Ephémérides et Constellation du mois

 

EPHEMERIDES DU MOIS DE JUILLET 2019

(Les horaires sont donnés en Temps Universel (UTC). Pour obtenir l’heure locale rajouter 2 heures).

 
Au cours de ce mois de juillet, le SOLEIL passe de la constellation des GEMEAUX à celle du CANCER.
 
La planète MERCURE suit une trajectoire inverse à celle du Soleil. Elle passe de la constellation du CANCER à celle des GEMEAUX.
 
La planète VENUS est encore visible peu avant l’aube au début du mois. Elle quitte la constellation du TAUREAU pour traverser celle des GEMEAUX et arrive, en fin de mois, dans la constellation du CANCER.
 
La planète MARS n’est plus observable dans les dernières lueurs du couchant. Elle est située dans la constellation du CANCER avant d’arriver, en fin de mois, dans la constellation du LION.
 
La planète JUPITER est la reine de la nuit dans la constellation d’OPHIUCHUS.
 
La planète SATURNE est visible toute la nuit dans la constellation du SAGITTAIRE.
 
La planète URANUS est observable en seconde partie de nuit dans la constellation du BELIER.
 
La lointaine planète NEPTUNE est à rechercher, dès le milieu de la nuit, dans la constellation du VERSEAU.
   
                                                                                                                           
LUNDI 1er JUILLET :
A midi T.U., s’ouvre le jour julien n° 2.458.666.
 
MARDI 2 JUILLET :
– A 12h00, c’est le milieu de l’année.
A 19h16, c’est la Nouvelle LUNE dans la constellation des GEMEAUX. A cette occasion, une éclipse totale de Soleil se produit. Elle commence à 16h55 au milieu de l’océan Pacifique Sud pour traverser le CHILI à la hauteur de l’observatoire de LA SILLA, puis passer au-dessus de l’ARGENTINE au niveau de la ville de SAN JUAN et finir à 21h51 dans l’océan Atlantique Sud. La totalité a lieu entre 18h01 et 20h44, elle dure 4 min 32 s sur le lieu d’observation et la bande de totalité est large de 200 km.
A 22h56, le satellite TITAN atteint son élongation orientale à 03′ 02″ d’arc à l’Est de la planète SATURNE.
 
MERCREDI 3 JUILLET  :
A 23h11, la planète VENUS entre dans la constellation des GEMEAUX.
 
JEUDI 4 JUILLET :
A 22h10, notre planète la TERRE passe à son aphélie à 1,016754345 UA. C’est le point de son orbite le plus éloigné du Soleil. Nous sommes, à cet instant, situés à 152 millions 104 mille 285 km du Soleil et notre vitesse orbitale est la plus faible de l’année à 105.444 km/h. Ne le dites pas au premier ministre, il serait capable de nous faire sauter le permis de conduire.
 
VENDREDI 5 JUILLET :
A 04h59, la LUNE, située dans la constellation du CANCER, passe au périgée à une distance géocentrique de 363.726 km.
 
DIMANCHE 7 JUILLET :
– A 04h34, la planète MERCURE est stationnaire en Ascension Droite dans la constellation du CANCER puis repart vers l’Ouest dans le sens rétrograde.
A 07h00, MERCURE passe à son aphélie (sa plus grande distance au Soleil) à une distance héliocentrique de 0,46670 UA, soit 69.817.504 km du Soleil. A cet instant, la vitesse orbitale de la planète MERCURE est la plus faible de son orbite 38,9 km/s, soit 140.040 km/h.
 
MARDI 9 JUILLET :
– A 02h02, l’étoile β Persei alias ALGOL atteint son minimum d’éclat.
A 10h55, le Premier Quartier de LUNE se produit dans la constellation de la VIERGE.
A 17h08, la planète SATURNE, située dans la constellation du SAGITTAIRE, est à l’opposition. Elle passe au périgée au plus près de la Terre à 20h37 à 9,03279 UA.
 
MERCREDI 10 JUILLET :
A 23h33, le satellite TITAN atteint son élongation occidentale à 03′ 11″ d’arc à l’Ouest de la planète SATURNE.

JEUDI 11 JUILLET :
A 22h50, l’étoile β Persei alias ALGOL atteint son éclat minimum.
 
VENDREDI 12 JUILLET :
– A 04h48, la planète naine PLUTON, située dans la constellation du SAGITTAIRE, est au plus près de la TERRE à 32,82148 UA. Pour mémoire, 1 Unité Astronomique (UA) = 149.597.870,691 km.
 
SAMEDI 13 JUILLET :
A 19h27, peu après le coucher du Soleil, ne manquez pas le rapprochement de la LUNE surplombant de 1° 32′ d’arc la planète JUPITER dans la constellation d’OPHIUCHUS.
 
DIMANCHE 14 JUILLET :
– C’est la fête nationale.
A 14h51, la planète naine PLUTON, située dans la constellation du SAGITTAIRE, est à l’opposition avec le Soleil.
 
LUNDI 15 JUILLET :
A 22h42, notre satellite, situé dans la constellation du SAGITTAIRE, franchit le méridien au plus bas à 24° 06′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
MARDI 16 JUILLET :
– A 13h32, il y a 50 ans déjà, s’envolaient pour la Lune Neil ARMSTRONG, Buzz ALDRIN et Michael COLLINS de la mission APPOLLO XI.
A 21h38, c’est la Pleine LUNE dans la constellation du SAGITTAIRE. A cette occasion une éclipse partielle de LUNE est visible à BASTIA. A 18h51, lorsque la Lune se lève à Bastia au-dessus de la mer Tyrrhénienne, le disque lunaire entièrement visible est déjà entamé sur son côté oriental par la pénombre. L’entrée dans l’ombre se produit à 20h 01mn 30s. Le maximum de l’éclipse se produit à 21h 31min 40s, la sortie de l’ombre se produit à 22h 59min 42s et la fin de l’éclipse se produit le mercredi 17 juillet à 00h 17min 36s.
 
JEUDI 18 JUILLET :
– A 10h52, la planète MERCURE, située dans la constellation du CANCER, passe au périgée à 0,57635 UA, soit une distance géocentrique de 86.221.109 km.
A 20h16, le satellite TITAN atteint son élongation orientale à 03′ 02″ d’arc à l’Est de la planète SATURNE.
 
VENDREDI 19 JUILLET :
A 20h29, la planète JUPITER passe au méridien. Vous pouvez voir, d’Ouest en Est, les satellites Ganymède, Io, au milieu la planète Jupiter, puis les satellites Europe et Callisto.
 
SAMEDI 20 JUILLET :
– A 20h18, il y a 50 ans, le module lunaire EAGLE se posait sur la LUNE.
A 23h58, la LUNE, située dans la constellation du VERSEAU, passe à l’apogée à une distance géocentrique de 405.480 km.
 
DIMANCHE 21 JUILLET :
– A 06h52, le SOLEIL entre dans la constellation du CANCER.
A 12h34, la planète MERCURE, située dans la constellation du CANCER, est en conjonction inférieure avec le Soleil.
 
LUNDI 22 JUILLET :
A 01h52, la planète MERCURE entre dans la constellation des GEMEAUX.
 
MERCREDI 24 JUILLET :
Il y a un demi-siècle, la mission APPOLLO XI amerrissait dans l’océan Pacifique à 16h50 avec tout son équipage et 21,5 kg d’échantillons de roches lunaires.
 
JEUDI 25 JUILLET :
A 01h18, le Dernier Quartier de LUNE se produit dans la constellation de la BALEINE.
 
VENDREDI 26 JUILLET :
– L’équation de temps atteint son second maximum de l’année. Le midi solaire vrai est décalé de 6min et 33s en retard sur le midi solaire moyen. Ainsi à Bastia, le Soleil franchit le méridien à 11h29 au lieu de 11h22.
A 12h51, la planète VENUS entre dans la constellation du CANCER.
Entre 19h30 et 20h08 les 4 satellites galiléens se présentent simultanément à leur élongation maximale. Les satellites Io, Ganymède et Callisto sont à l’Ouest de Jupiter et Europe est à l’Est.
A 20h50, le satellite TITAN atteint son élongation occidentale à 03′ 10″ d’arc à l’Ouest de la planète SATURNE.
 
LUNDI 29 JUILLET :
A 03h43, l’étoile β Persei alias ALGOL atteint sa magnitude minimale à 3,39 alors que son maximum d’éclat est de 2,11.
 
MARDI 30 JUILLET :
A 05h20, la planète MARS entre dans la constellation du LION.
A 09h49, le cil d’or de la LUNE, situé dans la constellation des GEMEAUX, franchit le méridien au plus haut à 69° 20′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
MERCREDI 31 JUILLET :
A 18h58, la planète MERCURE est stationnaire en Ascension Droite dans la constellation des GEMEAUX puis repart vers l’Est dans le sens direct.
 
 
 

LA CONSTELLATION DU MOIS : LA COURONNE AUSTRALE

      Corona_australis (fr.wikipedia.org)  (crédit image : fr.wikipedia.org)      
                                                         

Après la présentation de la constellation de la COURONNE BOREALE le mois dernier, voici la constellation de la COURONNE AUSTRALE.

Située entièrement dans l’hémisphère Sud, en bordure de la Voie lactée, cette petite constellation australe est connue depuis la plus haute antiquité. Elle est déjà décrite par l’astronome et médecin Eudoxe de CNIDE vers 380 Av. J.C. puis dans l’oeuvre du poète grec ARATOS DE SOLES « Les Phénomènes » et répertoriée par Claude PTOLEMEE dans son ALMAGESTE.

Sa forme en arc de cercle fait penser à la constellation de la Couronne Boréale. Elle représente la couronne du centaure CHIRON alias LE SAGITTAIRE.

Elle est limitée à l’Ouest par la queue du SCORPION par 17h 58min en Ascension Droite.

Au Nord et à l’Est c’est la constellation du SAGITTAIRE qui la borde par -36° 48′ en Déclinaison et 19h 19min 50s en Ascension Droite.
Au sud ce sont les constellations modernes du TELESCOPE et de l’AUTEL (ARA en latin) qui en forment la limite par -45° 31′ 40″ en Déclinaison.
 
Elle couvre ainsi 128 degrés carrés, ce qui la place au 80ème rang des constellations par sa taille.
 
Son nom latin est Corona Australis, le génitif est Coronae Australis et son abréviation astronomique est CrA.
 
La constellation de la Couronne Australe compte 46 étoiles visibles à l’oeil nu par nuit bien noire. C’est une condition indispensable car ce sont des étoiles faibles.
 
La plus brillante, de magnitude 4,11 est l’étoile α (alpha) CrA alias Alfeca Meridiana en référence à l’étoile α Corona Borealis. C’est une étoile sous géante blanche distante de 129 al.
 
A 1° 26′ d’arc au Sud de α CrA, brille une étoile de magnitude 4,10 ; c’est β (bêta) CrA. C’est une étoile géante jaune orange, de type spectral K0 II/III CN, ce qui signifie qu’elle a pratiquement brûlé son hydrogène et qu’elle en est au cycle Carbone-Azote. Elle est distante de 508 al.
 
A 1° 11′  au Sud-Sud-Ouest, brille l’étoile δ (delta) CrA, de magnitude 4,57. C’est une étoile géante jaune orangé distante de 174 al.
 
En continuant de 2° vers le Sud-Ouest, on arrive sur ζ (dzêta) CrA, une étoile sous géante blanche, de magnitude visuelle de 4,74, distante de 184 al.
 
A 5° 30 plein Ouest en direction de la constellation du Scorpion, l’étoile θ (thêta) CrA marque l’extrémité Sud-Ouest de la Couronne Australe. C’est une étoile géante jaune, de magnitude 4,62, distante de 867 al.
 
En repartant de l’étoile α CrA, à 1° vers le Nord-Ouest, en bordure de la constellation du Sagittaire, brille l’étoile double γ (gamma) CrA. La magnitude combinée des deux composantes est de 4,23. L’étoile principale est une sous géante blanc jaune, de type spectral F7 IV et de magnitude 5,032. Le compagnon, séparé de 1,9″ d’arc, est de même type spectral que la principale. Sa magnitude est de 5,099 et sa période est de 121 ans. Le couple est situé à 58 al.
 
A 1° 30′ d’arc vers l’Ouest, vous trouverez l’étoile ε (epsilon) CrA, de magnitude 4,83, située à 97 al. C’est une étoile variable binaire à éclipse avec une très courte période de 14 heures et 11 minutes. Cela veut dire que les deux étoiles sont pratiquement au contact l’une de l’autre. La principale est une étoile blanc jaune de 1,8 masse solaire et le compagnon, orbitant à la limite de ROCHE de l’étoile principale, a une masse de 0,24 masse solaire. Elle varie entre les magnitudes 4,74 et 5,00.
 
En continuant à 3° vers le Sud-Sud-Ouest dans la direction de la queue du Scorpion, nous arrivons sur l’étoile λ (lambda) CrA de magnitude 5,11 qui marque l’extrémité Nord-Ouest de la Couronne Australe. C’est une étoile triple située à 202 al. L’étoile principale A est une étoile naine blanc bleu faisant 2,17 fois la masse et 2,44 fois le diamètre du Soleil. Le compagnon B, de magnitude 9,61, est de couleur orange et le compagnon C, beaucoup plus petit, est une naine rouge.
 

OBJETS DU CIEL PROFOND DANS LA COURONNE AUSTRALE

tableau-éphéméridesNGC 6541(NGC 6541)

NGC 6729(NGC 6729)

 
 

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RAPPEL DU SENS DES ABRÉVIATIONS UTILISÉES ET DEFINITIONS :

Les Coordonnées célestes sont indiquées sous les termes suivants :
– La longitude d’un astre est l’Ascension Droite exprimée en heures, minutes et secondes à partir du point vernal (point où la trajectoire apparente du Soleil dans le plan de l’écliptique franchit, dans le sens Sud Nord, le plan de l’équateur céleste au printemps) et abrégée en A.D. comme sur le cadran de la montre dont minuit est le zéro.
– La latitude d’un astre est la Déclinaison exprimée en degrés ° , minutes et secondes ‘ ‘  d’arc. Le demi-cercle, dont l’axe passe par les pôles, est divisé  en degrés, minutes et secondes. Le zéro est dans le prolongement de l’équateur céleste et, si la déclinaison est positive, nous sommes dans l’hémisphère Nord. Dans le cas contraire, nous sommes dans l’hémisphère Sud.

Conjonction : une conjonction se produit entre deux astres lorsqu’au cours de leurs trajectoires apparentes ils ont la même longitude céleste.

 
Aphélie : la plus grande distance au Soleil.
 
Distances :
– Les distances sont exprimées dans le système métrique, le mètre abrégé en m, le kilomètre abrégé en km.
– Pour les grandes distances, nous compterons à l’intérieur du système solaire en Unités Astronomiques abrégées en UA. L’Unité Astronomique est le demi-grand axe de l’orbite terrestre atour du Soleil. Elle est égale à 149 597 870 700 km.
Hors système solaire, les distances sont si grandes, qu’il est plus pratique d’utiliser lannée lumière, al en abrégé. l’al vaut 9 460 730 472 580 800 km arrondis à 10 mille milliards de kilomètres.
Pour les objets encore plus lointains, on utilise le parsec (parallaxe/seconde) abrégé en pc. C’est la distance à laquelle est vue l’Unité Astronomique sous un angle d’une seconde d’arc, soit  3,2616 al.
– Pour les objets du ciel profond, situés dans notre Galaxie, on peut trouver des distances exprimées en kiloparsec abrégé en kpc (1 kpc = 1000 pc) et, pour les galaxies lointaines, en mégaparsec abrégé en Mpc (1Mpc = 1 million de pc), voire en gigaparsec abrégé en Gpc (1 Gpc = 1 milliard de pc).
 
Unité de masse :
– La masse solaire, notée M☉  , est égale à la masse du Soleil et est utilisée pour exprimer la masse des étoiles et autres objets massifs.
 
Spectre et taille des étoiles :
Lorsqu’une étoile est observée à travers un instrument appelé Spectroscope, la lumière de celle-ci est décomposée en diverses couleurs allant du violet au rouge sombre et comportant des raies brillantes ou sombres.
Le résultat de l’analyse va nous donner des informations sur la température liée à la couleur et la masse de l’étoile.
Toutes ces étoiles analysées ont donné lieu à une  classification allant des étoiles les plus chaudes émettant principalement dans le violet aux plus froides dont le rayonnement est rouge sombre.
Les températures sont données en degrés Kelvin (° K).
Les étoiles sont donc classées ainsi : W – O – B – A – F – G – K – M – R – N – S et chaque classe est subdivisée en dix tranches allant de 0 à 9. Ainsi, une étoile blanche classée A 0 affiche une température de 10.000 ° K alors qu’une étoile classée A 9 affiche une température de 7.500° K.
spectre-etoilesLes autres classes d’étoiles sont peu lumineuses et ne sont observables qu’avec des instruments spécialisés.
La taille d’une étoile est décrite par une série de chiffres romains et de lettres minuscules qui vont de I pour les grosses à VI pour les plus petites :
I-a : super géante très lumineuse comme Erakis dans Céphée
I-b : super géante moins lumineuse comme Sadalmelek dans le Verseau
II : géante brillante lumineuse comme Pi Aur dans le Cocher
III : géante ordinaire comme Aldébaran dans le Taureau
IV : sous-géante comme Alraï dans Céphée.
V : étoiles naines de la séquence principale comme le Soleil
VI : étoiles sous naines de la séquence principale comme Proxima du Centaure.
 
Magnitudes
Un petit rappel pour les observateurs à l’oeil nu. Lorsqu’il est indiqué la magnitude des planètes ou des étoiles, il s’agit de l’éclat apparent de l’astre nommé.
Pour les astronomes d’avant GALILÉE, les astres qui apparaissaient dans le ciel entre le coucher et une heure après son coucher étaient dits de première grandeur ou encore de magnitude 1.
Les astres apparaissant dans le ciel entre la première heure et la seconde étaient dits de seconde grandeur et ainsi de suite jusqu’à la sixième heure après le coucher du Soleil, ce qui correspond au milieu de la nuit.
Ainsi donc, les étoiles de magnitude 1 sont plus brillantes que celles de magnitude 2 qui sont plus brillantes que celles de magnitude 3 et ainsi de suite jusqu’à celles qui n’apparaissent visibles à l’œil nu en milieu de nuit, c’est à dire de magnitude 6.
La magnitude apparente mesure la fraction de puissance émise par l’astre considéré et reçue par 1 mètre carré de surface terrestre.
Elle est symbolisée par la lettre m et elle est définie comme suit : m = – 2,5 log E + C      c’est la Loi de POGSON.
C’est une constante permettant de mettre en corrélation l’échelle des magnitudes avec celle des grandeurs en mesurant l’éclat de différentes étoiles autour de l’étoile polaire.
L’échelle des magnitudes est décroissante. Ainsi, lorsqu’on rajoute 1 à une magnitude, on divise l’éclat par 2,512.
En clair, une étoile de magnitude 6 est 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 5 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 4 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 3 et ainsi de suite. Si on fait le calcul, une étoile de magnitude 6 tout juste visible à l’oeil nu, est 100 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 1.
 
 
(Ephémérides et Constellation du mois : Yves ETIENNE)