Ephémérides et Constellation du mois

EPHEMERIDES DU MOIS DE MAI 2018

(Les horaires sont donnés en Temps Universel (UTC). Pour obtenir l’heure locale rajouter 2 heures).

 
 
Au cours de ce joli moi de mai, le SOLEIL, dans sa course apparente sur le plan de l’écliptique, passe de la constellation du BELIER à celle du TAUREAU.
 
La planète MERCURE se lève une heure avant le Soleil dans la constellation de la BALEINE au début du mois puis se rapproche chaque jour du Soleil, d’abord dans la constellation de la BALEINE puis dans celle des POISSONS, à nouveau dans la BALEINE puis du BELIER pour arriver, en fin de mois, dans celle du TAUREAU.
 
Avec sa magnitude de – 3,97, la planète VENUS est le phare du couchant. Elle est visible, en première partie du mois, dans la constellation du TAUREAU pour atteindre, en dernière décade, la constellation des GEMEAUX.
 
La planète MARS, bien visible en seconde partie de nuit dans la constellation du SAGITTAIRE, arrive dans la constellation du CAPRICORNE dans le deuxième quinzaine du mois.
 
La planète JUPITER passe à l’opposition au cours du mois. Située dans la constellation de la BALANCE, elle franchit le méridien vers 23 heures, ce qui est fort intéressant pour observer le ballet des satellites galiléens.
 
La planète SATURNE, située dans la constellation du SAGITTAIRE, nous fait patienter jusqu’en seconde partie de nuit pour son passage au méridien.
 
Située dans la constellation du BELIER, la planète URANUS est inobservable au cours du mois de mai. Il faudra attendre la fin du mois de juin pour essayer de revoir la planète couchée sur son orbite.
 
La lointaine planète NEPTUNE se lève en seconde partie de nuit dans la constellation du VERSEAU. Sa déclinaison est négative et son passage au méridien, en début de matinée, n’incitent pas à son observation.

 

                                                                                                                               
MARDI 1er MAI :
– A 00h07, la planète MERCURE entre dans la constellation des POISSONS.
– A 12h00, s’ouvre le 2.458.240 ème jour Julien.
 
VENDREDI 4 MAI :
– A 18h46, la grande tache rouge passe au méridien de JUPITER. Les satellites galiléens se présentent ainsi : IO et CALLISTO sont à l’Ouest du disque Jovien alors qu’EUROPE et GANYMEDE se trouvent à l’Est de la planète.
– A 20h15, la LUNE est en conjonction géocentrique à 1° 41′ d’arc au-dessus de la planète SATURNE dans la constellation du SAGITTAIRE. Toutefois, il faudra attendre 22h36 pour voir le lever quasi simultané des deux astres.
 
SAMEDI 5 MAI :
A 03h24, la LUNE gibbeuse, située dans la constellation du SAGITTAIRE, en phase décroissante, franchit le méridien à seulement 26° au-dessus de l’horizon Sud.
 
DIMANCHE 6 MAI :
A 00h35, notre satellite passe à son apogée à une distance géocentrique de 404.457 km.
 
LUNDI 7 MAI :
A 20h23, l’étoile variable ALGOL, alias β (bêta) Persei, basse sur l’horizon Nord-Ouest, passe par son minimum.
 
MARDI 8 MAI :
A 02h08, le Dernier Quartier de LUNE se produit dans la constellation du CAPRICORNE. Le limbe éclairé de notre satellite occulte l’étoile ι (iota) Cap. L’émersion sur le bord obscur est prévue à 03h04.
 
MERCREDI 9 MAI :
A 00h39, la planète JUPITER, située dans la constellation de la BALANCE, est en opposition avec le SOLEIL.
 
JEUDI 10 MAI :
A 11h56, la planète JUPITER passe par son périgée, à 4,39982 UA, soit une distance géocentrique de 658.204.142 km de nous.
 
VENDREDI 11 MAI :
A 19h30, la grande tache rouge de JUPITER passe au méridien de la planète. Les satellites galiléens sont dans l’ordre suivant : IO à l’Ouest de la planète, EUROPE, GANYMEDE et CALLISTO sont à l’Est du disque Jovien.
 
LUNDI 14 MAI :
– L’équation de temps atteint son premier minimum de l’année. Lorsque le cadran solaire indique midi, il a 3 minutes et 39 secondes d’avance sur le midi solaire moyen. Pour mémoire, le Soleil passe ce jour-là au méridien de BASTIA à 11h19 TU.
– A 12h27, le Soleil entre dans la constellation du TAUREAU.
– A 23h43, la planète MARS entre dans la constellation du CAPRICORNE.

 

MARDI 15 MAI :
– A 00h49, la planète SATURNE passe à 1° 36′ 50″ d’arc au-dessus de l’amas globulaire M 22 dans la constellation du SAGITTAIRE.
– A 11h48, c’est la Nouvelle LUNE dans la constellation du TAUREAU.
– A 14h04, la planète MERCURE entre dans la constellation de la BALEINE.
– A 22h54, la planète VENUS passe par son périhélie, au plus près du Soleil, à 0,71842 UA.
 
MERCREDI 16 MAI :
A 05h24, la planète MERCURE termine son excursion dans la constellation de la BALEINE pour regagner celle du BELIER.
 
JEUDI 17 MAI :
A 19h12, le mince croissant lunaire se glisse à 5° 23′ d’arc sous la brillante planète VENUS dans la constellation du TAUREAU.
 
VENDREDI 18 MAI :
– A 14h21, situé dans la constellation des GEMEAUX, le mince croissant lunaire franchit le méridien au plus haut dans le ciel à 67° 40′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
A 19h42, le satellite IO quitte le disque Jovien. Son ombre en fait autant à 19h57.
 
SAMEDI 19 MAI :
A 21h21, la planète VENUS entre dans la constellation des GEMEAUX.
 
LUNDI 21 MAI :
La plaète VENUS se couche au-dessus de l’amas M 35 alias La Boite à Bijoux.
 
MARDI 22 MAI :
– A 03h49, le Premier Quartier de LUNE se produit dans la constellation du LION.
– A 14h00, c’est l’équinoxe d’automne pour l’hémisphère Nord de la planète MARS. Au télescope, sous fort grossissement, on peut voir les martiens ranger leurs affaires de plage.
 
VENDREDI 25 MAI :
A 19h12, le satellite IO entame son transit devant le disque de JUPITER. Les autres satellites galiléens sont alignés à l’Est de la planète dans l’ordre suivant : EUROPE, GANYMEDE et CALLISTO.

 

 
 

LA CONSTELLATION DU MOIS : LE SEXTANT

              Sextant-
 (crédit image : astronomytrek.com)
 
Sextant
(crédit image : constellationsofwords.com)
                                                                             

La constellation du SEXTANT fut inventée par l’astronome polonais Johannes HEWEL dit HEVELIUS en 1660.

Johannes HEVELIUS raconte, dans son ouvrage Firmamemtum Sobieskianum qui ne parait qu’en 1690, qu’il se servait de cet instrument dans son observatoire entre 1658 et 1679.L’observatoire ainsi que l’instrument furent détruits dans un incendie criminel au grand désespoir de Johannes HEVELIUS. Il reporta donc dans le ciel son cher instrument en hommage à Uranie.

Cette constellation discrète, située sur l’équateur céleste, est visible partout sur Terre, sauf aux pôles Sud et Nord.

Elle est bordée à l’Ouest par la constellation de l’HYDRE FEMELLE par 09h 41mn en Ascension Droite.

Au Nord, c’est la partie avant du LION qui retient l’instrument par + 06° 22′ en Déclinaison.
A l’Est, elle est limitée par les constellations du LION et de la COUPE par 10h 51mn en Ascension Droite.
La limite Sud se situe sur le ventre de l’HYDRE FEMELLE par – 11° 45′ en Déclinaison.

 

Elle couvre ainsi 314 degrés carrés, ce qui la place au 47ème rang des constellations.
 
Avec un œil exercé et par une nuit bien noire, on peut compter une douzaine d’étoiles mais, dans la pratique, cinq étoiles forment la constellation.
 
Le nom latin de la constellation du SEXTANT est Sextans, le génitif est Sextantis et l’abréviation astronomique est Sex.
 
L’étoile la plus brillante, α (alpha) Sex se situe à 12° au Sud de Regulus, l’étoile principale de la constellation du LION. Cette étoile, de magnitude 4,48, est une géante blanche de type spectral A0 III située à 287 al. Elle marque l’extrémité de la branche supérieure de l’instrument qui porte le petit miroir et les filtres colorés.
 
En descendant vers le Sud-Ouest, l’étoile γ (gamma) Sex marque l’emplacement du grand miroir à la convergence des branches du Sextant. Cette étoile double, de magnitude globale 5,07, est composée de deux étoiles séparées seulement de 4  » d’arc, de magnitudes respectives 5,63 et 6,10 gravitant autour de leur barycentre en 78 ans. L’ensemble se situe à 262 al.
 
Située à 6° 13′ d’arc à l’Est de γ (gamma) Sex, l’étoile ε (epsilon) Sex marque l’extrémité de la branche inférieure de l’instrument. Cette étoile géante jaune pâle, de magnitude 5,25 est distante de 163 al. A noter qu’entre ces deux étoiles se trouve la jolie galaxie elliptique NGC 3115 alias Spindle ou le Fuseau en Français.
 
En remontant de 6° vers la queue du Lion, se trouve l’étoile δ (delta) Sex. Cette étoile blanche de magnitude 5,19 est distante de 300 al. Elle marque la seconde branche de l’instrument.
 
L’étoile β (bêta) Sex marque l’extrémité de l’alidade, la branche mobile de l’instrument. Cette étoile variable, entre les magnitudes 5,00 et 5,10, est située à 345 al.
 
 
 

 LES OBJETS DU CIEL PROFOND DANS LA CONSTELLATION DU SEXTANT

tableau-éphémérides

Le groupe NGC 3166 au centre, NGC 3169 à gauche et NGC 3165 en-dessous à droite.

This image from the Wide Field Imager on the MPG/ESO 2.2-metre telescope at the La Silla Observatory in Chile captures the pair of galaxies NGC 3169 (left) and NGC 3166 (right). These adjacent galaxies display some curious features, demonstrating that each member of the duo is close enough to feel the distorting gravitational influence of the other. The gravitational tug of war has warped the spiral shape of one galaxy, NGC 3169, and fragmented the dust lanes in its companion NGC 3166. At the bottom-right of the pair, a third galaxy is portrayed, NGC 3165.

(crédit image : eso.org)

 

_____________________________________________________________________________________

RAPPEL DU SENS DES ABRÉVIATIONS UTILISÉES ET DEFINITIONS :

Les Coordonnées célestes sont indiquées sous les termes suivants :
– La longitude d’un astre est l’Ascension Droite exprimée en heures, minutes et secondes à partir du point vernal (point où la trajectoire apparente du Soleil dans le plan de l’écliptique franchit, dans le sens Sud Nord, le plan de l’équateur céleste au printemps) et abrégée en A.D. comme sur le cadran de la montre dont minuit est le zéro.
– La latitude d’un astre est la Déclinaison exprimée en degrés ° , minutes et secondes ‘ ‘  d’arc. Le demi-cercle, dont l’axe passe par les pôles, est divisé  en degrés, minutes et secondes. Le zéro est dans le prolongement de l’équateur céleste et, si la déclinaison est positive, nous sommes dans l’hémisphère Nord. Dans le cas contraire, nous sommes dans l’hémisphère Sud.

Conjonction : une conjonction se produit entre deux astres lorsqu’au cours de leurs trajectoires apparentes ils ont la même longitude céleste.

 
Aphélie : la plus grande distance au Soleil.
 
Distances :
– Les distances sont exprimées dans le système métrique, le mètre abrégé en m, le kilomètre abrégé en km.
– Pour les grandes distances, nous compterons à l’intérieur du système solaire en Unités Astronomiques abrégées en UA. L’Unité Astronomique est le demi-grand axe de l’orbite terrestre atour du Soleil. Elle est égale à 149 597 870 700 km.
Hors système solaire, les distances sont si grandes, qu’il est plus pratique d’utiliser lannée lumière, al en abrégé. l’al vaut 9 460 730 472 580 800 km arrondis à 10 mille milliards de kilomètres.
Pour les objets encore plus lointains, on utilise le parsec (parallaxe/seconde) abrégé en pc. C’est la distance à laquelle est vue l’Unité Astronomique sous un angle d’une seconde d’arc, soit  3,2616 al.
– Pour les objets du ciel profond, situés dans notre Galaxie, on peut trouver des distances exprimées en kiloparsec abrégé en kpc (1 kpc = 1000 pc) et, pour les galaxies lointaines, en mégaparsec abrégé en Mpc (1Mpc = 1 million de pc), voire en gigaparsec abrégé en Gpc (1 Gpc = 1 milliard de pc).
 
Unité de masse :
– La masse solaire, notée M☉  , est égale à la masse du Soleil et est utilisée pour exprimer la masse des étoiles et autres objets massifs.
 
Spectre et taille des étoiles :
Lorsqu’une étoile est observée à travers un instrument appelé Spectroscope, la lumière de celle-ci est décomposée en diverses couleurs allant du violet au rouge sombre et comportant des raies brillantes ou sombres.
Le résultat de l’analyse va nous donner des informations sur la température liée à la couleur et la masse de l’étoile.
Toutes ces étoiles analysées ont donné lieu à une  classification allant des étoiles les plus chaudes émettant principalement dans le violet aux plus froides dont le rayonnement est rouge sombre.
Les températures sont données en degrés Kelvin (° K).
Les étoiles sont donc classées ainsi : W – O – B – A – F – G – K – M – R – N – S et chaque classe est subdivisée en dix tranches allant de 0 à 9. Ainsi, une étoile blanche classée A 0 affiche une température de 10.000 ° K alors qu’une étoile classée A 9 affiche une température de 7.500° K.
spectre-etoilesLes autres classes d’étoiles sont peu lumineuses et ne sont observables qu’avec des instruments spécialisés.
La taille d’une étoile est décrite par une série de chiffres romains et de lettres minuscules qui vont de I pour les grosses à VI pour les plus petites :
I-a : super géante très lumineuse comme Erakis dans Céphée
I-b : super géante moins lumineuse comme Sadalmelek dans le Verseau
II : géante brillante lumineuse comme Pi Aur dans le Cocher
III : géante ordinaire comme Aldébaran dans le Taureau
IV : sous-géante comme Alraï dans Céphée.
V : étoiles naines de la séquence principale comme le Soleil
VI : étoiles sous naines de la séquence principale comme Proxima du Centaure.
 
Magnitudes
Un petit rappel pour les observateurs à l’oeil nu. Lorsqu’il est indiqué la magnitude des planètes ou des étoiles, il s’agit de l’éclat apparent de l’astre nommé.
Pour les astronomes d’avant GALILÉE, les astres qui apparaissaient dans le ciel entre le coucher et une heure après son coucher étaient dits de première grandeur ou encore de magnitude 1.
Les astres apparaissant dans le ciel entre la première heure et la seconde étaient dits de seconde grandeur et ainsi de suite jusqu’à la sixième heure après le coucher du Soleil, ce qui correspond au milieu de la nuit.
Ainsi donc, les étoiles de magnitude 1 sont plus brillantes que celles de magnitude 2 qui sont plus brillantes que celles de magnitude 3 et ainsi de suite jusqu’à celles qui n’apparaissent visibles à l’œil nu en milieu de nuit, c’est à dire de magnitude 6.
La magnitude apparente mesure la fraction de puissance émise par l’astre considéré et reçue par 1 mètre carré de surface terrestre.
Elle est symbolisée par la lettre m et elle est définie comme suit : m = – 2,5 log E + C      c’est la Loi de POGSON.
C’est une constante permettant de mettre en corrélation l’échelle des magnitudes avec celle des grandeurs en mesurant l’éclat de différentes étoiles autour de l’étoile polaire.
L’échelle des magnitudes est décroissante. Ainsi, lorsqu’on rajoute 1 à une magnitude, on divise l’éclat par 2,512.
En clair, une étoile de magnitude 6 est 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 5 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 4 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 3 et ainsi de suite. Si on fait le calcul, une étoile de magnitude 6 tout juste visible à l’oeil nu, est 100 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 1.
 
 
(Ephémérides et Constellation du mois : Yves ETIENNE)