Ephémérides

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EPHEMERIDES DU MOIS DE MARS 2020

(Les horaires sont donnés en Temps Universel (UTC). Pour obtenir l’heure locale rajouter 1 heure, puis 2 heures à compter du 29 mars).

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Au cours du mois de mars, le Soleil, dans sa course apparente sur l’écliptique, passe de la constellation du VERSEAU à celle des POISSONS.

 
 La planète MERCURE est visible dans le ciel de l’aube dans la constellation du VERSEAU. Elle fait sa boucle rétrograde au début du mois dans la constellation du CAPRICORNE, puis elle continue sa course en sens direct dans la constellation du VERSEAU.
 
La planète VENUS quitte la constellation des POISSONS, traverse, en sens direct, toute la constellation du BELIER pour arriver dans la constellation du TAUREAU à la fin du mois. Elle est le phare du crépuscule avec la magnitude de -4,41.
 
La planète MARS est visible peu avant l’aube. Elle traverse, dans le sens direct, toute la constellation du SAGITTAIRE pour arriver, en fin de mois, dans celle du CAPRICORNE.
 
La planète JUPITER, quasiment posée sur le plan de l’écliptique, est visible à l’aube dans la constellation du SAGITTAIRE.
 
La planète SATURNE se lève après la planète JUPITER, un peu avant l’aurore astronomique.
 
La planète URANUS est à chercher aux jumelles ou avec un instrument, peu après le coucher du Soleil dans la constellation du BELIER.
 
Proche de sa conjonction avec le Soleil, la planète NEPTUNE est inobservable dans la constellation du VERSEAU.
   
                                                                                                                           
DIMANCHE 1er MARS :
A 12h00 TU, s’ouvre le Jour Julien 2.458.910.
 
LUNDI 2 MARS :
Le Premier Quartier de LUNE se produit dans la constellation du TAUREAU.
 
MERCREDI 4 MARS :
A 16h17, la planète VENUS entre dans la constellation du BELIER.
 
JEUDI 5 MARS :
– A 20h03, la LUNE gibbeuse, située dans la constellation des GEMEAUX, franchit le méridien au plus haut dans le ciel à 70° au-dessus de l’horizon Sud.
A 22h35, l’étoile ALGOL atteint son minimum d’éclat.
 
VENDREDI 6 MARS :
– A 12h33, le satellite TITAN atteint son élongation occidentale à 2′ 21 » d’arc à l’Ouest de la planète SATURNE.
A 21h02, la grosse LUNE gibbeuse franchit le méridien à 68° au-dessus de l’horizon. Elle surplombe de 0° 51′ 29 » d’arc l’Amas ouvert M44, dit de la Crèche, dans la constellation du CANCER.
 
SAMEDI 7 MARS :
A 21h34, la planète MERCURE entre dans la constellation du CAPRICORNE.
 
DIMANCHE 8 MARS :
– A 12h33, la planète NEPTUNE est en conjonction avec le Soleil dans la constellation du VERSEAU.
A 18h55, vous pourrez voir, à l’aide de jumelles sur un horizon Ouest bien dégagé, la planète VENUS, de magnitude -4,26, surplomber de 2° 12′ 20 » d’arc la planète URANUS, de magnitude 5,85. Je vous laisse calculer la différence d’éclat entre ces deux astres.
A 19h25, l’étoile β (bêta) Persei, alias ALGOL, atteint son minimum d’éclat.
 
LUNDI 9 MARS :
– A 08h10, la planète MERCURE est stationnaire en Ascension Droite dans la constellation du CAPRICORNE puis repart dans le sens direct vers la constellation du VERSEAU.
A 08h55, la planète NEPTUNE est à l’apogée à 30,92448 UA.
A 17h47, c’est la Pleine LUNE dans la constellation du LION.
 
MARDI 10 MARS :
– A 06h33, notre satellite, situé dans la constellation du LION, passe au périgée à une distance géocentrique de 357.122 km.
A 20h10, la planète MERCURE entre dans la constellation du VERSEAU dans le sens direct, c’est-à-dire de l’Ouest vers l’Est.
 
JEUDI 12 MARS :
A 01h09, le SOLEIL entre dans la constellation des POISSONS.
 
VENDREDI 13 MARS :
La planète SATURNE surplombe de 1° 34′ 04 » d’arc l’Amas globulaire M75 dans la constellation du SAGITTAIRE.
 
SAMEDI 14 MARS :
A 15h08, le satellite TITAN atteint son élongation orientale à 2′ 21 » d’arc à l’Est de la planète SATURNE.
 
LUNDI 16 MARS :
A 09h34, le Dernier Quartier de LUNE se produit dans la constellation d’OPHIUCHUS.
 
MARDI 17 MARS :
L’épais croissant lunaire, situé dans la constellation du SAGITTAIRE, franchit le méridien au plus bas dans le ciel à 23° au-dessus de l’horizon Sud.
 
MERCREDI 18 MARS :
A 03h56, dans la direction de la constellation du SAGITTAIRE, les planètes JUPITER, MARS et le croissant lunaire sont alignés sur un écart de 3° 45′ d’arc.
 
VENDREDI 20 MARS :
– A 02h09, la planète VENUS passe par son périhélie à 0,75845 UA du Soleil.
A 03h50, l’équinoxe de printemps se produit.
Profitez de l’aurore astronomique pour voir la planète MARS, de magnitude 1,09, passer à 0° 43′ 30 » d’arc en dessous de la planète JUPITER, de magnitude -2,09, dans la constellation du SAGITTAIRE.

DIMANCHE 22 MARS :
A 17h44, le satellite TITAN atteint son élongation occidentale à 2′ 24 » d’arc à l’Ouest de la planète SATURNE.
 
LUNDI 23 MARS :
A 03h31, l’étoile β (bêta) Persei, alias ALGOL, atteint son minimum d’éclat.
 
MARDI 24 MARS :
A 02h06, la planète MERCURE, située dans la constellation du VERSEAU, atteint son élongation occidentale à 27° 47′ d’arc à l’Ouest du Soleil.
A 09h28, c’est la Nouvelle LUNE dans la constellation des POISSONS.
A 15h23, notre satellite passe à l’apogée à une distance géocentrique de 406.692 km.
A 22h13, la planète VENUS, située dans la constellation du BELIER, atteint sa plus grande élongation orientale à 46° 05′ d’arc à l’Est du Soleil.
 
JEUDI 26 MARS :
A 00h21, l’étoile β (bêta) Persei, alias ALGOL, atteint son minimum d’éclat.
 
VENDREDI 27 MARS :
A 04h42, la planète MERCURE passe à son aphélie à une distance héliocentrique de 0,46670 UA.
 
SAMEDI 28 MARS :
A 21h10, l’étoile β (bêta) Persei, alias ALGOL, atteint son minimum d’éclat.
 
DIMANCHE 29 MARS :
– A 01h00, il sera à votre montre 03h00 en heure française. Hé oui, revoilà la super heure d’été qui nous met à l’heure de Saint Pétersbourg.
A 19h47, le bord obscur nimbé de la lumière cendrée du croissant lunaire occulte l’étoile ε Tauris, alias Ain, de magnitude 3,53. L’émersion sur le bord éclairé est prévue à 20h41.
 
LUNDI 30 MARS :
– A 04h41, la planète VENUS entre dans la constellation du TAUREAU.
A 10h47, la planète MARS entre dans la constellation du CAPRICORNE.
A 15h05, le satellite TITAN atteint son élongation orientale à 2′ 20 » d’arc à l’Est de la planète SATURNE.
 
MARDI 31 MARS :
– A 03h29, en regardant vers le secteur Est du ciel de l’aurore astronomique, vous pourrez voir les planètes JUPITER et SATURNE telles deux perles sur le fil du plan de l’écliptique. La planète SATURNE surplombe de 0° 58′ 44 » la planète MARS.
 
 
 

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RAPPEL DU SENS DES ABRÉVIATIONS UTILISÉES ET DEFINITIONS :

Les Coordonnées célestes sont indiquées sous les termes suivants :
– La longitude d’un astre est l’Ascension Droite exprimée en heures, minutes et secondes à partir du point vernal (point où la trajectoire apparente du Soleil dans le plan de l’écliptique franchit, dans le sens Sud Nord, le plan de l’équateur céleste au printemps) et abrégée en A.D. comme sur le cadran de la montre dont minuit est le zéro.
– La latitude d’un astre est la Déclinaison exprimée en degrés ° , minutes et secondes ‘ ‘  d’arc. Le demi-cercle, dont l’axe passe par les pôles, est divisé  en degrés, minutes et secondes. Le zéro est dans le prolongement de l’équateur céleste et, si la déclinaison est positive, nous sommes dans l’hémisphère Nord. Dans le cas contraire, nous sommes dans l’hémisphère Sud.

Conjonction : une conjonction se produit entre deux astres lorsqu’au cours de leurs trajectoires apparentes ils ont la même longitude céleste.

 
Aphélie : la plus grande distance au Soleil.
 
Distances :
– Les distances sont exprimées dans le système métrique, le mètre abrégé en m, le kilomètre abrégé en km.
– Pour les grandes distances, nous compterons à l’intérieur du système solaire en Unités Astronomiques abrégées en UA. L’Unité Astronomique est le demi-grand axe de l’orbite terrestre atour du Soleil. Elle est égale à 149 597 870 700 km.
Hors système solaire, les distances sont si grandes, qu’il est plus pratique d’utiliser lannée lumière, al en abrégé. l’al vaut 9 460 730 472 580 800 km arrondis à 10 mille milliards de kilomètres.
Pour les objets encore plus lointains, on utilise le parsec (parallaxe/seconde) abrégé en pc. C’est la distance à laquelle est vue l’Unité Astronomique sous un angle d’une seconde d’arc, soit  3,2616 al.
– Pour les objets du ciel profond, situés dans notre Galaxie, on peut trouver des distances exprimées en kiloparsec abrégé en kpc (1 kpc = 1000 pc) et, pour les galaxies lointaines, en mégaparsec abrégé en Mpc (1Mpc = 1 million de pc), voire en gigaparsec abrégé en Gpc (1 Gpc = 1 milliard de pc).
 
Unité de masse :
– La masse solaire, notée M☉  , est égale à la masse du Soleil et est utilisée pour exprimer la masse des étoiles et autres objets massifs.
 
Spectre et taille des étoiles :
Lorsqu’une étoile est observée à travers un instrument appelé Spectroscope, la lumière de celle-ci est décomposée en diverses couleurs allant du violet au rouge sombre et comportant des raies brillantes ou sombres.
Le résultat de l’analyse va nous donner des informations sur la température liée à la couleur et la masse de l’étoile.
Toutes ces étoiles analysées ont donné lieu à une  classification allant des étoiles les plus chaudes émettant principalement dans le violet aux plus froides dont le rayonnement est rouge sombre.
Les températures sont données en degrés Kelvin (° K).
Les étoiles sont donc classées ainsi : W – O – B – A – F – G – K – M – R – N – S et chaque classe est subdivisée en dix tranches allant de 0 à 9. Ainsi, une étoile blanche classée A 0 affiche une température de 10.000 ° K alors qu’une étoile classée A 9 affiche une température de 7.500° K.
spectre-etoilesLes autres classes d’étoiles sont peu lumineuses et ne sont observables qu’avec des instruments spécialisés.
La taille d’une étoile est décrite par une série de chiffres romains et de lettres minuscules qui vont de I pour les grosses à VI pour les plus petites :
I-a : super géante très lumineuse comme Erakis dans Céphée
I-b : super géante moins lumineuse comme Sadalmelek dans le Verseau
II : géante brillante lumineuse comme Pi Aur dans le Cocher
III : géante ordinaire comme Aldébaran dans le Taureau
IV : sous-géante comme Alraï dans Céphée.
V : étoiles naines de la séquence principale comme le Soleil
VI : étoiles sous naines de la séquence principale comme Proxima du Centaure.
 
Magnitudes
Un petit rappel pour les observateurs à l’oeil nu. Lorsqu’il est indiqué la magnitude des planètes ou des étoiles, il s’agit de l’éclat apparent de l’astre nommé.
Pour les astronomes d’avant GALILÉE, les astres qui apparaissaient dans le ciel entre le coucher et une heure après son coucher étaient dits de première grandeur ou encore de magnitude 1.
Les astres apparaissant dans le ciel entre la première heure et la seconde étaient dits de seconde grandeur et ainsi de suite jusqu’à la sixième heure après le coucher du Soleil, ce qui correspond au milieu de la nuit.
Ainsi donc, les étoiles de magnitude 1 sont plus brillantes que celles de magnitude 2 qui sont plus brillantes que celles de magnitude 3 et ainsi de suite jusqu’à celles qui n’apparaissent visibles à l’œil nu en milieu de nuit, c’est à dire de magnitude 6.
La magnitude apparente mesure la fraction de puissance émise par l’astre considéré et reçue par 1 mètre carré de surface terrestre.
Elle est symbolisée par la lettre m et elle est définie comme suit : m = – 2,5 log E + C      c’est la Loi de POGSON.
C’est une constante permettant de mettre en corrélation l’échelle des magnitudes avec celle des grandeurs en mesurant l’éclat de différentes étoiles autour de l’étoile polaire.
L’échelle des magnitudes est décroissante. Ainsi, lorsqu’on rajoute 1 à une magnitude, on divise l’éclat par 2,512.
En clair, une étoile de magnitude 6 est 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 5 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 4 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 3 et ainsi de suite. Si on fait le calcul, une étoile de magnitude 6 tout juste visible à l’oeil nu, est 100 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 1.
 
 
(Ephémérides : Yves ETIENNE)