de 0,98328 ua, ce qui nous fait une distance de 147.098.758 km.
– A 14h24, c’est le maximum de l’essaim météoritique des QUADRANTIDES dont le radiant, situé dans la constellation du DRAGON, a pour coordonnées : A.D. = 15h 20min. D. = + 49°. Le Taux horaire est de 120 météorites par heure et leur vitesse de pénétration est de 41 km/s. La Lune quasi pleine est gênante.
 
JEUDI 4 JANVIER :
A 19h50, le bord éclairé de la grosse LUNE gibbeuse occulte l’étoile ψ (psi) Léo de magnitude 5,36 dans la constellation du LION. L’émersion sur le limbe obscur est prévue à 20h46.
 
VENDREDI 5 JANVIER :
– A 03h04, le satellite IO s’éclipse dans le cône d’ombre de JUPITER.
– A 03h25, l’ombre du satellite GANYMEDE quitte le disque Jovien.
 
SAMEDI 6 JANVIER :
A 06h00, tous les satellites galiléens sont alignés dans l’ordre Io, Europe, Ganymède et Callisto à l’Ouest de JUPITER et, encore un peu plus à l’Ouest,  la planète MARS à seulement 0° 23′ d’arc.
 
DIMANCHE 7 JANVIER :
Après un lever quasi simultané à 02h18 dans la constellation de la BALANCE, les planètes JUPITER et MARS sont en conjonction serrée. JUPITER surplombe MARS à 0° 12′ 40 » d’arc.
 
LUNDI 8 JANVIER :
– A 11h31, la planète MERCURE entre dans la constellation du SAGITTAIRE.
– A 22h25, le Dernier Quartier de LUNE se produit dans la constellation de la VIERGE.
 
MARDI 9 JANVIER :
– A 07h 01min 40s, la planète VENUS est en conjonction supérieure avec le SOLEIL dans la constellation du SAGITTAIRE à 255.970.299 km de la TERRE.
A 09h33, c’est au tour de la planète naine PLUTON de passer derrière le SOLEIL à 5.155.859.930 km de nous.
 
JEUDI 11 JANVIER :
– A 01h03, la planète VENUS atteint son apogée à une distance géocentrique de 1,71112 ua.
A 16h56, la planète naine PLUTON atteint son apogée à 34,46524 ua dans la constellation du SAGITTAIRE.

VENDREDI 12 JANVIER :
– A 04h57, le satellite Io disparaît dans le cône d’ombre de JUPITER.
– A 05h06, l’ombre du satellite Europe se projette sur le disque Jovien suivie, à 05h45, par celle de Ganymède.
 
SAMEDI 13 JANVIER :
– A 03h31, c’est le minimum de l’étoile variable β (bêta) Perseï, alias Algol.
A 06h48, la planète SATURNE est en conjonction serrée à 0° 38′ d’arc au-dessus de la planète MERCURE.
 
LUNDI 15 JANVIER :
A 02h09, notre satellite, situé dans la constellation du SAGITTAIRE, passe par son apogée à une distance géocentrique de 406.464 km de nous. Lorsque le mince croissant lunaire franchit le méridien, c’est à seulement 26° 30′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
MARDI 16 JANVIER :
A 00h21, c’est le minimum de l’étoile variable β (bêta) perseï, Algol.
 
MERCREDI 17 JANVIER :
– C’est la Nouvelle LUNE dans la constellation du SAGITTAIRE.
A 19h48, la planète VENUS entre dans la constellation du CAPRICORNE.
 
JEUDI 18 JANVIER :
A 21h10, c’est le minimum de l’étoile variable Algol, β (bêta) Perseï.
 
SAMEDI 20 JANVIER :
A 00h47, le SOLEIL entre dans la constellation du CAPRICORNE.
 
DIMANCHE 21 JANVIER :
A 17h59, c’est le minimum de l’étoile variable Algol, β (bêta) perseï.
 
MARDI 23 JANVIER :
A 14h11, la planète VENUS, située dans la constellation du CAPRICORNE, passe par son aphélie (la plus grande distance au Soleil), à 0,72825 ua.
 
MERCREDI 24 JANVIER :
Le Premier Quartier de LUNE se produit dans la constellation de la BALEINE.
 
JEUDI 25 JANVIER :
A 11h00, la planète MERCURE, située dans la constellation du SAGITTAIRE, passe par son aphélie à 0,46670 ua du Soleil.
 
LUNDI 29 JANVIER :
A 21h58, la LUNE, située dans la constellation des GEMEAUX, franchit le méridien au plus haut dans le ciel à 66° 55′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
MARDI 30 JANVIER :
A 09h57, situé dans la constellation des GEMEAUX, notre satellite passe par son second périgée du mois à une distance géocentrique de 358.994 km.
 
MERCREDI 31 JANVIER :
– A 00h22, la planète MARS entre dans la constellation du CANCER.
A 07h03, la planète MERCURE entre dans la constellation du CAPRICORNE.
A 13h27, c’est la seconde Pleine LUNE du mois qui se produit dans la constellation du CANCER. A cette occasion, il se produit une éclipse totale de Lune malheureusement invisible en Europe.
 
 
 
 

LA CONSTELLATION DU MOIS : LE GRAND CHIEN

              grand chien (davidmalin.com)
 (crédit image : davidmalin.com)
 
grand chien (universetoday.com)
(crédit image : universetoday.com)
                                                                             

La constellation du Grand Chien est une constellation australe située au Sud-Ouest de la constellation d’Orion.

Le chien, Sirios, compagnon du chasseur Orion, avait le nez si fin qu’aucun animal ne pouvait lui échapper.

Entre autres exploits, il captura le renard qui ravageait les troupeaux d’oies de la ville de Thèbes ainsi que le lièvre de Lepos.

Pour récompenser tant de vaillance, Zeus plaça dans les cieux le Renard sous la constellation du Cygne, le Lièvre sous la constellation d’Orion et le Grand Chien derrière la constellation du Lièvre.

 
Limitée à l’Ouest par les constellations de la Colombe et du Lièvre par 06h 12min en Ascension Droite, la constellation du Grand Chien est complètement inscrite dans l’hémisphère Sud.
La constellation de la Licorne la limite au Nord  par – 11° 15′ en Déclinaison. 
La constellation de la Poupe forme la limite Est par  07h 28min en Ascension Droite.
Les constellations de la Poupe et de la Colombe forment la limite Sud de la constellation du Grand Chien.

Elle couvre ainsi 380 degrés carrés, ce qui la place au 43ème rang des constellations.
 
Son nom latin est Canis Major, le génitif est Canis Majoris et son abréviation astronomique est CMa.
 
Pour les anciens Egyptiens, le lever héliaque de Sothis, qui signifie la splendeur, alias Sirius,  annonçait la crue du Nil. Pour les Romains, cette configuration annonçait l’arrivée des fortes chaleurs de l’été. Le nom latin étant Stella Canicula, ce qui nous a donné le mot canicule.
 
Située dans le prolongement du baudrier d’Orion et marquant l’épaule du Grand Chien, se trouve l’étoile α (alpha) CMa, alias Sirius. Son nom provien du grec ancien Σετρτος qui peut se traduire par l’ardente ou bien celle qui brûle. Comme cette étoile brillante est relativement proche de nous, elle est très étudiée depuis au moins le XVIII ème siècle.
Avec sa magnitude visuelle de -1,44 c’est l’étoile la plus brillante du ciel. Distante de 8,60 al, Sirius est une étoile blanche  de type spectral A0 V, très chaude, avec une température de surface de 9900°K et pesant 2,12 masses solaires. Son diamètre  mesuré par interférométrie est de 1,712 diamètre solaire.
L’astronome allemand Friedrich Wilhelm BESSEL observa entre 1833 et 1844 un léger décalage des raies spectrales de l’étoile qui ne pouvait s’expliquer que par la présence d’un compagnon massif de nature inconnue.
En 1851, utilisant les lois de NEWTON et KEPLER, l’astronome allemand Christian August PETERS calcula la période de l’astre perturbateur : 49 ans 11 mois 20 jours et 12 heures.
Le 31 janvier 1862, lors des essais de la grande lunette de 48 cm de diamètre de l’observatoire de LICK, l’opticien américain Alvan Graham CLARK put voir le mystérieux compagnon noyé dans la lumière de Sirius.
Ce fut la première étoile naine blanche observée visuellement.
 

Sirius B est donc une étoile naine blanche, un cœur stellaire nu pesant 1,03 masse solaire, d’un diamètre de 11700 km et sa surface, faite de matière dégénérée, atteint les 32000°K.

A l’origine, Sirius B était plus massive que Sirius A et ayant évolué plus rapidement, elle a été littéralement déshabillée par Sirius A.
Sirius B a une trajectoire elliptique qui varie entre 8,1 et 30,5 ua, soit un écart angulaire, vu de la Terre, compris entre 2,3″ et 11,08″ d’arc.
Le dernier passage au périastre datant de 1994, la période comprise entre 2020 et 2025 sera donc très favorable aux observations des astronomes amateurs.
 
A l’Ouest de Sirius, marquant la patte avant du Grand Chien, se trouve l’étoile β (bêta) CMa, alias Mirzam, ce qui en arabe signifie l’annonceur, sous-entendu de Sirius.
Cette étoile variable intrinsèque varie entre les magnitudes de 1,938 et 2,000. C’est une super géante bleue possédant un petit compagnon de magnitude 11. Elle est distante de 499 al.
 
Sous Sirius et Mirzam, sensiblement à égale distance de ces deux étoiles, se trouve l’étoile ν2 (nu2)  CMa marquant le début du torse du Grand Chien.
Cette étoile de magnitude 3,95 et distante de 65 al est une géante rouge orangé de type spectral K1 III avec une température de surface de 4800°K.
 
Le nombril du Grand Chien est marqué par l’étoile ο1 (omicron1) CMa dont l’éclat varie entre les magnitudes 3,78 et 3,99. Elle est située à 1976 al. C’est une super géante rouge orangé dont le type spectral est K3 I ab.
 
La cuisse du Grand Chien est marquée par l’étoile binaire ε (epsilon) CMa, alias Adhara, ce qui signifie les vierges en arabe. Cette étoile, de magnitude 1,50, est distante de 431 al. La principale est une géante bleue de type spectral B2 II. Le compagnon, situé à 7″5 d’arc n’est visible qu’à partir d’un instrument de 300 mm de diamètre sous un grossissement de 50 fois.
 
A l’Ouest de la précédente, marquant le bout de la patte arrière du Grand Chien, se trouve l’étoile ζ (dzêta) CMa, alias Furud, ce qui signifie en arabe celle qui est seule. C’est une binaire spectroscopique jaune et bleue, distante de 336 al et de magnitude 3,02.
 
A l’Est d’Adhara et marquant la racine de la queue du Grand Chien, l’étoile δ (delta) CMa, alias Wesen, ce qui peut se traduire en arabe par le poids. Cette étoile est une super géante jaune, de magnitude 1,83 et située à 1792 al.
A noter aussi l’étoile UW CMa, une binaire elliptique à éclipse du type Sheliak, située à 2° 57′ à l’Est de l’étoile Wesen. Cette étoile blanche gigantesque pesant 23 fois notre Soleil, possède un compagnon presque aussi gros qu’elle avec ses 19 masses solaires et qui orbite pratiquement au contact de la principale en 4 jours 9 heures et 26 minutes. La surface de UW CMa est tellement déformée par l’attraction du compagnon, qu’elle nous présente une section d’ellipse, ce qui fait que son éclat varie entre les magnitudes 4,84  et 5,33. Elle se situe à 2992 al.
 
Au Sud, marquant la pointe de la queue du Grand Chien, l’étoile η (êta) CMa, alias Aludra, ce qui, en arabe, signifie la virginité. C’est une super géante bleue, de magnitude 2,45, distante de 3198 al. Elle possède un compagnon blanc bleu situé à 3′ d’arc au S.O. de la principale.
 
En remontant vers Sirius, l’étoile ο2 (omicron2) CMa est une super géante blanc bleu, de type spectral B3, variant entre les magnitudes 2,98 et 3,04. Elle est distante de 2568 al. C’est une des étoiles les plus lumineuses de notre galaxie. Elle brille comme 110000 Soleils avec une température de surface de 14200°K. Elle a terminé de brûler son hydrogène et commence à transformer l’hélium de son cœur en carbone.
 
Située à l’Est de Sirius et marquant la base de la tête du Grand Chien, l’étoile ι (iota) CMa est une super géante blanc bleu, de type spectral B3 I / II, distante de 30106 al. C’est une étoile variable passant de la magnitude 4,36 à la magnitude 4,40 en 1 heure 58 minutes.
 
Située à 2° 18′ d’arc plus à l’Est, l’étoile γ (gamma) CMa, alias Mirza, marque le sommet de la tête du Grand Chien. Cette étoile géante blanche, de magnitude 4,11 est distante de 403 al.
 
Enfin, marquant le bout du nez de l’animal, l’étoile orange θ (thêta) CMa est de magnitude 4,08 et distante de 252 al.
 
Jusqu’à l’année dernière, la constellation du Grand Chien abritait la plus grande étoile de la Galaxie, VY CMa, une hyper géante jaune avec un diamètre mesuré par le VLT de 2 milliards 800 millions de km. Si cette étoile était placée au centre du système solaire, elle atteindrait pratiquement l’orbite de la planète Saturne. Distante de 1832 al, elle oscille entre les magnitudes 6,50 et 9,60. Elle a été, depuis, détrônée par l’étoile UY Scuti, deux fois plus grande.
 
 

 LES OBJETS DU CIEL PROFOND DANS LA CONSTELLATION DU GRAND CHIEN

tableau-éphémérides janv 17

 

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RAPPEL DU SENS DES ABRÉVIATIONS UTILISÉES ET DEFINITIONS :

Les Coordonnées célestes sont indiquées sous les termes suivants :
– La longitude d’un astre est l’Ascension Droite exprimée en heures, minutes et secondes à partir du point vernal (point où la trajectoire apparente du Soleil dans le plan de l’écliptique franchit, dans le sens Sud Nord, le plan de l’équateur céleste au printemps) et abrégée en A.D. comme sur le cadran de la montre dont minuit est le zéro.
– La latitude d’un astre est la Déclinaison exprimée en degrés ° , minutes et secondes ‘ ‘  d’arc. Le demi-cercle, dont l’axe passe par les pôles, est divisé  en degrés, minutes et secondes. Le zéro est dans le prolongement de l’équateur céleste et, si la déclinaison est positive, nous sommes dans l’hémisphère Nord. Dans le cas contraire, nous sommes dans l’hémisphère Sud.

Conjonction : une conjonction se produit entre deux astres lorsqu’au cours de leurs trajectoires apparentes ils ont la même longitude céleste.

 
Aphélie : la plus grande distance au Soleil.
 
Distances :
– Les distances sont exprimées dans le système métrique, le mètre abrégé en m, le kilomètre abrégé en km.
– Pour les grandes distances, nous compterons à l’intérieur du système solaire en Unités Astronomiques abrégées en UA. L’Unité Astronomique est le demi-grand axe de l’orbite terrestre atour du Soleil. Elle est égale à 149 597 870 700 km.
Hors système solaire, les distances sont si grandes, qu’il est plus pratique d’utiliser lannée lumière, al en abrégé. l’al vaut 9 460 730 472 580 800 km arrondis à 10 mille milliards de kilomètres.
Pour les objets encore plus lointains, on utilise le parsec (parallaxe/seconde) abrégé en pc. C’est la distance à laquelle est vue l’Unité Astronomique sous un angle d’une seconde d’arc, soit  3,2616 al.
– Pour les objets du ciel profond, situés dans notre Galaxie, on peut trouver des distances exprimées en kiloparsec abrégé en kpc (1 kpc = 1000 pc) et, pour les galaxies lointaines, en mégaparsec abrégé en Mpc (1Mpc = 1 million de pc), voire en gigaparsec abrégé en Gpc (1 Gpc = 1 milliard de pc).
 
Unité de masse :
– La masse solaire, notée M☉  , est égale à la masse du Soleil et est utilisée pour exprimer la masse des étoiles et autres objets massifs.
 
Spectre et taille des étoiles :
Lorsqu’une étoile est observée à travers un instrument appelé Spectroscope, la lumière de celle-ci est décomposée en diverses couleurs allant du violet au rouge sombre et comportant des raies brillantes ou sombres.
Le résultat de l’analyse va nous donner des informations sur la température liée à la couleur et la masse de l’étoile.
Toutes ces étoiles analysées ont donné lieu à une  classification allant des étoiles les plus chaudes émettant principalement dans le violet aux plus froides dont le rayonnement est rouge sombre.
Les températures sont données en degrés Kelvin (° K).
Les étoiles sont donc classées ainsi : W – O – B – A – F – G – K – M – R – N – S et chaque classe est subdivisée en dix tranches allant de 0 à 9. Ainsi, une étoile blanche classée A 0 affiche une température de 10.000 ° K alors qu’une étoile classée A 9 affiche une température de 7.500° K.
spectre-etoilesLes autres classes d’étoiles sont peu lumineuses et ne sont observables qu’avec des instruments spécialisés.
La taille d’une étoile est décrite par une série de chiffres romains et de lettres minuscules qui vont de I pour les grosses à VI pour les plus petites :
I-a : super géante très lumineuse comme Erakis dans Céphée
I-b : super géante moins lumineuse comme Sadalmelek dans le Verseau
II : géante brillante lumineuse comme Pi Aur dans le Cocher
III : géante ordinaire comme Aldébaran dans le Taureau
IV : sous-géante comme Alraï dans Céphée.
V : étoiles naines de la séquence principale comme le Soleil
VI : étoiles sous naines de la séquence principale comme Proxima du Centaure.
 
Magnitudes
Un petit rappel pour les observateurs à l’oeil nu. Lorsqu’il est indiqué la magnitude des planètes ou des étoiles, il s’agit de l’éclat apparent de l’astre nommé.
Pour les astronomes d’avant GALILÉE, les astres qui apparaissaient dans le ciel entre le coucher et une heure après son coucher étaient dits de première grandeur ou encore de magnitude 1.
Les astres apparaissant dans le ciel entre la première heure et la seconde étaient dits de seconde grandeur et ainsi de suite jusqu’à la sixième heure après le coucher du Soleil, ce qui correspond au milieu de la nuit.
Ainsi donc, les étoiles de magnitude 1 sont plus brillantes que celles de magnitude 2 qui sont plus brillantes que celles de magnitude 3 et ainsi de suite jusqu’à celles qui n’apparaissent visibles à l’œil nu en milieu de nuit, c’est à dire de magnitude 6.
La magnitude apparente mesure la fraction de puissance émise par l’astre considéré et reçue par 1 mètre carré de surface terrestre.
Elle est symbolisée par la lettre m et elle est définie comme suit : m = – 2,5 log E + C      c’est la Loi de POGSON.
C’est une constante permettant de mettre en corrélation l’échelle des magnitudes avec celle des grandeurs en mesurant l’éclat de différentes étoiles autour de l’étoile polaire.
L’échelle des magnitudes est décroissante. Ainsi, lorsqu’on rajoute 1 à une magnitude, on divise l’éclat par 2,512.
En clair, une étoile de magnitude 6 est 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 5 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 4 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 3 et ainsi de suite. Si on fait le calcul, une étoile de magnitude 6 tout juste visible à l’oeil nu, est 100 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 1.
 
 
(Ephémérides et Constellation du mois : Yves ETIENNE)