Ephémérides et Constellation du mois

 

 

EPHEMERIDES DU MOIS DE SEPTEMBRE 2019

(Les horaires sont donnés en Temps Universel (UTC). Pour obtenir l’heure locale rajouter 2 heures).

 
Au cours du mois de septembre, la course apparente du SOLEIL dans le plan de l’écliptique le fait passer de la constellation du LION à celle de la VIERGE.
 
Ne cherchez pas la planète MERCURE, elle passe en conjonction supérieure avec le Soleil au début du mois. Suivant de près le Soleil dans les constellations du LION et de la VIERGE, elle ne devient visible le soir dans la constellation de la VIERGE qu’à la fin du mois.
 
La planète VENUS n’est visible que peu de temps après le coucher du Soleil dans la constellation du LION puis dans celle de la VIERGE.
 
La planète MARS passe en conjonction avec le Soleil au début du mois dans la constellation du LION. Elle fait une timide réapparition dans le ciel de l’aube en toute fin de mois dans la constellation de la VIERGE.
 
Après son passage en quadrature orientale, a planète JUPITER se couche dans la constellation d’OPHIUCHUS dans la première partie de nuit.
 
La planète SATURNE est observable dans la constellation du SAGITTAIRE peu après le coucher du Soleil.
 
La planète URANUS est observable toute la nuit dans la constellation du BELIER.
 
Passant  à  l’opposition, la planète NEPTUNE, située dans la constellation du VERSEAU, est observable toute la nuit. 
   
                                                                                                                           
DIMANCHE 1er SEPTEMBRE :
– A 00h00, commence la 1441 ème année de l’Hégire dans le calendrier musulman.
L’équation de temps s’annule. A Bastia, le Soleil franchit le méridien à 11h22 TU, c’est-à-dire 13h22 à la montre. Le midi solaire vrai correspond au midi solaire moyen. Le Soleil est à 55° 42′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud et à 150 millions 989 mille 017 km de la Terre.
A 12h00, s’ouvre le 2.458.728 ème jour Julien.
Si à 19h01 vous pointez votre instrument vers JUPITER, les 4 satellites galiléens IO, GANYMEDE, EUROPE et CALLISTO dessinent un joli zigzag à l’Ouest de la planète géante.
 
LUNDI 2 SEPTEMBRE :
A 10h46, la planète MARS est en conjonction avec le Soleil dans la constellation du LION.
 
MARDI 3 SEPTEMBRE :
A 10h44, conjonction géocentrique des planètes MARS et MERCURE dans la constellation du LION. La planète MERCURE se situe à 204 millions 264 mille 864 km de la Terre et la planète MARS est distante de 400 millions 061 mille 448 km de chez nous, la planète MERCURE se situant à 0° 42′ d’arc au-dessus de la planète MARS.
 
MERCREDI 4 SEPTEMBRE :
– A 01h39, la planète MERCURE est en conjonction supérieure avec le Soleil dans la constellation du LION.
– A 13h28, le satellite TITAN atteint son élongation orientale à 02′ 54″ d’arc à l’Est de la planète SATURNE.
 
VENDREDI 6 SEPTEMBRE :
A 03h10, le Premier Quartier de LUNE se produit dans la constellation d’OPHIUCHUS.
 
DIMANCHE 8 SEPTEMBRE :
A 19h25, la LUNE gibbeuse, située dans la constellation du SAGITTAIRE, franchit le méridien au plus bas à 24° 00′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
 
LUNDI 9 SEPTEMBRE  :
– A 08h34, la planète VENUS entre dans la constellation de la VIERGE.
A 11h09, la planète NEPTUNE, située dans la constellation du VERSEAU, passe au périgée à 28,92765 UA, soit une distance de 4 milliards 327 millions 503 mille 970 km de nous.
 
MARDI 10 SEPTEMBRE :
– A 03h52, l’étoile β (Bêta) Persei, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
– A 07h23, la planète NEPTUNE est à l’opposition dans la constellation du VERSEAU.
A 15h53, la planète MERCURE entre dans la constellation de la VIERGE.
A 18h38, la planète MERCURE passe à l’apogée à 1,38680 UA, soit une distance géocentrique de 207 millions 464 mille 203 km.
 
MERCREDI 11 SEPTEMBRE :
A 00h27, le bord obscur de notre satellite occulte l’étoile double de magnitude 4,82 η (êta) Cap, alias ARMUS. L’émersion côté éclairé est prévue à 01h29.
 
JEUDI 12 SEPTEMBRE :
A 14h26, le satellite TITAN atteint son élongation occidentale à 03′ 00″ d’arc à l’Ouest de la planète SATURNE.
 
VENDREDI 13 SEPTEMBRE :
– A 01h41, l’étoile β (Bêta) Persei, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
– A 03h32, la LUNE, située dans la constellation du VERSEAU, passe au périgée à une distance géocentrique de 406.377 km.
– A 17h36, il vous reste 20 minutes après le coucher du Soleil pour admirer le coucher simultané de la planète MERCURE (magnitude -0,97) et de la planète VENUS (magnitude -3,93). Les deux astres sont séparés de 0° 18′ 14″ d’arc, soit un peu plus d’un demi diamètre lunaire.
 
SAMEDI 14 SEPTEMBRE :
– A 04h33, c’est la Pleine LUNE dans la constellation du VERSEAU.
 
DIMANCHE 15 SEPTEMBRE :
A 21h29, l’étoile β (BêtaA ) Persei, alias ALGOL, passe par son minimum d’éclat.
 
MARDI 17 SEPTEMBRE :
A 07h15, le Soleil entre dans la constellation de la VIERGE.
 
MERCREDI 18 SEPTEMBRE :
A 05h04, la planète SATURNE, située dans la constellation du SAGITTAIRE, termine sa boucle rétrograde puis repart dans le sens direct vers l’Est.
 
VENDREDI 20 SEPTEMBRE :
A 12h01, le satellite TITAN atteint son élongation orientale à 02′ 49″ d’arc à l’Est de la planète SATURNE.
 
DIMANCHE 22 SEPTEMBRE :
– A 02h27, la LUNE, située dans la constellation d’ORION, passe au périgée à une distance géocentrique de 357.802 km.
A 02h41, le Dernier Quartier de LUNE se produit dans la constellation d’ORION.
 
LUNDI 23 SEPTEMBRE :
– A 06h17, notre satellite, situé dans la constellation des GEMEAUX, franchit le méridien au plus haut dans le ciel à 69° 36′ d’arc au-dessus de l’horizon Sud.
A 07 h49min 51s, le Soleil a une déclinaison nulle et décroissante et entre dans l’hémisphère Sud.
A 07h 51min 11s, le Soleil franchit l’équateur céleste ; c’est l’équinoxe d’automne. La durée du jour va diminuer jusqu’au 22 décembre, jour du solstice d’hiver.
 
MARDI 24 SEPTEMBRE :
A 08h24, la planète MARS entre dans la constellation de la VIERGE.
 
JEUDI 26 SEPTEMBRE :
A 17h41, à la fin du crépuscule civil, pointez votre instrument sur la planète JUPITER. A l’Est, vous pourrez voir IO et EUROPE et, à l’Ouest, GANYMEDE et CALLISTO. A 0° 08′ 40″ d’arc au Sud de JUPITER, vous pourrez voir, jusqu’au coucher de la planète géante, le bel amas globulaire NGC 6287.
 
SAMEDI 28 SEPTEMBRE :
A 13h13, le satellite TITAN atteint son élongation occidentale à 02′ 55″ d’arc à l’Ouest de la planète SATURNE.
A 18h26, c’est la Nouvelle LUNE dans la constellation de la VIERGE.
 
LUNDI 30 SEPTEMBRE :
Aujourd’hui s’ouvre le premier jour de l’an 5780 du calendrier hébraïque.

 

 
 

LA CONSTELLATION DU MOIS : LA FLECHE

la fleche (fr.wikipedia.org)

      (crédit image : fr.wikipedia.org)     
ganymede et l'aigle
(crédit image : mythologica.fr)
                                                         

la constellation de LA FLECHE est facile à trouver à mi-chemin entre l’étoile Albiréo, marquant la tête du Cygne, et l’étoile Altaïr, l’étoile principale de la constellation de l’Aigle. L’astérisme formé de cinq étoiles évoque une flèche, la tête dirigée vers l’Est et l’empennage à l’Ouest.

Cette petite constellation boréale est connue depuis la plus haute antiquité et décrite par Claude PTOLEMEE dans son Almageste. Elle est traversée par la Voie Lactée et l’Équateur Galactique la partage en deux parties sensiblement égales.

Plusieurs versions sur son origine sont données dans la mythologie grecque. Elle serait la flèche tirée par Héraclès, alias Hercule, contre l’aigle qui dévorait le foie du Titan Prométhée, enchaîné par Zeus au Mont Caucase.

Selon une autre version, ce serait le Roi Tros, fondateur de la ville de Troie, qui tira cette flèche contre l’aigle de Zeus qui enlevait son fils Ganymède.

Enfin, une autre version nous dit que cette flèche fut tirée par Apollon pour tuer les cyclopes au motif que ceux-ci avaient forgé la foudre lancée par Zeus, causant la mort de son fils Asclépios, alias Esculape ou Ophiuchus.

La constellation de la Flèche est limitée à l’Ouest par la constellation d’HERCULE par 18h 57min en Ascension Droite.

C’est la constellation du PETIT RENARD qui la limite au Nord par +21° 38′ en Déclinaison.
Les constellations du PETIT RENARD et du DAUPHIN en forment la limite orientale par 20h 21min en Ascension Droite.
Les constellations du DAUPHIN et de l’AIGLE la limitent au Sud par +16° 06′ en Déclinaison.
 
Elle couvre 80 degrés carrés, ce qui la place au 86 ème rang des constellations.
 
Son nom latin est Sagitta,  le génitif est Sagittae et l’abrégé astronomique est Sge.
 
Elle compte une vingtaine d’étoiles visibles à l’œil nu par une nuit bien noire et un ciel transparent.
 
Située à l’Ouest de la constellation, la plume Nord est marquée par l’étoile α (alpha) Sge, alias Al Sham, ce qui peut être traduit par « la flèche ». C’est une étoile géante jaune, de magnitude 4,39, distante de 473 al. Si on la voit ainsi à cette distance, c’est parce que son diamètre est 22 fois celui du Soleil, ce qui fait que sa luminosité est 350 fois celle de notre étoile. Son type spectral G0II nous indique que sa température de surface est de 5400°K.
 
La plume Sud est marquée par l’étoile β (Bêta) Sge. Cette étoile jaune de magnitude 4,39 est distante de 466 al. Son type spectral G8II nous indique que nous avons à faire à une étoile géante d’un diamètre 27 fois plus grand que celui du Soleil et 392 fois plus lumineux. Sa température de surface est de 4850°K.
 
Le fût de La Flèche est marqué par l’étoile δ (delta) Sge. C’est une étoile double spectroscopique, distante de 448 al. L’étoile principale est une géante rouge de type spectral M2 II. Elle est 152 fois plus grande que le Soleil. Sa température de surface est de 3630°K, ce qui fait qu’elle brille beaucoup plus dans l’infrarouge que dans le visible. Orbitant à 8,8 UA, le compagnon est une étoile bleu blanc de type spectral B9V. C’est une variable de type Algol, de magnitude maximum 3,75 et minimum 3,83.
 
L’étoile γ (gamma) Sge, alias Alnasi, matérialise l’enferron de La Flèche. Avec sa magnitude de 3,51, c’est l’étoile la plus brillante de la constellation. Située à 258 al de nous, cette géante rouge orangé a une température de surface de 4190°K et son diamètre est 55 fois celui du Soleil. Cette étoile se rapproche de nous à la vitesse de 32,9 km/s.
 

 

OBJETS DU CIEL PROFOND DANS LA FLECHE

tableau-éphémérides

 
 

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RAPPEL DU SENS DES ABRÉVIATIONS UTILISÉES ET DEFINITIONS :

Les Coordonnées célestes sont indiquées sous les termes suivants :
– La longitude d’un astre est l’Ascension Droite exprimée en heures, minutes et secondes à partir du point vernal (point où la trajectoire apparente du Soleil dans le plan de l’écliptique franchit, dans le sens Sud Nord, le plan de l’équateur céleste au printemps) et abrégée en A.D. comme sur le cadran de la montre dont minuit est le zéro.
– La latitude d’un astre est la Déclinaison exprimée en degrés ° , minutes et secondes ‘ ‘  d’arc. Le demi-cercle, dont l’axe passe par les pôles, est divisé  en degrés, minutes et secondes. Le zéro est dans le prolongement de l’équateur céleste et, si la déclinaison est positive, nous sommes dans l’hémisphère Nord. Dans le cas contraire, nous sommes dans l’hémisphère Sud.

Conjonction : une conjonction se produit entre deux astres lorsqu’au cours de leurs trajectoires apparentes ils ont la même longitude céleste.

 
Aphélie : la plus grande distance au Soleil.
 
Distances :
– Les distances sont exprimées dans le système métrique, le mètre abrégé en m, le kilomètre abrégé en km.
– Pour les grandes distances, nous compterons à l’intérieur du système solaire en Unités Astronomiques abrégées en UA. L’Unité Astronomique est le demi-grand axe de l’orbite terrestre atour du Soleil. Elle est égale à 149 597 870 700 km.
Hors système solaire, les distances sont si grandes, qu’il est plus pratique d’utiliser lannée lumière, al en abrégé. l’al vaut 9 460 730 472 580 800 km arrondis à 10 mille milliards de kilomètres.
Pour les objets encore plus lointains, on utilise le parsec (parallaxe/seconde) abrégé en pc. C’est la distance à laquelle est vue l’Unité Astronomique sous un angle d’une seconde d’arc, soit  3,2616 al.
– Pour les objets du ciel profond, situés dans notre Galaxie, on peut trouver des distances exprimées en kiloparsec abrégé en kpc (1 kpc = 1000 pc) et, pour les galaxies lointaines, en mégaparsec abrégé en Mpc (1Mpc = 1 million de pc), voire en gigaparsec abrégé en Gpc (1 Gpc = 1 milliard de pc).
 
Unité de masse :
– La masse solaire, notée M☉  , est égale à la masse du Soleil et est utilisée pour exprimer la masse des étoiles et autres objets massifs.
 
Spectre et taille des étoiles :
Lorsqu’une étoile est observée à travers un instrument appelé Spectroscope, la lumière de celle-ci est décomposée en diverses couleurs allant du violet au rouge sombre et comportant des raies brillantes ou sombres.
Le résultat de l’analyse va nous donner des informations sur la température liée à la couleur et la masse de l’étoile.
Toutes ces étoiles analysées ont donné lieu à une  classification allant des étoiles les plus chaudes émettant principalement dans le violet aux plus froides dont le rayonnement est rouge sombre.
Les températures sont données en degrés Kelvin (° K).
Les étoiles sont donc classées ainsi : W – O – B – A – F – G – K – M – R – N – S et chaque classe est subdivisée en dix tranches allant de 0 à 9. Ainsi, une étoile blanche classée A 0 affiche une température de 10.000 ° K alors qu’une étoile classée A 9 affiche une température de 7.500° K.
spectre-etoilesLes autres classes d’étoiles sont peu lumineuses et ne sont observables qu’avec des instruments spécialisés.
La taille d’une étoile est décrite par une série de chiffres romains et de lettres minuscules qui vont de I pour les grosses à VI pour les plus petites :
I-a : super géante très lumineuse comme Erakis dans Céphée
I-b : super géante moins lumineuse comme Sadalmelek dans le Verseau
II : géante brillante lumineuse comme Pi Aur dans le Cocher
III : géante ordinaire comme Aldébaran dans le Taureau
IV : sous-géante comme Alraï dans Céphée.
V : étoiles naines de la séquence principale comme le Soleil
VI : étoiles sous naines de la séquence principale comme Proxima du Centaure.
 
Magnitudes
Un petit rappel pour les observateurs à l’oeil nu. Lorsqu’il est indiqué la magnitude des planètes ou des étoiles, il s’agit de l’éclat apparent de l’astre nommé.
Pour les astronomes d’avant GALILÉE, les astres qui apparaissaient dans le ciel entre le coucher et une heure après son coucher étaient dits de première grandeur ou encore de magnitude 1.
Les astres apparaissant dans le ciel entre la première heure et la seconde étaient dits de seconde grandeur et ainsi de suite jusqu’à la sixième heure après le coucher du Soleil, ce qui correspond au milieu de la nuit.
Ainsi donc, les étoiles de magnitude 1 sont plus brillantes que celles de magnitude 2 qui sont plus brillantes que celles de magnitude 3 et ainsi de suite jusqu’à celles qui n’apparaissent visibles à l’œil nu en milieu de nuit, c’est à dire de magnitude 6.
La magnitude apparente mesure la fraction de puissance émise par l’astre considéré et reçue par 1 mètre carré de surface terrestre.
Elle est symbolisée par la lettre m et elle est définie comme suit : m = – 2,5 log E + C      c’est la Loi de POGSON.
C’est une constante permettant de mettre en corrélation l’échelle des magnitudes avec celle des grandeurs en mesurant l’éclat de différentes étoiles autour de l’étoile polaire.
L’échelle des magnitudes est décroissante. Ainsi, lorsqu’on rajoute 1 à une magnitude, on divise l’éclat par 2,512.
En clair, une étoile de magnitude 6 est 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 5 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 4 qui est elle-même 2,512 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 3 et ainsi de suite. Si on fait le calcul, une étoile de magnitude 6 tout juste visible à l’oeil nu, est 100 fois moins lumineuse qu’une étoile de magnitude 1.
 
 
(Ephémérides et Constellation du mois : Yves ETIENNE)