Ephémérides

 

EPHEMERIDES DU MOIS DE JANVIER 2020

(Les horaires sont donnés en Temps Universel (UTC). Pour obtenir l’heure locale rajouter 1 heure).

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Au début de cette année nouvelle, nous vous présentons nos meilleurs vœux de santé, de bonheur et de prospérité et que la molécule d’eau ainsi que son copain Éole nous fichent la paix lors de nos observations.

 
Au cour de ce mois de janvier, le SOLEIL passe de la constellation du SAGITTAIRE à celle du CAPRICORNE.
 
 Passant de la constellation du SAGITTAIRE à celle du CAPRICORNE, la planète MERCURE est invisible pendant tous ce mois de janvier.
 
La planète VENUS se couche pratiquement une heure après le Soleil dans la constellation du CAPRICORNE en première partie du mois, puis dans celle du VERSEAU.
 
La planète MARS, visible peu avant l’aube, quitte la constellation de la BALANCE, traverse celle du SCORPION pour arriver, en seconde partie de mois, dans la constellation d’OPHIUCHUS.
 
La planète JUPITER, située dans la constellation du SAGITTAIRE, fait une timide apparition dans le ciel de l’aube, en toute fin de mois.
 
La planète SATURNE, située dans la constellation du SAGITTAIRE, n’est pas observable au cours du mois de janvier.
 
La planète URANUS est observable en première partie de nuit dans la constellation du BELIER.
 
La lointaine planète NEPTUNE, située dans la constellation du VERSEAU, n’est pas observable au télescope au cours de ce mois de janvier. 
   
                                                                                                                           
MERCREDI 1er JANVIER :
A 12h00 TU, s’ouvre le Jour Julien 2.458.850.
 
JEUDI 2 JANVIER :
– A 01h30, situé dans la constellation des POISSONS, notre satellite passe à son apogée à une distance géocentrique de 404.580 km.
A 20h29, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
 
VENDREDI 3 JANVIER :
– A 04h45, le Premier Quartier de Lune se produit dans la constellation de la BALEINE.
A 17h48, en regardant à l’Ouest la planète VENUS, de magnitude -4,02, vous pourrez apercevoir un petit point brillant  ; c’est l’étoile ι (iota) Cap, de magnitude 4,28, située à 216 al.
 
SAMEDI 4 JANVIER :
A 02h06, c’est le maximum de l’essaim météoritique des Quadrantides. Cet essaim est remarquable par le nombre de météorites visible en une heure qui est d’environ 120. En moyenne une toute les 30 secondes. La vitesse de pénétration est de 41 km/s. Le radiant de cet essaim a pour coordonnées : Ascension Droite 15h20 – Déclinaison +49°.
 
DIMANCHE 5 JANVIER :
– A 04h05, la planète MERCURE est à l’apogée à 1,43885 UA.
A 07h48, la TERRE passe par son périhélie à 0,983243564 UA, soit une distance géocentrique de 147.091.144 km. C’est la distance la plus courte au Soleil de l’année 2020.
A 17h18, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
 
MARDI 7 JANVIER :
– A 09h42, la planète MARS entre dans la constellation du SCORPION.
A 18h00, vous pouvez voir la planète VENUS encadrée à l’Ouest par l’étoile γ (gamma) Cap, alias Nashira et, à l’Est, par l’étoile δ (delta) Cap, alias Deneb Algedi.
A 19h28, la LUNE passe à 2° 21′ d’arc au-dessus d’ALDEBARAN, l’étoile principale de la constellation du TAUREAU.
 
MERCREDI 8 JANVIER  :
A 06h00, la planète MARS passe dans l’alignement des étoiles β (bêta) SCO, alias Graffias, et γ (gamma) SCO, alias Dschubba, dans la constellation du SCORPION.
 
VENDREDI 10 JANVIER :
– A 15h19, la planète MERCURE est en conjonction supérieure avec le Soleil dans la constellation du SAGITTAIRE.
A 19h21, c’est la Pleine LUNE dans la constellation des GEMEAUX. A cette occasion, une éclipse de Lune par la pénombre se produit. La Lune se lève à 15h50, elle entre dans le cône de pénombre à 17h07. Le maximum a lieu à 19h10. La Lune sort de la pénombre à 21h12.
A 23h41, notre satellite franchit le méridien au plus haut dans le ciel à 69° 50′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
SAMEDI 11 JANVIER :
– A 06h39, la planète URANUS est stationnaire en Ascension Droite puis repart vers l’Est dans le sens direct.
A 10h33, la planète VENUS entre dans la constellation du VERSEAU.
 
DIMANCHE 12 JANVIER :
A 00h34, la LUNE gibbeuse passe à 37′ d’arc au Nord de l’amas ouvert de La Crèche, alias M 44, dans la constellation du CANCER.
 
LUNDI 13 JANVIER :
– A 10h42, la planète SATURNE est à l’apogée à 11,01652 UA, soit sa plus grande distance à la Terre, à savoir 1.647.913.300 km.
A 13h19, la lointaine planète naine PLUTON est en conjonction avec le Soleil dans la constellation du SAGITTAIRE à 34,9425 UA, soit une distance géocentrique de 5.227.320.101 km.
A 15h16, la planète SATURNE est en conjonction avec le Soleil.
A 20h20, notre satellite passe à son périgée à une distance géocentrique de 365.958 km.
 
MERCREDI 15 JANVIER :
A 01h24, la planète MARS entre dans la constellation d’OPHIUCHUS.
 
JEUDI 16 JANVIER :
A 11h23, la planète MERCURE entre dans la constellation du CAPRICORNE.
 
VENDREDI 17 JANVIER :
Le Dernier Quartier de LUNE se produit dans la constellation de la VIERGE.
 
SAMEDI 18 JANVIER :
A 05h59, pour ceux qui se lèvent tôt, vous pourrez admirer le beau rapprochement de la planète MARS, de magnitude 1,74, située à 4° 45′ d’arc au-dessus de l’étoile ANTARES, de magnitude 1,06.
 
LUNDI 20 JANVIER :
– A 01h25, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
A 13h28, le Soleil entre dans la constellation du CAPRICORNE.
 
MERCREDI 22 JANVIER :
– A 06h45, le mince croissant lunaire, nimbé de sa lumière cendrée, se trouve en plein cœur de la constellation du SAGITTAIRE. Il surplombe, à 0° 48′ d’arc, la belle nébuleuse de la Lagune, alias M 8 et se situe à 0° 48′ d’arc au Sud-Est de la nébuleuse Trifide, alias M 20. Suivant l’ouverture de vos appareils photo numériques, il y a un cliché remarquable à tenter.
– A 22h14, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
 
JEUDI 23 JANVIER :
A 10h22, le très mince croissant lunaire, situé dans la constellation du SAGITTAIRE, franchit le méridien au plus bas à 23° 18′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
VENDREDI 24 JANVIER :
A 21h42, c’est la Nouvelle LUNE dans la constellation du CAPRICORNE.
 
SAMEDI 25 JANVIER :
– A 19h04, l’étoile variable β Persei, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
 
LUNDI 27 JANVIER :
A 19h20, si vous bénéficiez d’un horizon Ouest-Sud-Ouest bien dégagé, vous pouvez tenter d’apercevoir au télescope la planète NEPTUNE située à 4.590.320.352 km de nous en vous aidant de la brillante planète VENUS. En effet, la planète NEPTUNE se situe à 0° 04′ 06 » d’arc au Nord de VENUS.
 
MERCREDI 29 JANVIER :
A 21h28, notre satellite, situé dans la constellation des POISSONS, passe pour la seconde fois dans le mois par son apogée à une distance géocentrique de 405.393 km.
 
JEUDI 30 JANVIER :
A 17h18, la planète MERCURE, de magnitude – 1,03, est en conjonction à 1° 20′ 28 » d’arc au-dessus de l’étoile δ (delta) Cap, alias Deneb Algedi de magnitude 2,85 dans la constellation du CAPRICORNE.
 
 
 

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RAPPEL DU SENS DES ABRÉVIATIONS UTILISÉES ET DEFINITIONS :

Les Coordonnées célestes sont indiquées sous les termes suivants :
– La longitude d’un astre est l’Ascension Droite exprimée en heures, minutes et secondes à partir du point vernal (point où la trajectoire apparente du Soleil dans le plan de l’écliptique franchit, dans le sens Sud Nord, le plan de l’équateur céleste au printemps) et abrégée en A.D. comme sur le cadran de la montre dont minuit est le zéro.
– La latitude d’un astre est la Déclinaison exprimée en degrés ° , minutes et secondes ‘ ‘  d’arc. Le demi-cercle, dont l’axe passe par les pôles, est divisé  en degrés, minutes et secondes. Le zéro est dans le prolongement de l’équateur céleste et, si la déclinaison est positive, nous sommes dans l’hémisphère Nord. Dans le cas contraire, nous sommes dans l’hémisphère Sud.

Conjonction : une conjonction se produit entre deux astres lorsqu’au cours de leurs trajectoires apparentes ils ont la même longitude céleste.

 
Aphélie : la plus grande distance au Soleil.
 
Distances :
– Les distances sont exprimées dans le système métrique, le mètre abrégé en m, le kilomètre abrégé en km.
– Pour les grandes distances, nous compterons à l’intérieur du système solaire en Unités Astronomiques abrégées en UA. L’Unité Astronomique est le demi-grand axe de l’orbite terrestre atour du Soleil. Elle est égale à 149 597 870 700 km.
Hors système solaire, les distances sont si grandes, qu’il est plus pratique d’utiliser lannée lumière, al en abrégé. l’al vaut 9 460 730 472 580 800 km arrondis à 10 mille milliards de kilomètres.
Pour les objets encore plus lointains, on utilise le parsec (parallaxe/seconde) abrégé en pc. C’est la distance à laquelle est vue l’Unité Astronomique sous un angle d’une seconde d’arc, soit  3,2616 al.
– Pour les objets du ciel profond, situés dans notre Galaxie, on peut trouver des distances exprimées en kiloparsec abrégé en kpc (1 kpc = 1000 pc) et, pour les galaxies lointaines, en mégaparsec abrégé en Mpc (1Mpc = 1 million de pc), voire en gigaparsec abrégé en Gpc (1 Gpc = 1 milliard de pc).
 
Unité de masse :
– La masse solaire, notée M☉  , est égale à la masse du Soleil et est utilisée pour exprimer la masse des étoiles et autres objets massifs.
 
Spectre et taille des étoiles :
Lorsqu’une étoile est observée à travers un instrument appelé Spectroscope, la lumière de celle-ci est décomposée en diverses couleurs allant du violet au rouge sombre et comportant des raies brillantes ou sombres.
Le résultat de l’analyse va nous donner des informations sur la température liée à la couleur et la masse de l’étoile.
Toutes ces étoiles analysées ont donné lieu à une  classification allant des étoiles les plus chaudes émettant principalement dans le violet aux plus froides dont le rayonnement est rouge sombre.
Les températures sont données en degrés Kelvin (° K).
Les étoiles sont donc classées ainsi : W – O – B – A – F – G – K – M – R – N – S et chaque classe est subdivisée en dix tranches allant de 0 à 9. Ainsi, une étoile blanche classée A 0 affiche une température de 10.000 ° K alors qu’une étoile classée A 9 affiche une température de 7.500° K.
spectre-etoilesLes autres classes d’étoiles sont peu lumineuses et ne sont observables qu’avec des instruments spécialisés.
La taille d’une étoile est décrite par une série de chiffres romains et de lettres minuscules qui vont de I pour les grosses à VI pour les plus petites :
I-a : super géante très lumineuse comme Erakis dans Céphée
I-b : super géante moins lumineuse comme Sadalmelek dans le Verseau
II : géante brillante lumineuse comme Pi Aur dans le Cocher
III : géante ordinaire comme Aldébaran dans le Taureau
IV : sous-géante comme Alraï dans Céphée.
V : étoiles naines de la séquence principale comme le Soleil
VI : étoiles sous naines de la séquence principale comme Proxima du Centaure.
 
Magnitudes
Un petit rappel pour les observateurs à l’oeil nu. Lorsqu’il est indiqué la magnitude des planètes ou des étoiles, il s’agit de l’éclat apparent de l’astre nommé.
Pour les astronomes d’avant GALILÉE, les astres qui apparaissaient dans le ciel entre le coucher et une heure après son coucher étaient dits de première grandeur ou encore de magnitude 1.
Les astres apparaissant dans le ciel entre la première heure et la seconde étaient dits de seconde grandeur et ainsi de suite jusqu’à la sixième heure après le coucher du Soleil, ce qui correspond au milieu de la nuit.
Ainsi donc, les étoiles de magnitude 1 sont plus brillantes que celles de magnitude 2 qui sont plus brillantes que celles de magnitude 3 et ainsi de suite jusqu’à celles qui n’apparaissent visibles à l’œil nu en milieu de nuit, c’est à dire de magnitude 6.
La magnitude apparente mesure la fraction de puissance émise par l’astre considéré et reçue par 1 mètre carré de surface terrestre.
Elle est symbolisée par la lettre m et elle est définie comme suit : m = – 2,5 log E + C      c’est la Loi de POGSON.
C’est une constante permettant de mettre en corrélation l’échelle des magnitudes avec celle des grandeurs en mesurant l’éclat de différentes étoiles autour de l’étoile polaire.
L’échelle des magnitudes est décroissante. Ainsi, lorsqu’on rajoute 1 à une magnitude, on divise l’éclat par 2,512.
En clair, une étoile de magnitude 6 est 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 5 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 4 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 3 et ainsi de suite. Si on fait le calcul, une étoile de magnitude 6 tout juste visible à l’oeil nu, est 100 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 1.
 
 
(Ephémérides : Yves ETIENNE)