Ephémérides

MERCREDI 29 JANVIER :
A 21h28, notre satellite, situé dans la constellation des POISSONS, passe pour la seconde fois dans le mois par son apogée à une distance géocentrique de 405.393 km.
 
JEUDI 30 JANVIER :
A 17h18, la planète MERCURE, de magnitude – 1,03, est en conjonction à 1° 20′ 28 » d’arc au-dessus de l’étoile δ (delta) Cap, alias Deneb Algedi de magnitude 2,85 dans la constellation du CAPRICORNE.
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EPHEMERIDES DU MOIS DE FEVRIER 2020

(Les horaires sont donnés en Temps Universel (UTC). Pour obtenir l’heure locale rajouter 1 heure).

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Au cours de ce mois de février particulier car bissextile, le SOLEIL passe de la constellation du CAPRICORNE à celle du VERSEAU.

 
 La planète MERCURE quitte la constellation du CAPRICORNE  pour celle du VERSEAU. Elle est visible juste après le coucher du Soleil une bonne partie du mois avant de disparaître dans les lueurs du Soleil couchant.
 
La planète VENUS est bien visible à l’Ouest après le coucher du Soleil. Elle passe de la constellation du VERSEAU à celle des POISSONS dans la première semaine du mois de février.
 
La planète MARS se lève vers 3 heures du matin dans la constellation d’OPHIUCHUS au début du mois, puis elle passe dans la constellation du SAGITTAIRE dans la seconde partie du mois.
 
Après sa conjonction avec le Soleil, la planète JUPITER, réapparait à l’aube dans la constellation du SAGITTAIRE.
 
Située dans la constellation du SAGITTAIRE, la planète SATURNE réapparait dans le ciel de l’aube à la fin du mois.
 
La planète URANUS, dans la constellation du BELIER, est encore observable à l’Ouest après le crépuscule civil.
 
La lointaine planète NEPTUNE se rapproche inexorablement du Soleil et n’est pas observable dans la constellation du VERSEAU.
   
                                                                                                                           
SAMEDI 1er FEVRIER :
– A 12h00 TU, s’ouvre le Jour Julien 2.458.881.
A 20h16, la planète MERCURE entre dans la constellation du VERSEAU.
 
DIMANCHE 2 FEVRIER :
– A 01h42, le Premier Quartier de LUNE se produit dans la constellation du BELIER.
A 13h29, la planète VENUS entre dans la constellation des POISSONS.
 
MERCREDI 5 FEVRIER :
A 20h24, la LUNE gibbeuse, située dans la constellation des GEMEAUX, franchit le méridien au plus haut dans le ciel à 69° 50′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
JEUDI 6 FEVRIER :
A 21h22, la LUNE gibbeuse, située dans la constellation des GEMEAUX, franchit le méridien à 70° 12′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
VENDREDI 7 FEVRIER :
A 18h42, la LUNE, quasiment pleine, est alignée avec les étoiles Castor et Pollux de la constellation des GEMEAUX. Elle se situe à 7° 05′ d’arc sous l’étoile Pollux.
 
DIMANCHE 9 FEVRIER :
– A 07h33, c’est la Pleine LUNE dans la constellation du LION.
A 20h42, la LUNE passe à 3° 25′ d’arc au-dessus de l’étoile α Léo, alias REGULUS.
 
LUNDI 10 FEVRIER :
– La planète MERCURE, située dans la constellation du VERSEAU, atteint son élongation orientale maximale à 18° 11′ 52 » d’arc à l’Est du Soleil.
A 20h28, notre satellite, situé dans la constellation du LION, passe au périgée à une distance géocentrique de 360.461 km de nous.
 
MARDI 11 FEVRIER :
– A 09h48, la planète MARS entre dans la constellation du SAGITTAIRE.
A 23h59, l’étoile β Persei atteint son minimum.
 
MERCREDI 12 FEVRIER :
– A 05h05, la planète MERCURE passe par son périhélie, à une distance héliocentrique de 0,30749 UA.
A 12h00, l’équation de temps atteint son premier maximum de l’année avec 14 minutes et 12 secondes. Ainsi, à Bastia, le Soleil vrai franchit le méridien à 11h36 au lieu de 11h22 pour la valeur théorique du Soleil moyen.
 
DIMANCHE 16 FEVRIER :
– A 10h18, la planète MERCURE est stationnaire en Ascension Droite dans la constellation du VERSEAU puis repart dans le sens rétrograde.
A 22h17, le Dernier Quartier de LUNE se produit dans la constellation de la BALANCE.
A 22h41, le SOLEIL entre dans la constellation du VERSEAU.
 
MARDI 18 FEVRIER :
A 05h59, située à 3° 27′ d’arc à l’Est du croissant lunaire, la planète MARS passe à 0° 40′ d’arc au-dessus de la nébuleuse du Lagon, alias M8 et à 0° 47′ d’arc sous la nébuleuse Trifide, alias M20, dans la constellation du SAGITTAIRE.
 
MERCREDI 19 FEVRIER :
A 08h18, le mince croissant lunaire, situé dans la constellation du SAGITTAIRE, franchit le méridien au plus bas à 23° 06′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
DIMANCHE 23 FEVRIER :
A 15h32, c’est la Nouvelle LUNE dans la constellation du VERSEAU.
 
MERCREDI 26 FEVRIER :
– A 01h45, la planète MERCURE est en conjonction inférieure dans la constellation du VERSEAU.
A 11h36, notre satellite, situé dans la constellation de la BALEINE, passe à l’apogée, à une distance géocentrique de 406.278 km.
 
VENDREDI 28 FEVRIER :
A 17h48, la planète MERCURE, située dans la constellation du VERSEAU, passe au périgée, à une distance géocentrique de 0,62960 UA.
 
SAMEDI 29 FEVRIER :
Cette année est bissextile parce que tous les 4 ans nous rajoutons un jour aux 365 jours de l’année pour mettre le calendrier en accord avec les saisons.

 C’est Jules César qui, en 46 avant Jésus Christ, réforma le calendrier républicain romain, aidé en cela par le philosophe et astronome Sosigène d’Alexandrie.
 
Il faut dire que les romains avaient un calendrier compliqué à souhait. Ainsi, le premier calendrier dit Romuléen comptait 10 mois de 30 et 31 jours dans une année de 304 jours et son origine remonte à la date de la fondation de Rome par Romulus le 21 avril en 753 avant Jésus Christ.
 
Le premier mois de 31 jours Martis était nommé ainsi en l’honneur de Mars, Dieu de la guerre. Aprilis (celui qui ouvre l’année) comptait 30 jours en hommage à Aphrodite, la Déesse de l’amour. Pour Maia, du nom d’une très ancienne Déesse romaine rattachée à la terre, c’est 31 jours. Junius, pour la Déesse Junon, comptait 30 jours. Quintilis était le cinquième mois, 31 jours. Sextilis le sixième mois, comptait 30 jours. September, le septième mois, comptait 30 jours. October, le huitième mois, avait 31 jours. November, le neuvième mois, avait 30 jours. Il était suivi de Dicember, le dixième mois, qui comptait lui aussi 30 jours. Ce calendrier était déficitaire de 61 jours rattrapés en ne comptant pas tout simplement les jours d’hiver considérés comme nefastes.
 
Le calendrier Romuléen fut remplacé par le Roi Numa Pompilius qui rajouta les mois de Juanarus de 28 jours en l’honneur du Dieu Janus et de Fébruarus en l’honneur du Dieu étrusque Fébruus Dieu des morts et des purifications, lui aussi de 28 jours. Tous les 4 ans était rajouté un mois intercalaire de 27 ou 28 jours nommé Mercedonius. Il restait 11 jours à distribuer au bon vouloir des Consuls et des Pontifes pour réajuster le calendrier au passage des saisons.
 
Cet état de fait faisait désordre pour régler ses dettes aux calendes, autrement dit le premier jour du mois, ou payer les loyers, effectuer les travaux agricoles, payer la solde des légionnaires et tous les actes de la vie civile romaine.
 
Jules César, lui-même Pontifex maximus (grand pontife en français), décida d’y remédier en créant un calendrier beaucoup plus simple et basé sur le Soleil. Il fit appel au philosophe péripatéticien et astronome Sosigène d’Alexandrie qui était au courant des travaux de l’astronome mathématicien Eudoxe de Cnide qui avait calculé que l’année solaire comportait 365 jours 1/4. Sosigène s’était rendu compte que le calcul comportait une très légère erreur. L’année était trop longue de 11 minutes mais il tint cette erreur pour négligeable.
 
Au cours des siècles, cette petite erreur entraina une avance de 10 jours de l’année civile sur l’année solaire et, au XVIème siècle, le Pape Grégoire XIII réforma le calendrier Julien en décrétant que les années dont le numéro était divisible par 4 seraient bissextiles, sauf les années marquant le siècle si celui-ci n’était pas divisible par 4. Ainsi, 1700, 1800, 1900 ne sont pas bissextiles alors que 1600 et 2000 le sont. Il ordonna, par la Bulle papale du 24 février 1582, que le 4 octobre 1582 serait suivi immédiatement du 15 octobre 1582, supprimant ainsi les 10 jours excédentaires accumulés au cours des siècles depuis la réforme de César.
 
En latin, le jour rajouté s’appelle bissexte parce que les romains comptaient les jours restant avant les calendes. Ainsi, le jour rajouté était le sixième jour avant les calendes de mars, c’est à dire Bis (2 fois) Sextilis (le sixième jour) Ante (avant) Martis Calendae (les calendes de mars). Donc, au temps de Jules César, c’était le 24 février qui était le jour bissextile.
 
 

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RAPPEL DU SENS DES ABRÉVIATIONS UTILISÉES ET DEFINITIONS :

Les Coordonnées célestes sont indiquées sous les termes suivants :
– La longitude d’un astre est l’Ascension Droite exprimée en heures, minutes et secondes à partir du point vernal (point où la trajectoire apparente du Soleil dans le plan de l’écliptique franchit, dans le sens Sud Nord, le plan de l’équateur céleste au printemps) et abrégée en A.D. comme sur le cadran de la montre dont minuit est le zéro.
– La latitude d’un astre est la Déclinaison exprimée en degrés ° , minutes et secondes ‘ ‘  d’arc. Le demi-cercle, dont l’axe passe par les pôles, est divisé  en degrés, minutes et secondes. Le zéro est dans le prolongement de l’équateur céleste et, si la déclinaison est positive, nous sommes dans l’hémisphère Nord. Dans le cas contraire, nous sommes dans l’hémisphère Sud.

Conjonction : une conjonction se produit entre deux astres lorsqu’au cours de leurs trajectoires apparentes ils ont la même longitude céleste.

 
Aphélie : la plus grande distance au Soleil.
 
Distances :
– Les distances sont exprimées dans le système métrique, le mètre abrégé en m, le kilomètre abrégé en km.
– Pour les grandes distances, nous compterons à l’intérieur du système solaire en Unités Astronomiques abrégées en UA. L’Unité Astronomique est le demi-grand axe de l’orbite terrestre atour du Soleil. Elle est égale à 149 597 870 700 km.
Hors système solaire, les distances sont si grandes, qu’il est plus pratique d’utiliser lannée lumière, al en abrégé. l’al vaut 9 460 730 472 580 800 km arrondis à 10 mille milliards de kilomètres.
Pour les objets encore plus lointains, on utilise le parsec (parallaxe/seconde) abrégé en pc. C’est la distance à laquelle est vue l’Unité Astronomique sous un angle d’une seconde d’arc, soit  3,2616 al.
– Pour les objets du ciel profond, situés dans notre Galaxie, on peut trouver des distances exprimées en kiloparsec abrégé en kpc (1 kpc = 1000 pc) et, pour les galaxies lointaines, en mégaparsec abrégé en Mpc (1Mpc = 1 million de pc), voire en gigaparsec abrégé en Gpc (1 Gpc = 1 milliard de pc).
 
Unité de masse :
– La masse solaire, notée M☉  , est égale à la masse du Soleil et est utilisée pour exprimer la masse des étoiles et autres objets massifs.
 
Spectre et taille des étoiles :
Lorsqu’une étoile est observée à travers un instrument appelé Spectroscope, la lumière de celle-ci est décomposée en diverses couleurs allant du violet au rouge sombre et comportant des raies brillantes ou sombres.
Le résultat de l’analyse va nous donner des informations sur la température liée à la couleur et la masse de l’étoile.
Toutes ces étoiles analysées ont donné lieu à une  classification allant des étoiles les plus chaudes émettant principalement dans le violet aux plus froides dont le rayonnement est rouge sombre.
Les températures sont données en degrés Kelvin (° K).
Les étoiles sont donc classées ainsi : W – O – B – A – F – G – K – M – R – N – S et chaque classe est subdivisée en dix tranches allant de 0 à 9. Ainsi, une étoile blanche classée A 0 affiche une température de 10.000 ° K alors qu’une étoile classée A 9 affiche une température de 7.500° K.
spectre-etoilesLes autres classes d’étoiles sont peu lumineuses et ne sont observables qu’avec des instruments spécialisés.
La taille d’une étoile est décrite par une série de chiffres romains et de lettres minuscules qui vont de I pour les grosses à VI pour les plus petites :
I-a : super géante très lumineuse comme Erakis dans Céphée
I-b : super géante moins lumineuse comme Sadalmelek dans le Verseau
II : géante brillante lumineuse comme Pi Aur dans le Cocher
III : géante ordinaire comme Aldébaran dans le Taureau
IV : sous-géante comme Alraï dans Céphée.
V : étoiles naines de la séquence principale comme le Soleil
VI : étoiles sous naines de la séquence principale comme Proxima du Centaure.
 
Magnitudes
Un petit rappel pour les observateurs à l’oeil nu. Lorsqu’il est indiqué la magnitude des planètes ou des étoiles, il s’agit de l’éclat apparent de l’astre nommé.
Pour les astronomes d’avant GALILÉE, les astres qui apparaissaient dans le ciel entre le coucher et une heure après son coucher étaient dits de première grandeur ou encore de magnitude 1.
Les astres apparaissant dans le ciel entre la première heure et la seconde étaient dits de seconde grandeur et ainsi de suite jusqu’à la sixième heure après le coucher du Soleil, ce qui correspond au milieu de la nuit.
Ainsi donc, les étoiles de magnitude 1 sont plus brillantes que celles de magnitude 2 qui sont plus brillantes que celles de magnitude 3 et ainsi de suite jusqu’à celles qui n’apparaissent visibles à l’œil nu en milieu de nuit, c’est à dire de magnitude 6.
La magnitude apparente mesure la fraction de puissance émise par l’astre considéré et reçue par 1 mètre carré de surface terrestre.
Elle est symbolisée par la lettre m et elle est définie comme suit : m = – 2,5 log E + C      c’est la Loi de POGSON.
C’est une constante permettant de mettre en corrélation l’échelle des magnitudes avec celle des grandeurs en mesurant l’éclat de différentes étoiles autour de l’étoile polaire.
L’échelle des magnitudes est décroissante. Ainsi, lorsqu’on rajoute 1 à une magnitude, on divise l’éclat par 2,512.
En clair, une étoile de magnitude 6 est 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 5 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 4 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 3 et ainsi de suite. Si on fait le calcul, une étoile de magnitude 6 tout juste visible à l’oeil nu, est 100 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 1.
 
 
(Ephémérides : Yves ETIENNE)