Ephémérides et Constellation du mois

EPHEMERIDES DU MOIS DE NOVEMBRE 2018

(Les horaires sont donnés en Temps Universel (UTC). Pour obtenir l’heure locale rajouter 1 heure).

 
 
Au cours du mois de novembre, dans sa course apparente sur le plan de l’écliptique, notre étoile traverse les constellations de la BALANCE puis celle du SCORPION, pour arriver dans celle d’OPHIUCHUS.
 
La planète MERCURE, visible le soir en début de mois dans la constellation du SCORPION, continue sa course dans le sens direct jusqu’à la constellation d’OPHIUCHUS pour revenir dans le sens rétrograde dans la constellation du SCORPION et arrive, à la fin du mois, dans celle de la BALANCE.
 
La planète VENUS réapparait à l’aube dans la constellation de la VIERGE. Elle atteint son éclat maximum (magnitude -4,69) à la fin du mois.
 
La planète MARS est encore observable en début de soirée dans la constellation du CAPRICORNE.
 
La planète JUPITER, située dans la constellation de la BALANCE puis, en fin de mois, dans celle du SCORPION, est inobservable.
 
La planète SATURNE devient difficile à observer le soir dans la constellation du SAGITTAIRE.
 
La planète URANUS, bien installée dans la constellation du BELIER, est observable toute la nuit.
 
La lointaine planète NEPTUNE, située dans la constellation du VERSEAU, est observable en début de nuit.
   
                                                                                                                           
JEUDI 1er NOVEMBRE :
– C’est la Toussaint;
– A 12h00, s’ouvre le 2.458.424 ème jour Julien.
 
VENDREDI 2 NOVEMBRE :
A 05h09, ne manquez pas le rapprochement entre l’épais croissant lunaire situé à 1° 38′ d’arc au-dessus de l’étoile REGULUS.
 
MARDI 6 NOVEMBRE  :
A 18h00, la planète MERCURE, située dans la constellation du SCORPION, atteint sa plus grande élongation orientale à 23° 19′ d’arc à l’Est du Soleil. La déclinaison -24° 17′ 58″ Sud de la planète, la rend difficile à observer.
 
MERCREDI 7 NOVEMBRE :
– A 16h02, c’est la Nouvelle LUNE dans la constellation de la BALANCE.
A 17h45, la planète MERCURE entre dans la constellation d’OPHIUCHUS.
 
VENDREDI 9 NOVEMBRE :
A 16h10, sur un horizon Ouest bien dégagé peu après le coucher du Soleil, vous avez, d’Ouest en Est : le point brillant JUPITER, 11° plus à l’Est le mince croissant lunaire nimbé de la lumière cendrée et, 5° 46′ d’arc en-dessous, vous pouvez apercevoir la planète MERCURE située elle-même à 1° 48′ d’arc au-dessus de l’étoile ANTARES.
 
SAMEDI 10 NOVEMBRE :
A 05h13, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
 
DIMANCHE 11 NOVEMBRE :
– C’est le centième anniversaire de l’armistice qui mit fin à la première guerre mondiale.
A 02h44, la planète MARS entre dans la constellation du VERSEAU.
 
LUNDI 12 NOVEMBRE :
– A 12h56, c’est le maximum de l’essaim météoritique des Taurides Nord. Cet essaim, rattaché à la comète P2 ENCKE, a son radiant situé dans l’amas des Pléiades. Dotées d’une vitesse très lente (29 km/s), elles peuvent donner lieu à des bolides traversant le ciel.
A 15h12, l’épais croissant lunaire, situé dans la constellation du SAGITTAIRE, franchit le méridien à seulement 25° 12′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
MARDI 13 NOVEMBRE :
– A 02h02, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, est à son minimum d’éclat.
A 04h06, ne manquez pas le lever quasi simultané de l’étoile SPICA et de la planète VENUS. La distance angulaire entre les deux astres est de 1° 27′ d’arc.
 
MERCREDI 14 NOVEMBRE :
– A 03h10, la planète VENUS est stationnaire en Ascension Droite dans la constellation de la VIERGE pour repartir vers l’Est dans le sens direct.
A 15h56, notre satellite, situé dans la constellation du CAPRICORNE, passe par son apogée, à une distance géocentrique de 404.339 km.
 
JEUDI 15 NOVEMBRE :
– A 14h54, le Premier Quartier de LUNE se produit dans la constellation du CAPRICORNE.
A 22h51, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
 
SAMEDI 17 NOVEMBRE :
A 18h11, c’est le maximum de l’essaim météoritique des Léonides. Ce sont des météorites très rapides avec une vitesse de pénétration de 71 km/s. Le radiant a pour coordonnées équatoriales : A.D. = 10h08min. D = +22°.
 
DIMANCHE 18 NOVEMBRE :
A 19h40, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
 
MARDI 20 NOVEMBRE :
A 20h56, la planète JUPITER entre dans la constellation du SCORPION.
 
MERCREDI 21 NOVEMBRE :
A 16h29, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, atteint son éclat minimum.
 
VENDREDI 23 NOVEMBRE :
– A 05h39, c’est la Pleine LUNE dans la constellation du TAUREAU.
A 16h10, le Soleil entre dans la constellation du SCORPION.
A 19h59, la LUNE se rapproche à 1° 02′ au-dessus de l’étoile ALDEBARAN.
 
SAMEDI 24 NOVEMBRE :
A 03h43, la planète JUPITER atteint son apogée à 6,34747 UA dans la constellation du SCORPION, soit une distance géocentrique de 949 millions 569 mille 622 km.
 
DIMANCHE 25 NOVEMBRE :
– A 00h52, la grosse LUNE gibbeuse franchit le méridien à 67° 42′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud dans la constellation du TAUREAU.
A 07h26, la planète NEPTUNE est stationnaire en Ascension Droite dans la constellation du VERSEAU et repart vers l’Est dans le sens direct.
A 07h31, la planète MERCURE entre dans la constellation du SCORPION.
 
LUNDI 26 NOVEMBRE :
– A 06h34, la planète JUPITER est en conjonction avec le Soleil dans la constellation du SCORPION.
A 12h10, la LUNE gibbeuse, située dans la constellation des GEMEAUX, passe par son périgée, à une distance géocentrique de 366.619 km.
A 23h17, la planète MERCURE, située dans la constellation du SCORPION, passe au périgée à 0,67799 UA.
 
MARDI 27 NOVEMBRE :
A 09h15, la planète MERCURE est en conjonction inférieure avec le Soleil dans la constellation du SCORPION. Si nous pouvions voir à travers le Soleil, nous verrions MERCURE, le Soleil et JUPITER sensiblement alignés.
 
JEUDI 29 NOVEMBRE :
A 05h40, la planète MERCURE entre dans la constellation de la BALANCE et passe par son périhélie à 08h46 à une distance héliocentrique de 0,30749 UA.
 
VENDREDI 30 NOVEMBRE :
– A 00h19, le Dernier Quartier de LUNE se produit dans la constellation du LION.
A 04h16, le Soleil entre dans la constellation d’OPHIUCHUS.
A 12h00, la planète VENUS atteint son éclat maximum (magnitude -4,69) dans la constellation de la VIERGE.
 
 
 

LA CONSTELLATION DU MOIS : L’ERIDAN

              Eridan (fr.wikipedia.org)(source image : fr.wikipedia.org)
Eirdan (nintendomaine.com)(source image : nintendomaine.com)       
                                                                  

La constellation de l’ERIDAN est une constellation australe partiellement visible depuis le Sud de la France.

Son nom latin est Eridanus, son génitif est Eridani et son abréviation astronomique est Eri.

On y compte pas moins de 300 étoiles de magnitude inférieure ou égale à 6 dont plus d’une centaine d’étoiles visibles à l’oeil nu à partir du Sud de la France.

Elle représente le Dieu fleuve Eridan, fils d’Océanos. C’était pour les Grecs le grand fleuve du temps qui entoure la Terre.

C’est de l’Eridan que jaillirent les iles éternelles des Bienheureux.

C’est dans ses eaux que se noya le malheureux Phaéton qui avait voulu conduire le char du Soleil. Ses soeurs, nommées les Héliades, le pleurèrent tant qu’elles furent transformées en peupliers et leurs larmes devinrent l’ambre.

Pour les Egyptiens, c’était la représentation céleste du Nil.

La constellation de l’Eridan est une constellation principalement située dans l’hémisphère Sud.

Elle est limitée à l’Ouest par les constellations de la BALEINE, du FOURNEAU et du PHENIX par 01h 25min en Ascension Droite.

Elle est limitée au Nord  par les constellations du TAUREAU et d’ORION par +00° 22′ en Déclinaison.
Les constellations d’ORION, du LIEVRE, du BURIN et de l’HORLOGE forment la limite orientale par 05h 12min en Ascension Droite.
La limite Sud, inaccessible depuis l’Europe mais visible depuis le temple d’Hathor dans la ville antique de DENDERAH en Egypte, est la constellation de l’HYDRE MALE par -57° 35′ en Déclinaison.
 
C’est la plus longue des constellations. Elle couvre  1158 degrés carrés, ce qui la place, par sa surface, au 6 ème rang des constellations. Du fait de sa longueur, elle est à la fois équatoriale et circumpolaire par l’hémisphère austral.
 
Cette constellation filiforme n’est pas facile à mettre en évidence. Nous partons du pied droit de la constellation d’Orion, marqué par l’étoile β Ori, alias Rigel.
 
Vers le Nord-Ouest, nous trouvons l’étoile β (bêta) Eri, alias Cursa, ce qui signifie « le marchepied » (d’Orion). Cette étoile géante blanche, de magnitude 2,78 est une variable intrinsèque entre les magnitudes 2,72 et 2,80. Cette étoile géante, pesant 2,6 fois la masse de notre Soleil, est sur le point de quitter la séquence principale pour entamer la fusion de l’hélium, ce qui donne cette variation de luminosité. C’est à proximité de cette étoile que nous trouvons la nébuleuse par réflexion IC 2118 dite de la tête de la sorcière.
 
Nous partons vers l’Ouest jusqu’à la constellation de la BALEINE avant de plonger vers le Sud. Chemin faisant, nous trouvons les étoiles très voisines visuellement ο (omicron) 1 alias Beid, ce qui peut se traduire par « l’oeuf » (d’autruche) et ο (omicron) 2 alias Keid, qui signifie « la coquille » en arabe.
L’étoile ο 1 Eri, de magnitude 4,4 est une étoile géante blanc jaunâtre, de type spectral F0 III. Elle est distante de 122 al.
L‘étoile ο 2 Eri est un système triple. L’étoile principale ο 2 Eri A, de magnitude 4,5 est une naine orange légèrement plus petite que le Soleil. Elle est accompagnée par l’étoile ο 2 Eri B, une naine blanche de magnitude 9,7 qui en fait le tour en 248 années, elle-même accompagnée par ο 2 Eri C, une naine rouge de magnitude 10,8, chaque étoile gravitant à environ 4 UA de leur centre de masse. Le système a une magnitude globale de 4,33 et se situe à 16 AL de nous.
 
A 7° au Sud-Ouest, on arrive à l’étoile γ (gamma) Eri alias Zaurak, qui signifie « le bateau » en arabe. C’est une étoile géante rouge variant entre les magnitudes 2,88 et 2,96. Son type spectral M1 III b – Ca1 nous donne une température de surface de 3850 ° K, un diamètre de 91 millions de km, une luminosité 860 fois supérieure à celle de notre étoile et une distance de 221 al.
 
A 5° vers le Nord-Ouest, nous arrivons sur l’étoile rouge orangé δ (delta) Eri, alias Rana, qui signifie en latin « la grenouille ». Cette étoile varie entre les magnitudes 3,51 et 3,56 et est distante de 29 al.
 
En partant 2° et demi vers l’Ouest , se trouve l’étoile ε (epsilon) Eri, alias Sadira ou encore Ran. Cette étoile naine orange de magnitude 3,72 est située à 10 al. C’est le système planétaire comptant au moins 2 exoplanètes le plus proche connu. Elle fut l’une des premières étoiles épiée par le programme SETI dans le cadre de la recherche d’une éventuelle civilisation extraterrestre.
 
En prolongeant cet alignement de 9° vers l’Ouest, nous arrivons à la limite de la constellation de la Baleine avec l’étoile η (êta) Eri, alias Azha, ce qui signifie en Persan « le nid » (de l’autruche). Cette étoile géante rouge orangé, de magnitude 3;89 est distante de 133 al.
 
A partir de l’étoile Asha, nous descendons de 10° plein Sud le long de la frontière avec la constellation de la Baleine. Nous arrivons sur une étoile de magnitude 4,47. L’étoile τ (tau) 1 Eri est une étoile naine jaune pâle, distante de 46 al. Elle porte le numéro 1 de la numération de l’astronome Johan Bayer, ce qui veut dire que c’est l’étoile le plus à l’Est de la constellation de l’Eridan.
Devant la multitude d’étoiles composant cette si longue constellation, Bayer fut contraint de répéter plusieurs fois la même lettre grecque pour désigner des étoiles différentes mais d’éclat semblable. C’est ainsi que nous nous retrouvons avec 9 étoiles portant la lettre τ (tau).
 
En dessous de τ1 Eri, le fleuve Eridan dessine une courbe d’un quart de cercle avec les étoiles τ2, τ3, τ4, τ5, τ6, τ7, τ8 et τ9 le ramenant vers l’Est.
 
Située à 27° vers l’Est-Sud-Est de l’étoile τ (tau) 1 Eridani, nous arrivons à une courbe inverse de la précédente marquée par 4 étoiles désignées par la lettre grrecque υ (upsilon), les étoiles υ (upsilon) 1, 2, 3 et 4.
L’étoile υ1 Eri est une géante rouge orangé de magnitude 4,49, d’un diamètre 7 fois et demi plus grand que celui de notre Soleil, située à 124 al.
A 1° plus au Sud, l’étoile υ2 Eri, alias Temin, qui peut se traduire par « les jumeaux » en raison de sa proximité avec l’étoile υ1. C’est une étoile géante jaune orangé, de magnitude 3,82, d’un diamètre 11 fois plus grand que celui de notre Soleil. Elle est située à 209 al.
A 4° vers le Sud-Ouest, nous arrivons sur l’étoile géante orange de magnitude 3,97,  υ3 Eri, alias Bemim, située à 273 al.
A 1° et demi vers l’Ouest de l’étoile υ3 Eri, nous arrivons sur l’étoile υ4 Eri, une sous géante blanche de magnitude 3,55 distante de 178 al.
 
Enfin, j’arrêterais le cheminement dans cette constellation à cette étoile υ (upsilon) 4 Eri car nous sommes à 33 degrés sous l’équateur céleste et je doute fort que nous puissions la voir sous nos latitudes.
Toutefois, je lance un appel aux « canonniers » du Club Ajaccien d’Astronomie afin de déterminer jusqu’à quel point on peut descendre au Sud à partir des télescopes du site de Vignola.
 
 
 

 LES OBJETS DU CIEL PROFOND DANS LA CONSTELLATION DE L’ERIDAN

 La constellation de l’Eridan contient 352 galaxies de magnitude inférieure à 14, donc accessibles à nos instruments, mais la plupart se trouvent trop basses, voire sous l’horizon, pour être visibles au télescope.

D’autre part, c’est dans la constellation de l’Eridan que fut découvert le « point froid de l’Univers », un vide sans galaxie qui s’étend sur plus d’un milliard d’années-lumière de diamètre.

tableau-éphémérides

 

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RAPPEL DU SENS DES ABRÉVIATIONS UTILISÉES ET DEFINITIONS :

Les Coordonnées célestes sont indiquées sous les termes suivants :
– La longitude d’un astre est l’Ascension Droite exprimée en heures, minutes et secondes à partir du point vernal (point où la trajectoire apparente du Soleil dans le plan de l’écliptique franchit, dans le sens Sud Nord, le plan de l’équateur céleste au printemps) et abrégée en A.D. comme sur le cadran de la montre dont minuit est le zéro.
– La latitude d’un astre est la Déclinaison exprimée en degrés ° , minutes et secondes ‘ ‘  d’arc. Le demi-cercle, dont l’axe passe par les pôles, est divisé  en degrés, minutes et secondes. Le zéro est dans le prolongement de l’équateur céleste et, si la déclinaison est positive, nous sommes dans l’hémisphère Nord. Dans le cas contraire, nous sommes dans l’hémisphère Sud.

Conjonction : une conjonction se produit entre deux astres lorsqu’au cours de leurs trajectoires apparentes ils ont la même longitude céleste.

 
Aphélie : la plus grande distance au Soleil.
 
Distances :
– Les distances sont exprimées dans le système métrique, le mètre abrégé en m, le kilomètre abrégé en km.
– Pour les grandes distances, nous compterons à l’intérieur du système solaire en Unités Astronomiques abrégées en UA. L’Unité Astronomique est le demi-grand axe de l’orbite terrestre atour du Soleil. Elle est égale à 149 597 870 700 km.
Hors système solaire, les distances sont si grandes, qu’il est plus pratique d’utiliser lannée lumière, al en abrégé. l’al vaut 9 460 730 472 580 800 km arrondis à 10 mille milliards de kilomètres.
Pour les objets encore plus lointains, on utilise le parsec (parallaxe/seconde) abrégé en pc. C’est la distance à laquelle est vue l’Unité Astronomique sous un angle d’une seconde d’arc, soit  3,2616 al.
– Pour les objets du ciel profond, situés dans notre Galaxie, on peut trouver des distances exprimées en kiloparsec abrégé en kpc (1 kpc = 1000 pc) et, pour les galaxies lointaines, en mégaparsec abrégé en Mpc (1Mpc = 1 million de pc), voire en gigaparsec abrégé en Gpc (1 Gpc = 1 milliard de pc).
 
Unité de masse :
– La masse solaire, notée M☉  , est égale à la masse du Soleil et est utilisée pour exprimer la masse des étoiles et autres objets massifs.
 
Spectre et taille des étoiles :
Lorsqu’une étoile est observée à travers un instrument appelé Spectroscope, la lumière de celle-ci est décomposée en diverses couleurs allant du violet au rouge sombre et comportant des raies brillantes ou sombres.
Le résultat de l’analyse va nous donner des informations sur la température liée à la couleur et la masse de l’étoile.
Toutes ces étoiles analysées ont donné lieu à une  classification allant des étoiles les plus chaudes émettant principalement dans le violet aux plus froides dont le rayonnement est rouge sombre.
Les températures sont données en degrés Kelvin (° K).
Les étoiles sont donc classées ainsi : W – O – B – A – F – G – K – M – R – N – S et chaque classe est subdivisée en dix tranches allant de 0 à 9. Ainsi, une étoile blanche classée A 0 affiche une température de 10.000 ° K alors qu’une étoile classée A 9 affiche une température de 7.500° K.
spectre-etoilesLes autres classes d’étoiles sont peu lumineuses et ne sont observables qu’avec des instruments spécialisés.
La taille d’une étoile est décrite par une série de chiffres romains et de lettres minuscules qui vont de I pour les grosses à VI pour les plus petites :
I-a : super géante très lumineuse comme Erakis dans Céphée
I-b : super géante moins lumineuse comme Sadalmelek dans le Verseau
II : géante brillante lumineuse comme Pi Aur dans le Cocher
III : géante ordinaire comme Aldébaran dans le Taureau
IV : sous-géante comme Alraï dans Céphée.
V : étoiles naines de la séquence principale comme le Soleil
VI : étoiles sous naines de la séquence principale comme Proxima du Centaure.
 
Magnitudes
Un petit rappel pour les observateurs à l’oeil nu. Lorsqu’il est indiqué la magnitude des planètes ou des étoiles, il s’agit de l’éclat apparent de l’astre nommé.
Pour les astronomes d’avant GALILÉE, les astres qui apparaissaient dans le ciel entre le coucher et une heure après son coucher étaient dits de première grandeur ou encore de magnitude 1.
Les astres apparaissant dans le ciel entre la première heure et la seconde étaient dits de seconde grandeur et ainsi de suite jusqu’à la sixième heure après le coucher du Soleil, ce qui correspond au milieu de la nuit.
Ainsi donc, les étoiles de magnitude 1 sont plus brillantes que celles de magnitude 2 qui sont plus brillantes que celles de magnitude 3 et ainsi de suite jusqu’à celles qui n’apparaissent visibles à l’œil nu en milieu de nuit, c’est à dire de magnitude 6.
La magnitude apparente mesure la fraction de puissance émise par l’astre considéré et reçue par 1 mètre carré de surface terrestre.
Elle est symbolisée par la lettre m et elle est définie comme suit : m = – 2,5 log E + C      c’est la Loi de POGSON.
C’est une constante permettant de mettre en corrélation l’échelle des magnitudes avec celle des grandeurs en mesurant l’éclat de différentes étoiles autour de l’étoile polaire.
L’échelle des magnitudes est décroissante. Ainsi, lorsqu’on rajoute 1 à une magnitude, on divise l’éclat par 2,512.
En clair, une étoile de magnitude 6 est 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 5 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 4 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 3 et ainsi de suite. Si on fait le calcul, une étoile de magnitude 6 tout juste visible à l’oeil nu, est 100 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 1.
 
 
(Ephémérides et Constellation du mois : Yves ETIENNE)