Ephémérides et Constellation du mois

 

EPHEMERIDES DU MOIS DE MAI 2019

(Les horaires sont donnés en Temps Universel (UTC). Pour obtenir l’heure locale rajouter 2 heures).

 
Voici le joli mois de mai, le SOLEIL continue à gagner en hauteur dans le ciel, franchissant le méridien à 66° 24′ au début du mois et à 69° 12′ à la fin du mois. Il passe de la constellation du BELIER à celle du TAUREAU.
 
Visible à l’aube au début du mois, la planète MERCURE remonte vers le plan de l’écliptique qu’elle franchit le 20 mai. Elle quitte la constellation des POISSONS, traverse celle du BELIER pour arriver d’un seul trait dans celle du TAUREAU où elle réapparait le soir après sa conjonction supérieure avec le Soleil le 21 mai.
 
La planète VENUS, avec sa magnitude de -3,90, est visible dans le ciel de l’aube. Elle quitte la constellation des POISSONS pour entrer dans celle du BELIER.
 
La planète MARS se couche deux heures après le Soleil. Elle continue son mouvement dans le sens direct vers l’Est en passant de la constellation du TAUREAU à celle des GEMEAUX.
 
La planète JUPITER se lève en première partie de nuit dans la constellation d’OPHIUCHUS. Elle devient intéressante à observer.
 
La planète SATURNE se lève deux heures après la planète Jupiter dans la constellation du SAGITTAIRE.
 
Il faudra attendre la fin du mois pour apercevoir la planète URANUS se lever en fin de nuit dans la constellation du BELIER.
 
La lointaine planète NEPTUNE se lève en seconde partie de nuit dans la constellation du VERSEAU.
   
                                                                                                                           
MERCREDI 1er MAI :
– A 03h18, le satellite CALLISTO est en conjonction inférieure. Pour un observateur terrestre, il semble en alignement au-dessus du pôle Nord du JUPITER. Un grossissement de 480 fois est assez confortable pour voir le phénomène.
A midi, c’est le début du jour julien n° 2.458.605.
 
JEUDI 2 MAI :
A 03h41, pour ceux qui se lèvent à l’aube, la planète MERCURE se lève dans la constellation des POISSONS. Vous ne pouvez pas la manquer avec sa magnitude de -0,25 à 7° 56′ d’arc à l’Est de la planète VENUS de magnitude -3,92.
 
SAMEDI 4 MAI  :
– A 03h17, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, passe par son minimum.
A 22h45, c’est la Nouvelle LUNE dans la constellation du BELIER.
 
MARDI 7 MAI :
A 00h06, l’étoile variable β Persei passe par son minimum.
 
MERCREDI 8 MAI :
– A 01h56, la planète MERCURE entre dans la constellation du BELIER.
A 08h57, le satellite TITAN atteint sa plus grande élongation occidentale à 3′ 00 » d’arc à l’Ouest de la planète SATURNE.
 
JEUDI 9 MAI :
– A 15h29, l’épais croissant lunaire, situé dans la constellation des GEMEAUX, franchit le méridien, au plus haut dans le ciel à 69° 08′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
A 20h55, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
 
DIMANCHE 12 MAI :
A 01h12, le Premier Quartier de LUNE se produit dans la constellation du LION.
 
LUNDI 13 MAI :
A 21h33, notre satellite passe à son périgée à une distance géocentrique de 369.009 km dans la constellation du LION.

MARDI 14 MAI :
A 18h25, le SOLEIL entre dans la constellation du TAUREAU.
 
MERCREDI 15 MAI :
L’équation de temps atteint son premier minimum de l’année avec 3 minutes et 39 secondes d’avance sur l’horaire du Soleil moyen. Pour un observateur situé sur la place Saint Nicolas à Bastia, dans le prolongement du Cours Henri Pierrangeli, le Soleil franchit le méridien à 11h19 TU, soit 13h19 à la montre au lieu de 13h22.
 
JEUDI 16 MAI :
– A 05h56, le satellite TITAN atteint sa plus grande élongation orientale à 2′ 54 » darc à l’Est de la planète SATURNE.
A 18h34, la planète MARS entre dans la constellation des GEMEAUX.
A 21h54, la planète VENUS entre dans la constellation du BELIER. Pour mémoire, les sondes VENERA 5 et VENERA 6 arrivaient le 16 mai 1969 sur la planète Venus. Contrairement à la littérature de l’époque, cette planète est un véritable enfer avec une atmosphère corrosive de gaz  carbonique et d’acide sulfurique, une pression atmosphérique au sol 93 fois supérieure à la nôtre et une température de 483° C. Sous ces conditions, les sondes n’ont émis que quelques minutes avant d’être détruites sans jamais arriver au sol.
 
SAMEDI 18 MAI :
– A 12h32, la planète MERCURE entre dans la constellation du TAUREAU.
A 21h11, c’est la Pleine Lune dans la constellation de la BALANCE.
 
LUNDI 20 MAI :
A 09h11, la planète MERCURE est à son apogée à une distance géocentrique de 1,32284 UA, soit une distance de 197.824.708 km.
 
MARDI 21 MAI :
A 13h06, la planète MERCURE est en conjonction supérieure avec le Soleil dans la constellation du TAUREAU à une distance héliocentrique de 46.363.073 km.
 
MERCREDI 22 MAI :
A 02h06, la LUNE, située à 1° 10′ d’arc au Nord-Est de l’amas globulaire M 22 dans la constellation du SAGITTAIRE, franchit le méridien au plus bas à 24° 12′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
VENDREDI 24 MAI  :
– A 07h09, le satellite TITAN atteint sa plus grande élongation occidentale à 3′ 04 » d’arc à l’Ouest de la planète SATURNE.
– A 07h17, la planète MERCURE passe à son périhélie à 0,30745 UA du Soleil, soit une distance héliocentrique de 46.000.875 km.
 
DIMANCHE 26 MAI :
A 16h33, le Dernier Quartier de LUNE se produit dans la constellation du VERSEAU.
 
LUNDI 27 MAI :
A 01h49, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, passe par son minimum.
 
MARDI 28 MAI :
Entre 22h54 et 23h05, les satellites IO et GANYMEDE défilent devant le disque de JUPITER.
 
MERCREDI 29 MAI :
A 22h38, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, passe par son minimum.
 
VENDREDI 31 MAI :
Vers 20h00, choisissez un endroit bien dégagé vers le Nord-Ouest pour voir la planète MARS se coucher à 1° d’arc sous l’étoile ε (epsilon) de la constellation du TAUREAU, alias MEBSUTA.
 
 
 
 

LA CONSTELLATION DU MOIS : LE SERPENT

      serpent (fr.wikipedia.org)       
(crédit image : fr.wikipedia.org)
                                                                

La constellation du SERPENT est une constellation très ancienne initialement décrite dans les poèmes d’Aratus de Soles puis reprise par Claude Ptotémée dans son Almageste. A l’origine elle était d’un seul tenant. C’était Asclépios, le porteur du Serpent. 

Asclépios, fils du Dieu Apollon et de la mortelle Coronis, fut éduqué par le centaure Chiron qui lui apprit les secrets de la médecine. Ayant par mégarde coupé en deux un serpent, il fut étonné de voir un de ses congénères le guérir à l’aide d’herbes médicinales. La Déesse Athéna lui donna deux fioles contenant le sang de la gorgone Méduse et il s’en servit pour guérir ses patients de la mort.

Le Dieu des enfers Hadès s’en est plaint auprès de Zeus qui froudroya Asclépios. Le Dieu Apollon, en colère, massacra les Cyclopes qui avaient forgé la foudre dont s’était servi Zeus. Pour calmer tout le monde, Zeus mit au ciel Asclépios et son serpent. Le caducée des professions de santé en est la transcription symbolique.

En 1930, l’Union Internationale d’Astronomie réduit la grande constellation du Serpentaire en Ophiuchus encadrée par la constellation du Serpent coupée en deux parties. A l’Ouest, Serpens Caput, la tête du serpent, située dans l’hémisphère Nord et à l’Est Serpens Cauda, la queue du Serpent dans l’hémisphère Sud. C’est la seule constellation du ciel ainsi coupée en deux parties.

Le nom latin de la constellation du Serpent est Serpens, divisé en Serpens Caput pour la tête et Serpens Cauda pour la queue. Le génitif est Serpentis et son abréviation astronomique est Ser.

La tête du Serpent est limitée à l’Ouest par les constellations de la BALANCE, de la VIERGE et du BOUVIER par 15h 11min  en Ascension Droite.

La limite Nord est marquée par les constellations du BOUVIER et de la COURONNE BOREALE par 25° 38′ de Déclinaison Nord.
Elle est limitée à l’Est par les constellations d’HERCULE et d’OPHIUCHUS par 16h 23′ en Ascension Droite.
La limite Sud est formée par les constellation d’OPHIUCHUS et de la BALANCE par 03+ 43′ de déclinaison Nord.
 
La queue du Serpent a pour limite Ouest la constellation d’OPHIUCHUS par 17h 16min en Ascension Droite.
Au Nord, ce sont les constellation d’OPHIUCHUS et de l’AIGLE qui forment la limite par 6° 12′ de Déclinaison Nord.
A l’Est, ce sont les constellations de l’AIGLE et de l’ECU DE SOBIESKY qui la limitent par 18h 22min en Ascension Droite.
Les constellations du SAGITTAIRE et d’OPHIUCHUS forment la limite Sud par 16° 11″ de Déclinaison Sud.
 
L’étoile principale de la constellation du Serpent, située dans la tête, est α (alpha) Ser, alias Unukalhai, ce qui signifie en arabe « le cou du serpent ». C’est une étoile géante rouge carbonée, de type spectral K2 IIIbCN1, distante de 73 al.
 
L’étoile β (bêta) Ser, située à 9° au-dessus de l’étoile α Ser en direction du Nord, est distante de 153 al. C’est une étoile blanche de magnitude 3,65.
 
Entre les deux, vous pouvez voir l’étoile δ (delta) Ser, de magnitude 4,12, distante de 209 al. C’est une étoile double dont les composantes jaune pâle, δA et δB sont séparées de 4 » d’arc.
 
A 10° au Sud d’α Ser, à la limite de la constellation de la Balance, se trouve l’étoile blanche μ (mu) Ser, alias Leiolepidotus, de magnitude 3,54, distante de 156 al. En grec, son nom peut se traduire par « l’écaille ».
 
Traversons la constellation d’Ophiuchus vers l’Est pour retrouver la queue du Serpent.
 
A 6° 33′ à l’Est de l’étoile η (êta) Oph, alias Sabik, on trouve l’étoile géante jaune pâle ξ (xi) Ser, de magnitude 3,54, distante de 105 al.
 
En remontant de 16° 33′ vers le Nord-Est, vous pouvez voir l’étoile η (êta) Ser qui marque le milieu de la queue du Serpent. C »est une géante rouge de magnitude 3,23, distante de 62 al.
 
En continuant de 11° 15′ d’arc dans la même direction, on trouve le système double θ 1 et θ 2, alias Alya, qui marque le bout de la queue du Serpent. Les deux étoiles blanches composant ce système sont séparées de 22 » d’arc, leur magnitudes respectives sont de 4,61 et 4,97, ce qui donne une magnitude globale de 3,80. Les deux étoiles sont distantes de 132 al.
 

 

OBJETS DU CIEL PROFOND DANS LA CONSTELLATION DU SERPENT

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RAPPEL DU SENS DES ABRÉVIATIONS UTILISÉES ET DEFINITIONS :

Les Coordonnées célestes sont indiquées sous les termes suivants :
– La longitude d’un astre est l’Ascension Droite exprimée en heures, minutes et secondes à partir du point vernal (point où la trajectoire apparente du Soleil dans le plan de l’écliptique franchit, dans le sens Sud Nord, le plan de l’équateur céleste au printemps) et abrégée en A.D. comme sur le cadran de la montre dont minuit est le zéro.
– La latitude d’un astre est la Déclinaison exprimée en degrés ° , minutes et secondes ‘ ‘  d’arc. Le demi-cercle, dont l’axe passe par les pôles, est divisé  en degrés, minutes et secondes. Le zéro est dans le prolongement de l’équateur céleste et, si la déclinaison est positive, nous sommes dans l’hémisphère Nord. Dans le cas contraire, nous sommes dans l’hémisphère Sud.

Conjonction : une conjonction se produit entre deux astres lorsqu’au cours de leurs trajectoires apparentes ils ont la même longitude céleste.

 
Aphélie : la plus grande distance au Soleil.
 
Distances :
– Les distances sont exprimées dans le système métrique, le mètre abrégé en m, le kilomètre abrégé en km.
– Pour les grandes distances, nous compterons à l’intérieur du système solaire en Unités Astronomiques abrégées en UA. L’Unité Astronomique est le demi-grand axe de l’orbite terrestre atour du Soleil. Elle est égale à 149 597 870 700 km.
Hors système solaire, les distances sont si grandes, qu’il est plus pratique d’utiliser lannée lumière, al en abrégé. l’al vaut 9 460 730 472 580 800 km arrondis à 10 mille milliards de kilomètres.
Pour les objets encore plus lointains, on utilise le parsec (parallaxe/seconde) abrégé en pc. C’est la distance à laquelle est vue l’Unité Astronomique sous un angle d’une seconde d’arc, soit  3,2616 al.
– Pour les objets du ciel profond, situés dans notre Galaxie, on peut trouver des distances exprimées en kiloparsec abrégé en kpc (1 kpc = 1000 pc) et, pour les galaxies lointaines, en mégaparsec abrégé en Mpc (1Mpc = 1 million de pc), voire en gigaparsec abrégé en Gpc (1 Gpc = 1 milliard de pc).
 
Unité de masse :
– La masse solaire, notée M☉  , est égale à la masse du Soleil et est utilisée pour exprimer la masse des étoiles et autres objets massifs.
 
Spectre et taille des étoiles :
Lorsqu’une étoile est observée à travers un instrument appelé Spectroscope, la lumière de celle-ci est décomposée en diverses couleurs allant du violet au rouge sombre et comportant des raies brillantes ou sombres.
Le résultat de l’analyse va nous donner des informations sur la température liée à la couleur et la masse de l’étoile.
Toutes ces étoiles analysées ont donné lieu à une  classification allant des étoiles les plus chaudes émettant principalement dans le violet aux plus froides dont le rayonnement est rouge sombre.
Les températures sont données en degrés Kelvin (° K).
Les étoiles sont donc classées ainsi : W – O – B – A – F – G – K – M – R – N – S et chaque classe est subdivisée en dix tranches allant de 0 à 9. Ainsi, une étoile blanche classée A 0 affiche une température de 10.000 ° K alors qu’une étoile classée A 9 affiche une température de 7.500° K.
spectre-etoilesLes autres classes d’étoiles sont peu lumineuses et ne sont observables qu’avec des instruments spécialisés.
La taille d’une étoile est décrite par une série de chiffres romains et de lettres minuscules qui vont de I pour les grosses à VI pour les plus petites :
I-a : super géante très lumineuse comme Erakis dans Céphée
I-b : super géante moins lumineuse comme Sadalmelek dans le Verseau
II : géante brillante lumineuse comme Pi Aur dans le Cocher
III : géante ordinaire comme Aldébaran dans le Taureau
IV : sous-géante comme Alraï dans Céphée.
V : étoiles naines de la séquence principale comme le Soleil
VI : étoiles sous naines de la séquence principale comme Proxima du Centaure.
 
Magnitudes
Un petit rappel pour les observateurs à l’oeil nu. Lorsqu’il est indiqué la magnitude des planètes ou des étoiles, il s’agit de l’éclat apparent de l’astre nommé.
Pour les astronomes d’avant GALILÉE, les astres qui apparaissaient dans le ciel entre le coucher et une heure après son coucher étaient dits de première grandeur ou encore de magnitude 1.
Les astres apparaissant dans le ciel entre la première heure et la seconde étaient dits de seconde grandeur et ainsi de suite jusqu’à la sixième heure après le coucher du Soleil, ce qui correspond au milieu de la nuit.
Ainsi donc, les étoiles de magnitude 1 sont plus brillantes que celles de magnitude 2 qui sont plus brillantes que celles de magnitude 3 et ainsi de suite jusqu’à celles qui n’apparaissent visibles à l’œil nu en milieu de nuit, c’est à dire de magnitude 6.
La magnitude apparente mesure la fraction de puissance émise par l’astre considéré et reçue par 1 mètre carré de surface terrestre.
Elle est symbolisée par la lettre m et elle est définie comme suit : m = – 2,5 log E + C      c’est la Loi de POGSON.
C’est une constante permettant de mettre en corrélation l’échelle des magnitudes avec celle des grandeurs en mesurant l’éclat de différentes étoiles autour de l’étoile polaire.
L’échelle des magnitudes est décroissante. Ainsi, lorsqu’on rajoute 1 à une magnitude, on divise l’éclat par 2,512.
En clair, une étoile de magnitude 6 est 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 5 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 4 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 3 et ainsi de suite. Si on fait le calcul, une étoile de magnitude 6 tout juste visible à l’oeil nu, est 100 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 1.
 
 
(Ephémérides et Constellation du mois : Yves ETIENNE)