Ephémérides et Constellation du mois

EPHEMERIDES DU MOIS DE JANVIER 2019

(Les horaires sont donnés en Temps Universel (UTC). Pour obtenir l’heure locale rajouter 1 heure).

 
PACE E SALUTE, BONNE ET HEUREUSE ANNEE A TOUS.
 
La course apparente de notre étoile sur le plan de l’écliptique passe de la constellation du SAGITTAIRE à celle du CAPRICORNE au cours de ce mois.
 
La planète MERCURE est visible peu après le coucher du Soleil au début du mois dans la constellation d’OPHIUCHUS, puis elle devient inobservable en accompagnant le Soleil dans les constellations du SAGITTAIRE et du CAPRICORNE.
 
La planète VENUS, avec sa magnitude de – 4,40, est le phare de l’aube. Elle passe de la constellation de la BALANCE à celle du SCORPION puis dans la constellation d’OPHIUCHUS pour arriver dans la constellation du SAGITTAIRE au dernier jour du mois.
 
La planète MARS est visible le soir au Sud-Ouest dans la constellation des POISSONS.
 
La planète JUPITER, située dans la constellation d’OPHIUCHUS, réapparait dans le ciel de l’aube.
 
Ne cherchez pas la planète SATURNE, située dans la constellation du SAGITTAIRE. Elle est trop près du Soleil pour être observable. Elle nous reviendra dans le ciel de l’aube en toute fin de mois.
 
La planète URANUS, située dans la constellation des POISSONS, est visible dans les mêmes conditions que la planète MARS.
 
La lointaine planète NEPTUNE est à chercher le soir dans la constellation du VERSEAU.
   
                                                                                                                           
MARDI 1er JANVIER :
– L’année s’ouvre sur un joli spectacle. A 06h06, dans le ciel de l’aube, ne manquez pas le mince croissant lunaire nimbé de sa lumière cendrée dans la constellation de la BALANCE, suivi de la planète VENUS brillante de tous ses feux, puis la planète JUPITER, située dans la constellation d’OPHIUCHUS et, fermant la marche, la planète MERCURE.
A 12h00, s’ouvre le 2.458.485 ème jour Julien.
 
MERCREDI 2 JANVIER :
A 05h50, la planète SATURNE est en conjonction avec le Soleil dans la constellation du SAGITTAIRE.
 
JEUDI 3 JANVIER  :
– A 05h00, notre planète passe par son périhélie au plus près du Soleil, à 0,983301165 Unité Astronomique, soit 147 millions 099 mille 760 km.
A 05h07, la LUNE surplombe de 2° 45′ d’arc la planète JUPITER située dans la constellation d’OPHIUCHUS.
A 16h46, l’étoile variable β (bêta) Pers, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
A 20h17, c’est le maximum de l’essaim météoritique des Quatrantides. Le radiant a pour coordonnées : Ascension Droite = 15h 20 min, Déclinaison = +49°. Cet essaim très spectaculaire a un taux maximum de 120 météorites par heure et une vitesse de pénétration dans notre atmosphère de 41 km/s. Cet essaim est rattaché à l’astéroïde 2003 EH1 qui est un ancien noyau cométaire.
 
DIMANCHE 6 JANVIER :
Profitons de ce jour pour manger la galette de l’épiphanie.
– A 01h29, c’est la Nouvelle LUNE dans la constellation du SAGITTAIRE.
Une éclipse partielle de Soleil, invisible en Europe, se produit entre l’Ouest de l’Alaska et les contreforts orientaux de l’Himalaya. Le Soleil sera éclipsé à 71 % au maximum au Kamtchatka et à 35 % au Sud de Pékin.
A 05h00, la planète VENUS atteint sa plus grande élongation occidentale à 46° 57′ d’arc à l’Ouest du Soleil dans la constellation de la BALANCE.
A 11h48, notre satellite franchit le méridien au plus bas à 25 ° 12′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
 LUNDI 7 JANVIER :
A 02h00, la planète URANUS est stationnaire en Ascension Droite pour repartir vers l’Est dans le sens direct dans la constellation des POISSONS.
 
MERCREDI 9 JANVIER :
A 04h29, notre satellite, situé dans la constellation du CAPRICORNE, passe à son apogée à une distance géocentrique de 406.117 km.
 
VENDREDI  11 JANVIER :
A 11h37, la planète naine PLUTON est en conjonction avec le Soleil dans la constellation du SAGITTAIRE.
 
SAMEDI 12 JANVIER :
A 08h25, la planète MERCURE, située dans la constellation du SAGITTAIRE, atteint son aphélie, sa plus grande distance au Soleil, à 0,46671 UA, soit une distance héliocentrique de 69 millions 818 mille 257 km.
 
LUNDI 14 JANVIER :
A 06h46, le Premier Quartier de LUNE se produit dans la constellation des POISSONS.
 
MARDI 15 JANVIER :
A 04h04, l’étoile variable β (bêta) Perseï, alias ALGOL, passe à la magnitude 3,39 qui est son minimum d’éclat.
 
JEUDI 17 JANVIER :
A 17h18, ne manquez pas le rapprochement de la grosse LUNE gibbeuse à 1° 02′ d’arc au-dessus de l’étoile ALDEBARAN dans la constellation du TAUREAU.
 
VENDREDI 18 JANVIER :
A 00h53, l’étoile variable β (bêta) Perseï, alias ALGOL, passe par son minimum.
 
SAMEDI 19 JANVIER :
– A 02h48, le limbe obscur de notre satellite occulte l’étoile 54-χ (chi) Orionis de magnitude 4,39. L’émersion sur le limbe éclairé est prévue à 03h38.
A 22h15, notre satellite franchit le méridien au plus haut dans la constellation des GEMEAUX à 68° 30′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
DIMANCHE 20 JANVIER :
– A 05h17, la LUNE quasi pleine occulte l’étoile 43-ζ (dzêta) Gemini, alias MEKBUDA, de magnitude 4,01 dans la constellation des GEMEAUX. L’émersion est prévue à 05h39.
A 07h09, le Soleil entre dans la constellation du CAPRICORNE.
A 21h42, l’étoile variable β (bêta) Perseï, ALGOL, passe par son minimum.
 
LUNDI 21 JANVIER :
– A 05h16, c’est la Pleine LUNE dans la constellation du CANCER. A cette occasion, une éclipse totale de LUNE est visible en particulier des Observatoires d’AJACCIO et de BASTIA. Le déroulement de l’éclipse est prévue ainsi : entrée de la Lune dans la pénombre à 02h36, dans l’ombre à 03h34. La phase de totalité commence à 04h41 et finit à 05h43, le maximum étant prévu à 05h12. La Lune sort de l’ombre de la Terre à 06h51 lors de son coucher. La toute fin de l’éclipse, prévue à 07h48, sera invisible en Corse.
A 19h58, notre satellite passe au périgée à une distance géocentrique de 357.342 km.
 
MARDI 22 JANVIER :
A 03h45, pour ceux qui se lèvent tôt, ne manquez pas le lever de la planète JUPITER à 2° 27′ d’arc sous la planète VENUS, situées toutes les deux dans la constellation d’OPHIUCHUS. Vous pourrez comparer les éclats des deux planètes. Pour mémoire, la planète VENUS présente une magnitude de -4,32 et la planète JUPITER une magnitude de -1,85.
 
MERCREDI 23 JANVIER :
– A 03h00, la LUNE surplombe de 1° 52′ d’arc l’étoile REGULUS dans la constellation du LION.
A 18h31, l’étoile variable β (bêta) Pers, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
A 22h59, la planète MERCURE entre dans la constellation du CAPRICORNE.
 
DIMANCHE 27 JANVIER :
A 21h10, le Dernier Quartier de LUNE se produit dans la constellation de la BALANCE.
 
 MERCREDI 30 JANVIER :
A 02h50, la planète MERCURE est en conjonction supérieure avec le Soleil dans la constellation du CAPRICORNE.
 
JEUDI 31 JANVIER :
– Dans le ciel de l’aube du dernier jour du mois, la LUNE, dans la constellation d’OPHIUCHUS, est encadrée à l’Ouest par la planète JUPITER et à l’Est par la planète VENUS.
A 18h23, la planète VENUS entre dans la constellation du SAGITTAIRE.
 
 
 

LA CONSTELLATION DU MOIS : LA POUPE

              La poupe (fr.wikipedia.org)(source image : fr.wikipedia.org)
Poupe (derekscope.co.uk)
(source image : derekscope.co.uk)       
                                                                  

L’année s’ouvre sur la constellation de la POUPE, faisant partie d’une constellation à l’origine beaucoup plus étendue, le Navire ARGO, déjà décrite au III ème siècle Av J.C. par l’astronome grec Arato De Soles puis par Claude Ptolémée dans son Almageste au 1 er siècle Ap J.C.. Le navire ARGO était une monorème portant 50 rames. Ce navire, imaginé et construit par Athéna, était rapide et léger pour permettre à Jason et aux argonautes d’aller chercher la toison d’or.

Le navire ARGO couvrait ainsi 1884 degrés carrés. C’est l’abbé LACAILLE qui, en 1752, la subdivisa en 4 constellations, à savoir la BOUSSOLE, la POUPE, la CARENE et les VOILES.

La constellation de la Poupe est entièrement située dans l’hémisphère Sud, ce qui fait que la partie australe échappe à nos observations. Nous devrions nous situer en Egypte pour la voir en entier. Toutefois, la partie boréale est tout à fait accessible sous nos latitudes et en particulier à l’Observatoire de Vignola à Ajaccio.

La constellation de la Poupe est limitée à l’Ouest par les constellation de CANIS MAJOR, alias le GRAND CHIEN, la COLOMBE et PICTOR, alias le PEINTRE, par 06h 04min 40s en Ascension Droite.

Les constellations de la LICORNE et de l’HYDRE FEMELLE la limitent au Nord  par – 11° 20′ 23″ en Déclinaison.
Les constellations de l’HYDRE FEMELLE, de la BOUSSOLE, alias PIXIS, et de VELA, alias LES VOILES, la limitent à l’Est par 08h 27min 26s en Ascension Droite.
Enfin, totalement inaccessible sous nos latitudes, la constellation de la CARENE, avec l’étoile CANOPUS, forme la limite Sud, par – 51° 01′ 07″ en Déclinaison.
 
Traversée par la Voie Lactée, cette constellation est riche en amas ouverts et en nébuleuses visibles à l’oeil nu ou aux jumelles, comme M93.
 
Quatre étoiles sont assez brillantes pour être bien visibles à l’oeil nu, à savoir les étoiles ζ (dzêta), π (pi), ρ (rho) et τ (tau).
 
Elle compte 245 étoiles de magnitude inférieure ou égale à 6.
 
Elle couvre ainsi 673 degrés carrés, ce qui la place au vingtième rang des constellations par sa surface.
 
Son nom latin est Puppis, le génitif est Puppis et l’abréviation astronomique est Pup.
 
La particularité de cette constellation c’est qu’elle ne comporte pas d’étoiles α (alpha), β (bêta), ni ε (epsilon) parce qu’elles furent attribuées, un siècle plus tôt, au navire Argo par Bayer et se trouvent, après le coup de ciseau de Lacaille, dans la constellation de la Carène.  De même pour les étoiles γ (gamma) et δ (delta) qui furent incluses dans la constellation des Voiles.
 
L’étoile la plus brillante de la constellation est l’étoile ζ (dzêta) Pup, alias Naos, ce qui signifie en grec « le navire ». Cette étoile de magnitude 2,21 est située à 1400 al. Heureusement pour nous. En effet, son type spectral O5 IA nous indique que c’est une super géante bleue qui est si chaude, avec ses 42000° K en surface, qu’elle émet principalement dans l’ultra-violet et que si elle était placée à la place de Proxima du Centaure, soit 4,3 al, elle nous éclairerait comme la Pleine Lune.
 
L’étoile ρ (rho) Pup, alias Tureis, est une étoile variable entre les magnitudes 2,68 et 2,87 sur une période de 3 heures et 23 minutes. C’est une céphéide naine de couleur blanc jaune, du type Delta Scuti, située à 63 al.
 
L’étoile ξ (xi) Pup, alias Azmidiske, de magnitude 3,34, est une étoile supergéante jaune distante de 1348 al.
 
L’étoile π (pi) Pup, alias Ahadi, ce qui en arabe signifie « ayant beaucoup d’espérance », est une super géante orange, distante de 1094 al et de magnitude 2,71. C’est une étoile double.
 
L’étoile τ (tau) Pup, alias Anazitisi, ce qui signifie en grec « recherche », est une étoile géante orange, de magnitude 2,94. C’est en réalité un système multiple distant de 183 al.
 
L’étoile K1, alias Markha, forme avec l’étoile K2 l’astérisme « les chiots » à cause de leur proximité avec la constellation du Grand Chien. Ce sont deux étoiles variables de magnitude globale 3,80. Le système K1 est une binaire spectroscopique dont la principale est une géante bleue de magnitude 4,43. K2 est aussi une étoile bleue variable de magnitude 4,65. En rotation rapide, elle fait un tour sur elle-même en 1 jour 21 heures 49 minutes et 24 secondes. Les deux étoiles sont situées à 454 al. Une troisième étoile, de magnitude 6,50, s’invite dans le groupe mais ce n’est qu’une illusion optique car elle se trouve à 819 al.
 
L’étoile σ (sigma) Pup est un système binaire dont l’étoile principale est une géante orange de type spectral K 5 III et le compagnon est une étoile blanche contrastant avec la couleur de la principale.
 

 

 

 

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RAPPEL DU SENS DES ABRÉVIATIONS UTILISÉES ET DEFINITIONS :

Les Coordonnées célestes sont indiquées sous les termes suivants :
– La longitude d’un astre est l’Ascension Droite exprimée en heures, minutes et secondes à partir du point vernal (point où la trajectoire apparente du Soleil dans le plan de l’écliptique franchit, dans le sens Sud Nord, le plan de l’équateur céleste au printemps) et abrégée en A.D. comme sur le cadran de la montre dont minuit est le zéro.
– La latitude d’un astre est la Déclinaison exprimée en degrés ° , minutes et secondes ‘ ‘  d’arc. Le demi-cercle, dont l’axe passe par les pôles, est divisé  en degrés, minutes et secondes. Le zéro est dans le prolongement de l’équateur céleste et, si la déclinaison est positive, nous sommes dans l’hémisphère Nord. Dans le cas contraire, nous sommes dans l’hémisphère Sud.

Conjonction : une conjonction se produit entre deux astres lorsqu’au cours de leurs trajectoires apparentes ils ont la même longitude céleste.

 
Aphélie : la plus grande distance au Soleil.
 
Distances :
– Les distances sont exprimées dans le système métrique, le mètre abrégé en m, le kilomètre abrégé en km.
– Pour les grandes distances, nous compterons à l’intérieur du système solaire en Unités Astronomiques abrégées en UA. L’Unité Astronomique est le demi-grand axe de l’orbite terrestre atour du Soleil. Elle est égale à 149 597 870 700 km.
Hors système solaire, les distances sont si grandes, qu’il est plus pratique d’utiliser lannée lumière, al en abrégé. l’al vaut 9 460 730 472 580 800 km arrondis à 10 mille milliards de kilomètres.
Pour les objets encore plus lointains, on utilise le parsec (parallaxe/seconde) abrégé en pc. C’est la distance à laquelle est vue l’Unité Astronomique sous un angle d’une seconde d’arc, soit  3,2616 al.
– Pour les objets du ciel profond, situés dans notre Galaxie, on peut trouver des distances exprimées en kiloparsec abrégé en kpc (1 kpc = 1000 pc) et, pour les galaxies lointaines, en mégaparsec abrégé en Mpc (1Mpc = 1 million de pc), voire en gigaparsec abrégé en Gpc (1 Gpc = 1 milliard de pc).
 
Unité de masse :
– La masse solaire, notée M☉  , est égale à la masse du Soleil et est utilisée pour exprimer la masse des étoiles et autres objets massifs.
 
Spectre et taille des étoiles :
Lorsqu’une étoile est observée à travers un instrument appelé Spectroscope, la lumière de celle-ci est décomposée en diverses couleurs allant du violet au rouge sombre et comportant des raies brillantes ou sombres.
Le résultat de l’analyse va nous donner des informations sur la température liée à la couleur et la masse de l’étoile.
Toutes ces étoiles analysées ont donné lieu à une  classification allant des étoiles les plus chaudes émettant principalement dans le violet aux plus froides dont le rayonnement est rouge sombre.
Les températures sont données en degrés Kelvin (° K).
Les étoiles sont donc classées ainsi : W – O – B – A – F – G – K – M – R – N – S et chaque classe est subdivisée en dix tranches allant de 0 à 9. Ainsi, une étoile blanche classée A 0 affiche une température de 10.000 ° K alors qu’une étoile classée A 9 affiche une température de 7.500° K.
spectre-etoilesLes autres classes d’étoiles sont peu lumineuses et ne sont observables qu’avec des instruments spécialisés.
La taille d’une étoile est décrite par une série de chiffres romains et de lettres minuscules qui vont de I pour les grosses à VI pour les plus petites :
I-a : super géante très lumineuse comme Erakis dans Céphée
I-b : super géante moins lumineuse comme Sadalmelek dans le Verseau
II : géante brillante lumineuse comme Pi Aur dans le Cocher
III : géante ordinaire comme Aldébaran dans le Taureau
IV : sous-géante comme Alraï dans Céphée.
V : étoiles naines de la séquence principale comme le Soleil
VI : étoiles sous naines de la séquence principale comme Proxima du Centaure.
 
Magnitudes
Un petit rappel pour les observateurs à l’oeil nu. Lorsqu’il est indiqué la magnitude des planètes ou des étoiles, il s’agit de l’éclat apparent de l’astre nommé.
Pour les astronomes d’avant GALILÉE, les astres qui apparaissaient dans le ciel entre le coucher et une heure après son coucher étaient dits de première grandeur ou encore de magnitude 1.
Les astres apparaissant dans le ciel entre la première heure et la seconde étaient dits de seconde grandeur et ainsi de suite jusqu’à la sixième heure après le coucher du Soleil, ce qui correspond au milieu de la nuit.
Ainsi donc, les étoiles de magnitude 1 sont plus brillantes que celles de magnitude 2 qui sont plus brillantes que celles de magnitude 3 et ainsi de suite jusqu’à celles qui n’apparaissent visibles à l’œil nu en milieu de nuit, c’est à dire de magnitude 6.
La magnitude apparente mesure la fraction de puissance émise par l’astre considéré et reçue par 1 mètre carré de surface terrestre.
Elle est symbolisée par la lettre m et elle est définie comme suit : m = – 2,5 log E + C      c’est la Loi de POGSON.
C’est une constante permettant de mettre en corrélation l’échelle des magnitudes avec celle des grandeurs en mesurant l’éclat de différentes étoiles autour de l’étoile polaire.
L’échelle des magnitudes est décroissante. Ainsi, lorsqu’on rajoute 1 à une magnitude, on divise l’éclat par 2,512.
En clair, une étoile de magnitude 6 est 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 5 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 4 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 3 et ainsi de suite. Si on fait le calcul, une étoile de magnitude 6 tout juste visible à l’oeil nu, est 100 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 1.
 
 
(Ephémérides et Constellation du mois : Yves ETIENNE)